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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:27
voici quelques textes
d'autres suivront régulièrement
résultats le plus souvent de jeux de découpage de feuilles précédentes,
et recomposées au gré et à l'humeur du présent artisant de mot,
accrochant au passage de nouvelles idées,  pour une tentative de jubilation,
en s'autorisant parfois de grands écarts avec les faits divers et autres narrations
ce coupage est un procédé qui a vu le jour avec Burroughs
aux Etats unis au début du 20è s. nommé le CUT UP.
bonne lecture
heureux de partager avec vous le goût de cette confiture de mots bien cuits
Publié dans : accueil - Par trainefeuille
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:29
entre 2 vieux murs serpenteux

un chemin d'apparence ordinaire

qui de ses galets pierreux

prend l'air,

j'y ai rencontré une source chantant:

c'est maintenant veux tu?

Le printemps est apparu d'abord

dans ces petites rues

là où la côte se termine

et réunit ruelles et bâtisses.


Mais l'air de Ste Sévère d'un jour

est de toujours,

l'esprit est embelli

par ces toitures qui émergent

de la colline et de la roche,

si on écoutait

c'est l'eau partout !Tout doucement,

et puis

on le verrait ui

faire des galipettes

galapiat qu'il était,

ce fameux Jacques,

Tati

sur son vélo de facteur

qui court après je ne sais quoi

depuis le temps.


Les oiseaux dansent

au dessus des vieux murs

qui arborent leur granit

aux minuscules fragilités

vertes .

Mais il n'est plus là c'est sûr

suant en haut de la côte,à jurer

peut être y a t il une une source arrêtée

depuis le grand départ

il reste les rêves du printemps


L'âme est  alerte à Ste Sévère

où 5 coups calmes retentissent

en haut du chemin et du temps clair.

En plein mur un bouquet est ouvert

et les haies accueillent

l'étranger

pour y faire son lit.

Sur les pierres de la mare,

moussues à côté du petit potager

les jeunes petites fleurs blanches

le disent:

il faut venir,

s'installer pour la fête!

Soir et matin

le printemps est ouvert

à Ste Sévère!

Publié dans : poésie - Par trainefeuille
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:31
rheu heu heu

non elle ne vheu pas

rheu heu heu

Mais elle s'essouffle

Rheu heu heu

Sans éternuer


Rheu heu heu

rien n'a changé

toujours rheu heu heu

des heu'res après

Ah elle tremble un p'heu!

Rheu heu heu heu

mais non rien


le chauffeur sifflote

fait beau aujourd'hui

encore deux rheu heu heu se dit il

Il a bon tempérament ce gars là

mais elle ne joue toujours pas

sa fugue en Rheu


Bon c'est le dernier se dit il

C'a assez duré!

A du cran la deudeuche

maintenant le capot est levé


Et

qu'est ce qu'on voit

qui grimpe allègrement la côte?

Publié dans : atmosphere - Par trainefeuille
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:34

22H

22 heures au chemin de l'étang

Ca ronfle et la déferlante monte

comme une vague,

avec les mugissements des arbres,

il fait nuit mais ça reste gris,

blafard comme tout ce jour.


Vent rafales et violentes gifles de pluie;

les fantômes, l'hiver

tentent de se réincarner

en ces misérables abattis

de bois décharné,

refont leur apparition,

souffrant avec le grand vent

qui malmène

...


Mais c'est peine perdue

ces échalas de géants tordus

crient en clamant leur malheur

se secouent ,se penchant vers moi

AHH Malheur!

pour que je tente quelque chose!

moi vivant , si douloureux

...


Mais la nuit suivante les grands arbres noirs

sont devenus tout à fait vides;

maintenant tous morts, dans un calme total,

désensorcelés,

ils ont changé d'époque

et je vois,parmi leurs membres écartelés

des étoiles surgir  

comme diamants trouant la suie...

Publié dans : nature - Par trainefeuille
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 12:09

 

Mets ton réveil matin ,tu es juste porté et réponds

Quelle est la poutre maitresse du ruisseau ?

La fondation du marais ? la voie royale des tourbières en Millevaches ?

 

A bord des eaux tout est à prendre racine,

à prendre pied ,sur la rive de la ville

Le pouls de notre âme  nous fait atterrir en poésie

on contemple sa lumière et on en fait tout un monde

Pétri à la manière de matière-c’est inscrit dans l’histoire

 

Essence de rêverie ,tu danses sur un fil ; dissoute dans le réel

une fontaine naquit de ce savoir faire ,

de se savoir savourée

et prit parti pour le mystère

 

A côté du mythe, Homme Moderne entre TV et vidéo

Le lac prend toute son ampleur , on le prenait pour un mort !

Et le poème suit en silence , réveil-matière

 

Le passé de notre âme est ainsi fait que tout s’y est caché

Comme dans la mer

L’océan ,grand seigneur de Bretagne

Et le mage ,grand prêtre du ruisseau

disent ce qui a fait naitre l’homme des bois et des plaines

 

Crache ! non ! cruche ! notre âme s’y cache,  fée du logis.

Qu’est ce qui nous porte à être si peu énergique ?

le destin passerait il hors de  notre portée ?

 

Le soir. On entendrait siffloter de la lumière. Soit.

C’est le sel de la pureté :

Midi.

On ne voit rien de mieux dans la rue que les formes des femmes

Pas comme celles en formica,

ta chevelure au plus blond

fragile pulsion d’amour

va vers les cieux,

 

Qu’est ce qui nous porte vers notre destin…

Le rêve des humides ?

Tandis qu’une chevelure mère flotte sur le mât du palier,

Substance nutritive des êtres

 

Car une lumière vit le jour sur un coup de cœur

dans une barre de la zup en 09.2007

 

En garde forgeron ! occupe toi de ma mob que je saute le rio 

Un ancêtre se marre à Bornéo

 

Prenons de la hauteur, dit le général des échassiers

Au bord de l’eau il faut les yeux

Et les cimbales sont dans le fond des eaux pour un récital fabuleux

rêve-feuillage, onde-chevelure,

 

L’eau, matière jamais encore travaillée ! jamais terminée

Même à Tronçais, cette forêt magnifique où règne la Font de lait

L’eau nait sur une saveur, sur un instant.

Force d’éveil, elle tisse les liens.

 

Après la pluie, une fontaine nait sous nos doigts , on est pétri de limpide, 

Fais en un panache,

Une avalanche en eaux profondes

 

donne ton drapeau noir ! et ces matières malaxées par Vulcain

au Messager et vogue  dans l’arrogante désopilance générale

 

Publié dans : Eau - Par trainefeuille
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