tout ça s'est fait

Publié le par trainefeuille

Tout ça s’est fait en 100 ans, ce foisonnement de pacotilles, d’amertumes , d’irradiances, elles ne sont pas oubliées, ça reste la nuit, incontrôlable 
nous n’aimons pas assez la vie , dit on, c’est dedans la vie la carapace, elle m’a oublié dès l’école, pas assez vu qu’elle palpite,  y a un truc, quoi, et l’écrit hasardeux, ça ne retombe pas, comme ça sur ses pieds, c’est long

abandonner tout ce que tu ne sais y voir …  vie émincée , chemin tordu ,maëlstrom inégal, reste l’espoir de miettes, c’est illégal, mais ça me pend à mes notes,  toujours les mêmes, elles s’essoufflent en se démêlant, en tentant la tentation, et abandonner incompris, usé de ce qui vaux vraiment sur le papier, 

la gourmandise qu’est la vie… ce sont lèvres pures, tu les replies réparties en fil d’ariane, doux et trop poli, amolli, ou déterminé : tes réparties scintillantes, feutre en avant, on contemple ces milliards de pépites non publiées, comme des princesses de passage, 
foisonnement pour un moment,  tu ne te rappelles de rien, sauf les visages de complicités,
la vie
un rien la replace, mais trop gourds les bruits, les heures misère de campagne, faciles à griller, tout ça,
j’ai dû rêver quelque chose d’important, de rencontré possible, de vraie grâce, 
pas fossile l’eau retombe, pas naïve impeccable, vraie porte, brûlant papillon, toute sa 
vie ferait sourire, attrapée au filet le message, le pointillisme à foison 
désarroi du souvenir qui remplace la vie, ou le quotidien qui s’enraye, sans concession, 
gaieté minuscule qui ramène un brin d’oxygène, bouleversant chez les mourants, 
les princesses ,elles m’ont oublié, les mains dans l’eau , bénédiction déplacée, 

la technique veut attraper la girafe ! ça se retourne contre nous, c’est 
douteux, massacré, comme un café brûlant jeté, alors tu veux acheter quelque chose, et tu oublies le monstre abondant ; tiens voilà 10000 euros, 

je retourne les briques du mur à reconstruire, milliards de pépites de bois ,sculpté breton, 
avec des reflets de notre drapeau, de ce portail , et c’est plus que prévu, c’est gravé, 

contre la misère des fusils, trop occupées pour que la vie revienne, les fées ne m’ont oublié, plein des choses exquises, tu veux être aimé, mais trop de demandes, état de lumière retombée, la société nous aime 
formaté égaré, pas d’autre échange, 
c’est insupportable, 
le vivre ensemble, oui mais, il faut que ça se vende, dit on, que ce soit utile valorisé avec besoins vrais fondus, 
un peu secoué, tu es récupéré, construit à leur façon, tu te casses une dent, il faut que tu sois aguichant, affriolant, 
lanceur d’alerte , écoutes !! « le moderne c’est plus beau que la vie » , c’est ce que tu penses,  pour sûr que la vie, l’humain est déclassé, pleures à chaudes larmes ! 
mais bois l’essence de ce monde, discrète qui te garde sa bénédiction,
Dire qu’on s’aime ?! les gens ! c’est sur ton carnet élimé à Bobigny ; 
tu récupères le tout, plus que la misère de la tête , à peau nue, 
car le monde n’est pas prêt de mourir

 

 


on était 2 sur le canapé, non pas de bruit, sauf dehors,  avec les petits enfants, et les duplos qui volent, je les écoute, 
« au péril de ma vie, j’allais vous sauver ! »  « je descendais dans la rue », brassant les uns les autres, et les cartes, 
« on disait : arrêtes de taper ! »  allons, que veux tu abandonner ? 
ça refroidit mon spectre en avant, 
avec une robe il me faut des dessins, 
n’oublies pas, tu tournes autour, la vie elle tombe en avant, 
rien de sérieux,  l’envie, elle tremble, tu n’as plus de dégoût, 
le vide , transformé après avoir fait le jeu, 
le peu de jeu, l’existence durant, demain y en aura plus , redevenu un nuage, 
ça ne fait pas sérieux, ce cerf volant qui dit bonjour 
ne m’oublie pas !! tu cherches ici ton nom toi Dieu ou quelque chose comme ça, 
plein de trous, de mystère des noms, tu es charmé, « tu es un éléphant ? « 
il tourne autour, avec sa dextérité, 
tant d’ampleur, ça luit comme une casserole, comme des regards, 

« patatrouille ! » oui mon gamin, et 3 aboiements, bruit de moteur, ah ! « si j’avais un pouvoir ! »  devenir un consommacteur, avec des galeries commerciales pleines le dimanche, 
Ils redisent : 
«  y avait des gens qui étaient contents » « oui », ça tourbillonnait, à bout de bras, on ne sait jamais, « j’achèterai des algues, les pirates en mangent, »  « tu peux jouer avec elle, si tu veux, c’est des volailles », bip bip !! rugissement : « vous payez tout ! non ! tu redonnes ! le magasin là c’était à la caisse », « prends la voiture, pour de faux, Je veux un ours polaire ! » 
Leur cœur je ne le voyais pas assez, visages concentrés des enfants, qui ouvre  qui prend mes mots, le dit à cœur, la vie c’est amour inconditionnel, mais 
destruction encore, 
oubliée par paresse  

Barbarie décervelée, quotidien et absence de projet , quantité minuscule de désirable, 
Misère ! il pleut sur ton visage endolori, c’est voué à l’échec, 
dégoût, mieux vaut ne rien faire
et vacillant tu creuses ,  toi générateur électrique d’espérance, te souviens 
tu de la danse, tu as mal aux chevilles, ça fait sourire,  petit bonheur sculpté d’existence enrayée, « qu’est ce qu’on va dire, là bas ! »
cette chaine humaine va être acceptée , il te faut l’amorcer avec ton divin filet, 
Se frayer une conversation : dire qu’on aime ; qu’on m’a à la bonne, corne de bois !  tu n’y crois pas assez, que tu encolores 
le vivant autour, 

je ne le vois pas bien, le soleil  en plastique, la poésie en mal d’air, mal transcrite par la tornade, émulsifiante, reste 
Que des miettes, quoi ! tu tournes autour de l’insolence : acteur utilitariste, poussé
tu dois acheter,  quoi !? « baleine ,du grand bruit,  bip bip ça fuit ! »

 

 


Hommage , tu fais un cirque qui tourbillonne, « bananes carottes !! qu’est ce que 
tu veux, monsieur ? » que puis je pour ta gaieté intérieure ? un canoë? Du crottin ? un oiseau d’envie ? tu aimais espérer ? te jeter dedans ?!  prouesse , vraie grâce, 

Au km 8 , ça s’est passé, ça scintille encore , les regards ; nous anesthésiés, les leurs : « on ne sait pas, un bruit de moteur, » «  même pas cassé,  pour de faux ! des volailles j’en ai  !! »  rugissement ,tu es vidé,  c’est grisant, de modeler la lumière,  le buisson lâche ses épines, moi aussi allez, en mode pause ,on écrit ;  on n’était plus en réception ? 
mais insaisissable comme vivant, d’un vaste dessein, chaud, 
chéri, il ne manque rien au monde, céramique impétrissable, qui valse,  en vraie contrée ensoleillée, 

Et les enfants font des dessins, avec leurs rôles, nous,  on ne voit rien, crise ouverte ! on y travaille ! avec l’ours polaire, transcrire nos chaudes larmes, voilà notre vide , 
 
Ecoutes ! après des heures de froid, ne rien faire et scintiller, 
tu es resté 
alors tu es quand bien même rentré dans la magie, dans le sucré  
A tout griller  on s’essouffle, les mécanismes ici partout, ça me prend mes potes, et mes ptit’ lumières , les gens à trouver qui claironnent de la vie, chemin sacré qui rebondit 

A tour de bras voir les petits en majuscules ! oui ils valsent avec l’oiseau, ou l’éléphant, ou la caissière, que c’est loin tout ça !   

Si on pense que la poésie c’est le sacré , et qu’il est aujourd’hui rendu nul, alors on a des soucis à se faire, 
notre capacité à admirer, à aimer la nature, le vivant, inapropriable produit de notre 
non volonté, c’est nous qui venons du vivant, et non l’inverse !

Le sacré ne serait pas de ce monde 
Tu vois, tout s’écroule, anesthésié de l’intérieur, et beaucoup secoué, 
Oh vivants ! qui êtes en paresse !! réveillez vous, enfants de 100 ans, qui êtes si en retard, 

Comment tu montres que tu laisses place 
maxi à la vie ?  comment tu montres à ton créateur intérieur que tu aimerais répondre 
à son appel, tant soit peu 

En rangée dans l’allée, on se voit dans nos voitures rutilantes , seuls les uns derrière les autres,  inquiets, comme pendant une grève de la tendresse,

la culture, OK ,  « il faut que ce soit utile, et rentable », mais les puissants ont peur 
qu’elle soit désirable…ne pas ébruiter… ! produire du sens, ça se travaille, ce luxe là, 
la culture, je la veux humaine, fragile et grisante , à force de légèreté…
contre

 

 

la vague anéantissante, à l’unisson…cette disette, 
chéris ces miettes, ce vide qualitatif, constitutif, au cœur de la détresse la 
robe de la danse ;  je ne voyais pas assez les petits, ce qu’ils disent et rêvent, ces lanceurs d’alerte ; j’étais trafiqué, la tête à peine hors de l’eau, cramé, encore une fois, 
et mon odorat aussi , un peu visqueux
tu subis, ça ne te calme pas,  c’est fini ! la machine insupportable ! 

1000 touches, marquées par ces états de dire, endimanchées mais hasardeuses, 
Pointilliste  tu es arraché,  heureux à force
de dire. 

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Publié dans poésie

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