la vague grise

Publié le par trainefeuille

Ce soir la vague grise des nuages

deux cyclistes seuls, un homme et une femme que je connais bien

foncent dans la rue, visages tendus comme métal,

(ne voit on pas que l’écorce)

Que peuvent ils sentir ! se parler ! se voir !

2 vélos ,et un trou

Ou buisson d’épines !

Ils s’arrachent durement, leurs visages sont déformés

Il faut leur faire signe, c’est le moment ;

Emmènes moi vers des adultes,

hors de ces figures

Je vois au coeur,

vois je pierres cailloux rivière

Falaise ,poussières

Et les réverbères

Et face à face deux cannettes vides

C’est à qui brillera le plus

Devant l’oiseau

Le bois des signes

Et en cachette ,la forêt des cailloux

Oui ça étincelle de mille faces

200 feuilles mortes, 6 averses 8 sacs plastique 7 panoramas 1 terre noire 0 voie lactée

Belle eau

l’étrange

Regardez autour des friches et des tourbières cherchez le !

J’arrive comme un camion, mais ouvrez donc !

Ça fait un si long moment !

Le monde des âmes souverain

Ne pas regarder,

autour du trou y a personne

Mais le ruisseau, ça coule, et

il te faut le guide des grandes personnes

de 1m 75

La société va de travers,

1000 millions de cannettes de bière !

Une aube, à la gare ,un père

brille doucement, très,

l’écarter fermement ?

Ne pas chercher un trésor dans cette friche ,

Il est brasier froid

C’est son seul secret

Et face à face,

que les morceaux

Cà rue , j’y vois de si belles figurines !

Visage tendu m’y jeter, sans attendre

C’est si fragile sur terre

Ombres sans couleur

2 personnes nues et chargées

Vont, dans le but de se transmuter

En or

Grosse borne

Ronces et miroir

Accolés

Bout de métal, caillou vis-à-vis en train

de se biser

2 vélos à ne plus savoir que faire

2 autistes

Remontent le temps,

D’un charme aquatique

Dans un atelier d’art plastique 2 corbeaux

Style marionnettes à 4 pattes

et des bulbes de dahlia,

quelque chose n’est pas là

sous la maison

sauf un rayon ,et des feuilles

mortes

des fissures

Le temps, il fait de vastes morts,

Ma guide arrive sur moi ,à fond la caisse et

nue

dans la collision, elle part en étincelles

sans vous pas de voie lactée !

qui traverse les forêts ?

le monde

pierres lascives ,lâchez, ne faites rien

Les idées réverbèrent sur les vagues grises,

vers cet univers

tu arrivais comme une fleur

mine de rien ; emmènes moi vers mes lézardes

avec bottes et gants

-et citrouille-

peut être,

au cœur des pierres précieuses

au sein de l’étrange défaillement

je vois de grands feux

sur les monts défunts

Falaises agiles

sous le sceau du secret,

il dégouline de la lumière ,

le monde en train de se biser,

comme les ronces et l’oiseau

Dans l’atelier Terre

les ombres jetées au secret

vont de travers ,

froides

boue galeuse, on s’y jette tous

avec nos jolies figures

c’est inextricable

Le jeune homme, on s’en moque,

harmonieux et gai

que la société endort

est en dessous

du buisson

ses imaginations y sont cachées ,

mais il a quitté le regard de ce roncier

Il n’y a pas plus fragile sur terre,

trésor dans la boue

volumineux

Ce monde ,fait de jolies figurines déjà mortes ?

la nature

idées-panorama,

il a cherché dans la vieille maison des mots

en sommeil

je vous vois par millions

dégoûtant ,

ces ombres, en train de se voir au raz des mots

Ils arrachèrent brutalement tout, âmes et panoramas

pour ne pas réveiller

les corbeaux,

milliers dans l’herbe

Dans l’atelier terre ils remontent les mots, des autistes,

qui s’inclinaient vers le royaume du vide,

méticuleusement,

les bois se sont écartés ,la boue s’en va,

bête de fond

vers la butte Rouge

si lasse

ouvrez donc, que je vous donne le sang et l’or,

des copains ;

monde déserté

aux marches grises, usées, sans rougeur, sans timidité

Des jeunes hommes disaient :je veux le voir, mon père,

Et ils arrachèrent la peau de leurs doigts,

on leur a répondu durement,

et la page est tournée, blanche

Monde des âmes, déserté

un groupe de jeunes se moquait ;

dans une chambre il y a leur père ;

croiser la mort croiser le fer

c’était à l’intérieur d’une bouteille en plastique

Loupe à l’envers !

dit le jeune autiste

qui remonte la rue à toute vitesse

Publicité

Publié dans atmosphere

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article