la vague grise
Ce soir la vague grise des nuages
…
deux cyclistes seuls, un homme et une femme que je connais bien
foncent dans la rue, visages tendus comme métal,
(ne voit on pas que l’écorce)
Que peuvent ils sentir ! se parler ! se voir !
2 vélos ,et un trou
Ou buisson d’épines !
Ils s’arrachent durement, leurs visages sont déformés
Il faut leur faire signe, c’est le moment ;
Emmènes moi vers des adultes,
hors de ces figures
Je vois au coeur,
vois je pierres cailloux rivière
Falaise ,poussières
Et les réverbères
Et face à face deux cannettes vides
C’est à qui brillera le plus
Devant l’oiseau
Le bois des signes
Et en cachette ,la forêt des cailloux
Oui ça étincelle de mille faces
200 feuilles mortes, 6 averses 8 sacs plastique 7 panoramas 1 terre noire 0 voie lactée
Belle eau
l’étrange
Regardez autour des friches et des tourbières cherchez le !
J’arrive comme un camion, mais ouvrez donc !
Ça fait un si long moment !
Le monde des âmes souverain
Ne pas regarder,
autour du trou y a personne
Mais le ruisseau, ça coule, et
il te faut le guide des grandes personnes
de 1m 75
La société va de travers,
1000 millions de cannettes de bière !
Une aube, à la gare ,un père
brille doucement, très,
l’écarter fermement ?
Ne pas chercher un trésor dans cette friche ,
Il est brasier froid
C’est son seul secret
Et face à face,
que les morceaux
Cà rue , j’y vois de si belles figurines !
Visage tendu m’y jeter, sans attendre
C’est si fragile sur terre
Ombres sans couleur
2 personnes nues et chargées
Vont, dans le but de se transmuter
En or
Grosse borne
Ronces et miroir
Accolés
Bout de métal, caillou vis-à-vis en train
de se biser
2 vélos à ne plus savoir que faire
2 autistes
Remontent le temps,
D’un charme aquatique
Dans un atelier d’art plastique 2 corbeaux
Style marionnettes à 4 pattes
et des bulbes de dahlia,
quelque chose n’est pas là
sous la maison
sauf un rayon ,et des feuilles
mortes
des fissures
Le temps, il fait de vastes morts,
Ma guide arrive sur moi ,à fond la caisse et
nue
dans la collision, elle part en étincelles
sans vous pas de voie lactée !
qui traverse les forêts ?
le monde
pierres lascives ,lâchez, ne faites rien
Les idées réverbèrent sur les vagues grises,
vers cet univers
tu arrivais comme une fleur
mine de rien ; emmènes moi vers mes lézardes
avec bottes et gants
-et citrouille-
peut être,
au cœur des pierres précieuses
au sein de l’étrange défaillement
je vois de grands feux
sur les monts défunts
Falaises agiles
sous le sceau du secret,
il dégouline de la lumière ,
le monde en train de se biser,
comme les ronces et l’oiseau
Dans l’atelier Terre
les ombres jetées au secret
vont de travers ,
froides
boue galeuse, on s’y jette tous
avec nos jolies figures
c’est inextricable
Le jeune homme, on s’en moque,
harmonieux et gai
que la société endort
est en dessous
du buisson
ses imaginations y sont cachées ,
mais il a quitté le regard de ce roncier
Il n’y a pas plus fragile sur terre,
trésor dans la boue
volumineux
Ce monde ,fait de jolies figurines déjà mortes ?
la nature
idées-panorama,
il a cherché dans la vieille maison des mots
en sommeil
je vous vois par millions
dégoûtant ,
ces ombres, en train de se voir au raz des mots
Ils arrachèrent brutalement tout, âmes et panoramas
pour ne pas réveiller
les corbeaux,
milliers dans l’herbe
Dans l’atelier terre ils remontent les mots, des autistes,
qui s’inclinaient vers le royaume du vide,
méticuleusement,
les bois se sont écartés ,la boue s’en va,
bête de fond
vers la butte Rouge
si lasse
ouvrez donc, que je vous donne le sang et l’or,
des copains ;
monde déserté
aux marches grises, usées, sans rougeur, sans timidité
Des jeunes hommes disaient :je veux le voir, mon père,
Et ils arrachèrent la peau de leurs doigts,
on leur a répondu durement,
et la page est tournée, blanche
Monde des âmes, déserté
un groupe de jeunes se moquait ;
dans une chambre il y a leur père ;
croiser la mort croiser le fer
c’était à l’intérieur d’une bouteille en plastique
Loupe à l’envers !
dit le jeune autiste
qui remonte la rue à toute vitesse