il y a l'amour et il y a la vieille dame
Il y a l'amour, et puis il y a la vieille dame
vêtue de paille, qui passe
vaguelette
à sculpter, n'aie pas peur
près de la grande maison haute ,
et des vieilles autos rouillées, pleines d'herbe et un âne à l 'abandon
ces carreaux sans lumière échappent au savoir
tu humes ,tu mendies, le livre est poussiéreux ,le vin est pinard
Maitre Biquette note dans les villages avec son magnétophone les gens la couleur ,
le temps les yeux l'air il sautillait : « je fais le boulot d'un âne ! » avec mon corps épais et pustuleux
« je fais des petits tas de sable ,je n'ai pas froid et quelle belle vue sur la vie ! »
Stressé, gluant ,alors comment te nourrir, et du ciel et des yeux ?
mon corps se déploie,
émerge du sable ,le roulis est doux,
il y a l'amour ,à aimer issu des dieux
et des hommes
tu me pousses d'un doigt
il y a le manteau il y a le corps
un doigt sur la gachette, il y a l'amour
nu
les pages de ce livre d’amour sont d'une rose !
Ah les belles de nuit !
Elles ressortent tes papillons,
épuré ,vois :
il y a l'amour et le gros arbre, toutes cordes tendues
tombé à la renverse à sangloter
les belles si peu revêtues ont l'air d'avoir
froid
mordues
mais la nuit vient à manquer et le jour
quelqu'un que j'aime m’échappe
fissuré
non inventé
homme de Bretagne
que peux tu me dire
de l'amour vieilli
le monde n'est pas froid
petit enfant
c'est moi la liberté
qui vient du fond
de ton univers
vois les belles
vitalités indisciplinées
souffle , pluie…
elles sculptent ton
existence
face au vent ,fourbue
mais pulsée
des milliers d'affects t'assaillent
tu as reçu un corps noir ,pesant
sous le coup de quantité d'orages
face aux jeunesses
à la folle énergie
tu juges et
tes petits yeux noirs luisants t'échappent
tu sues sur des illusions
alors apprends à danser aux corps flasques
du côté de la mort il y a les piquets bien rangés
les fenêtres c'est le mystère
oui apprends donc à valser sur un trou d'eau
on ne donne pas assez la permission
l'univers a le temps
d’un swing
et le Père soutient son fils
touché au cœur qui brille
ne délites pas ton beau regard bleu ;
et comptes tant sur la vie
sur les secondes de liberté
le côté fleur bleue du rouleau compresseur
La force vitale touche tes doigts comme les fleurs
âme coeur
tu frissonnes
le souffle échappe au savoir
le monde si actuel recherche
le petit enfant
il est partout seul face à la mort ;
oui, sois guidé !
sous la trombe d'air lâche tes leurres
sous les décennies écoulées que d'alluvions
le pouvoir de dire des choses aussi simples
comment ne pas en être malade
ici et maintenant ,il y a aussi le crapaud,
près des fleurs bleues,
vieille dame tu
demandes qui sont les humbles ?
Quelle grande difficulté !
chacun exige moult tout et tout
tout et même plus
de suite veut
Quelque chose d'ininventé,
la mémoire d'il y a 40 ans
je peux la voir dans ton regard
tissé
serrons nous ensemble
étoiles manteau
ton existence, celle d'un personnage , le connais je ?
Tu mets le doigt dessus
parfum de quelque chose
comme les pages de livre
mets toi de côté ces étincelles d'éternité
tu es libre
dans cette cave
tu apprends peu à peu
dans tes pages toujours des petites choses luisent
je cherche le crapaud du regard
les choses simples sont elles à la hauteur
les choses simples sont elles à la maison
chargé tu apprends à oublier
Libre est le terreau
fumier issu des dieux
les mots vieux pinard
les fleurs vives sont parties
peu à peu tu mendies comme les oiseaux
dans les caniveaux
avec le roulis des maux
ta souplesse se déplie
ne fais rien sans les roseaux
la vieille dame face à son jardin
questionne la mort
Tu nourris ta vie -ivre
Livre-trompe l'oeil
au centre du vide compte le mot
léger bruit à la surface des oreilles
des nénuphars
es-tu mort ,homme de paille
index pointé
vieux déjà aux grandes oreilles
sois à la hauteur de ces vaguelettes
quelle belle vue sur tous les vivants !
Allongé sur une litière
Mais quelle est cette rose !
la mort
tirer son épingle dans le foin
essuyons nous autour de quelques mots
campons sur quelque position
rentrons mais sur la route
y a cet être de sable
épuré comme un bouc
personne à qui rêver dans ce ciel étoilé ?
mais le léger bruit des pages
et le bleu dans tes yeux de rose
porté par les angelots et les petites danseuses
quand la nuit vint
aveuglée et passionnée (sois mordu avec vivacité et cécité)
a t on du pourri
pour des décennies ?
au moment du jamais ou du toujours
qui régit tes colères
qui coupent et taille
ah ! Les yeux du ventre
qui rugit avec galères
sur les carreaux de poussière
ou suant sur la feuille morte
tu sèches
impertinent presque, trop près
sous les camions
le père Biquette anime cette nuit la pluie
celle de la fête profonde
à visage gaulois
La maison haute aux volets de
fétus de paille bien alignés
tu notes les couleurs les souffles des dieux
avec vue sur la Gaule
y a t il encore des chants mystérieux
comme ceux du chat
tu animes les pages de quel livre
l'humain d’ici cherche
la vieille dame
abandonnée à la fenêtre de la maison sans carreaux
aux volets de pétale ,
elle a des forces qu'on n’imagine pas
la vieille dame a trouvé un personnage important
qui se déploie ,assoupli dans son jardin
L'écrit provient d'un fétu de taille
au creux des spasmes de l'hiver
lumière issue d'une cave
tombée en désuétude,
écoute tes oiseaux,
danses mendies,
le fenêtre noire
nuit froissée ,
ne pas te louper,
Joue des coudes
aux fenêtres du pavillon
des enfants malades
sont sur le carreau
les humbles il y en a
l'enfant bleu de paille
est laissé devant le feu
la nuit vient lécher la joue ;
mal vêtues, les elfes dansent sous leurs yeux
Se hisser à la hauteur des pins, vite,
au ciel étoilé
touchés par le Dieu qui est derrière la porte
cherchent la clé
Oui c'est le père qui apprend aux enfants
Ils entrent dans le corps de la danse
à hauteur de la rose
apprennent à danser les pages du livre
les enfants malades chantent
dans un roulis tremblant
épurés serrez vous
en musique ,que se déploie le bel arbre
roulis des forces vitales
à tout péter mais souffle coupé
les enfants malades
ne sont pas à vendre