quoi grand Dieu

Publié le par trainefeuille

Me regarder m’interroger ? quid écrire ?  c’est un écrit et c’est tout, pour moi c’est rebondir comme des billes de flipper ! sans arrêt comme si c’était brûlant , ne peux rester longtemps dessus, ne peux rester approfondir des profondeurs inquiétantes peut être abyssales…
Qui m’empêchent de voir ce reste là, ces rides de jaillissement ,de volcan, microscopique, qui pètent en l’air, et ça retombe, et je capte, c’est ne pas clore des choses, qui ne font que passer, ne pas les abandonner
c’est aussi : des trains de mots avec des wagons…tous bizarres ; ou bien des méandres de rivière :  des mots vifs et rugueux , malcommodes, qui se suivent et sont à la fois les mêmes et différents, d’un méandre à l’autre, Bon allez soyons sérieux un moment
je pense au livre d’un astrophysicien que je lis actuellement, Carlo Rovelli, que j’aime bien et qui cite Lucrèce !
« en dessous la matière est agitée de mouvements obscurs, les corps changent de route, retournent en arrière sous d’aveugles chocs, tantot ici tantot là, partout en tout sens
Les atomes se meuvent sous la poussée des choses et frappent, à leur tour des corps un peu plus grands, ainsi le mouvement s’élève et parvient à nos sens pour nous faire voir l’agitation des corps plus gros ; des poussières dans un rayon du soleil » oui…
Comme des mots ?
Ouvrir son cœur à la beauté et simplicité de la nature des choses , de l’univers ; nous sommes faits de la même substance que les étoiles, nous sommes de la force créatrice de la nature, accepter profondément la vie dont nous faisons partie, profonde intelligence et unité des choses…
L’architecture extraordinaire de l’univers, et…des molécules 
« le beau et immense mystère qui nous entoure »…

mais il y pire, si l’on veut :
Carlo R. : « au niveau de l’infiniment petit, c’est seulement dans les relations que se dessinent les événements de la nature.  
Il n’y a pas de réalité sans relation avec un autre système physique, 
nous, la nature, c’est un monde d’événements élémentaires, comme les objets nous sommes un flux d’événements, 
Comme la matière, la lumière, l’espace est granulaire, les entités discrètes élémentaires 
qui ne sont ni dans l’espace ni dans le temps, et qui cependant TISSENT 
de l’espace et du temps... de leurs relations ! 
VOILA, nous y revoilà, au tissage ! 

et les choses ,qui sont granulaires ! :
c’est quand elles sont en relation, qu’alors elles existent 
et fabriquent le temps et l’espace !
Incroyable, quel pouvoir ! Les grains , les relations !
voilà le réel ,comment il se joue avec nos mots
On ne peut qu’en être le témoin... 
  

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Publié dans poésie

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