chercheur

Publié le par trainefeuille

Chercheur je suis ! je vais faire le plein ,à vélo au sud du département

Où demeure sans doute une belle source et bien une fée qui sourit, qui peint sur l’eau

L’eau comme un tissu

J’entre dans les deux bras de la fête

J’ai pris le temps ,c’est pour davantage partir

 

Ici tout est mignon et petit les routes les villages mais grand est le calme et l’harmonie

qui y règne

Je rencontre quelques marcheurs,

Et sans doute de vieilles personnes cachées et discrètes de derrière leur fenêtre

Non elles ne me tapent pas sur l’épaule

pour me faire la morale

!

ici tout est sous les siècles, pour vous servir

Et à vélo je compte les remonter un par un

Comme une montre comme un mystère comme une obscurité

J’ai bricolé de ces itinéraires ! c’est pour celà

Ici je sens la gouaille partout, même par temps de grisaille

Et les jurons des charretiers en prime et les parlottes des lavandières en jupon, -mais c’est où ?

Et le bétail appelle !

Y a encore de minuscules animations, voilà tout

De menues ruralités ruralissimes

au menu des journées que Dieu fait

ah ! les œillades –les bouinottes-de ces bâtisses de charme du 16ème!

 

La nuit c’est parfois la pluie à seau, peut être pour mieux m’empoissonner

Ou est ce le vent qui veut m’impressionner, m’imprimer, peut être m’empoisonner

Est ce mon dernier ballet?

Pour rouler en ce monde

Pour rouler tout mon monde mais

Qu’est ce que je me perds dans le centre de cette petite ville si peu connue !

Ce dimanche personne dans  les rues, que quelques oiseaux sur les routes

C’est désert, inanimé. Exangue !

 

de détours en détours en tout genre

je repars ce matin tôt vers la ville à la recherche espérée d’un chant quelconque !

sous forme d’un solide petit déjeuner rien que pour le plaisir et pour couvrir

mes efforts, près du champ de foire immense et désert ;

et aller découvrir les harmoniques du coin , il en reste :

un vieux perron et un escalier en pierre , stylé, en extérieur, je m’y abrite le temps

d’une bonne pluie.

Ici partout je les retrouve toutes ,ces forces, ces signes, ces présences

J’évite leurs clins d’œil !

Une personne rencontrée par hasard,  tout est innocent et gratuit dans ce paysage

Dans ce voyage j’entends le pas des voitures le bruit des chevaux des attelages

dans ces silences délavés

Mais ici pas de relais pas de café je ne vois rien sauf si je me changeais en lutin peut être

Je n’attends pas de voiture et je reste nu à tes côtés ,sapristie de pluie de juillet !

Mais ce soir ce sera l’hôtel, sec et chaud ! hum ?

 

M’engouffre dans les frontons des frondaisons aux vallées légères

Je bois un bol d’air près d’un tumulus

Au moins à vélo tu ne marches pas sur ta chemise !

 

Soleil ! je retends mes voilures et repars vers les azurs et les cigales, puis petite sieste l’après midi à l’ombre du cimetière

Les roses trémières me font avancer ,et ce jusqu’à la brune

Mais je me perds dans mon for intérieur..

Quelque chose du domaine de l’inconnu me lève,

Et ce ,jusqu’au super U sub urbain !

 

J’entends une fontaine me faire le vide, butte dans l’heure qui dodeline

Les paysages les hameaux me rasent me douchent me percutent me perfusent

Me touchent, m’indiffèrent , qu’est ce que c’est long !

Mais, ah ! ce joli coin de rivière !

 

Oui je me dégourdis les jambes dans ce superU ;  m’achète un pack de 50 fourchettes en plastique …par défi ! je n’en voulais qu’une ! impossible !

Ça bouge ici ,que de gens !

 

Je me douche à côté d’une anglaise à l’accent charmant

quel bel accent elle a ; dans le camping bondé je me trouve à causer avec cette paroissienne.

Sympa,  on parle de l’itinéraire de sa vie : bel échange qui nous rend heureux je crois , on se confie, c’est précieux 

 

Je mets toutes mes affaires à sécher, dans

cette abbaye, vaste et ouverte, vers mon monde intérieur ! que je cherche aussi dans la statuette d’une grotte, trouvée près de la route de Lussac les Chateaux

Suis entre vous, Bras de la Sollicitude

 

Ici y a des artistes !

Un joli coin entre deux bras de ruisseau qui se la coulait douce

une vieille dame de la petite épicerie du village

un petit havre de paix près des vitraux

un lieu de charme je ne sais comment, ici ça sent le clocher

 

Je me relance près des petits villages assoupis, suis leur petite voix

 

Tourbillon sur moi dans ce café, où il y a beaucoup de monde, la serveuse, un jean collant et un bout de chemise dessus ,joli postérieur qui tourne, je fuis

C’était après les tombes gallo romaines, sculptées…

 

C’est ce soir ma dernière route sinueuse

Je rencontre des anciennes usines

Et une vieille petite ville pleine d’architectures splendides et désertes

Aux boutiques fermées, mais non !

Je veux du coloré !

 

Montmorillon,« Cité de l’Ecrit », cité de bois, cité de la pierre ? est ce que ça peut remplacer les gens ? les écrits ,mais ne sont ce pas les meilleurs amis de l’homme !

 

Cette femme ramasse de l’herbe, comme tous les dimanches

Vieux village éteint par le tourbillon intergénérationnel, quand les jeunes ailleurs sont aspirés…

Autre petit village ancien ,silencieux mais il y a un totem ! c’est inspiré !des inscriptions de gamins,

leurs mots sont inscrits ici, ceux des enfants, ceux de moines aussi : détente, art, amour, espoir, rire, camaraderie, évasion, partager, découverte, musique ,apprentissage, danse,

Jouer au volley, nid douillet,  moisson, chatouilles, vélo,    je me douche  de ces  mots,

des artistes viennent installer des petites scènes sous les porches, chacun dans leur discipline entrainent jeunes et autres à s’initier à un art ;  partout  des tonnes de joies de vivre ! ici une fois l’an en août, tous s’abandonnent à leur muse,

se mettent à muer pour le meilleur!!

Suis habité, par ces grandes rencontres !

Car on se doit d’avancer ! on est en âge !

 

Dormir à la belle !sous un porche contre une botte de paille, contre une souche !

Ah si j’étais so cocasse !

 

Du 86 en long en large !je ne veux pas aller plus loin, quelle pointure !

Je n’ai plus de vent contre ! panne sèche ! plus rien ne m’oblige , allons

vers un coin de découverte , de tendresse

dans mes derniers retranchements et ma cabane d’air

 

Sous le porche de pierres blanches ,faire le pied de grue

chanter un cantique en breton !

Avec des pensées de joie et d’amour

Pour la face cachée de l’humanité

 

Dans la petite ville tu n’es pas en reste !où jouer à se cacher ?

Sous le nez d’un clocheton ?

Les lieux se la coulaient doucement par eux même

dans les champs que je traverse

Tiens « l’ile aux serpents », où est ce?

m’abrite dans la semence même de la nature, la rivière Charente 

le département Charente

Franchis plusieurs fois la Charente, tellement que

j’en ai une pleine remorque ,de films et de livres !

 

Où est donc la fête ?

Ici pas de course en sacs !

Mais un lourd vaisseau bien amarré ,cette galère de pierre,

cette collégiale vaste et dorée

J’y passe toute la matinée, humide

 

Sortie de virage ,entrée de village ! ça sent bon le bitume

Ça sent bon le légume !

A une sortie de ruisseau, se trouve une petite tenue maraichère 

 

Oui ce soir je mettrai mes affaires dans la collégiale

Si dehors il va faire mauvais ! je dormirai aussitôt !

Comme ça j’évite les pièges !

 

Je rêve ce soir je suis à l’hôtel 

la nuit je discute, comme avec des grandes personnes

et je me vois dans une douillette librairie

 

« Ça mouillasse dehors »

Il s’esclaffe

il fait couiner les choses, pas doucement

Tu as passé tes limites, poussé un cri ,à Aigre !

Tu t’es dressé contre ta solitude !

 

Le plaisir te conseille

Ce rythme

Ces sauts de villages de 7 km

 

Une échoppe ! je m’y abrite ,avec un couple d’allemands en vélo, pas de bol, cette pluie en juillet ! on cause un peu

On se dit qu’on a été content de se voir, de faire connaissance ;

aller au tumulus ? vous voulez rire, y a personne !

Changez de case !

les allemands ? je les dépose ,comme citrouille !

 

Je me suis pas mal dévidé avec les pluies : je dessine un train pour rentrer maintenant

Les gros camions mangent toute la route !

Parcours à épuisement , j’y repasse deux fois !

et l’heure qui décline

Tout est fermé ; cette petite ville est déserte , mais frère Arnaud est à l’oeuvre,

Dans cette vaste église, au plafond il travaille à une double fresque, il donnera tout jusqu’à l’épuisement total

Tout est là haut dans la nef !

 

Je m’abrite un court moment sur un coin herbeux

23 km tout droit devant soi ; serrer des fesses !

ton char à 2 roues te perd te coule t’immerge sur le dos du monde,

en cloche en robe des champs !

entre 2 coups de chaleur d’été

sur les pignons blancs de chaux et de chanvre

 

c’est tard j’arrive en trombe au super U ah un sUperUsUbUrbain ,ou perle de vie ? y a de tout, même des gens ; même des livres !

ah ; du bruit de la vie ,je ne m’y trompe pas !

puis la nuit rebelote, c’est la pluie à seau ,et le vent !

Sous ma petite tente dépareillée

C’est un drôle de rêve éveillé

 

Pas de trêve

C’est reparti ,je suis le visiteur de la rivière et du champ de mais

moi franchir la rivière ?? mais je SUIS la rivière !

la rivière monte aux créneaux, aux vitraux 

et je confie mes restes au ruisseau

 

les sources et fontaines te posent question

Y A DE LA VIE ICI ? du monde ? des enfants ? et si je te raconte la vie des moines ?

 

 tu trembles de froid, tu veux aller te baigner

tu te radoucis ,te mets en bandoulière ;

comment revenir à ta maison ?

mais tu observes une Rolls,à un mariage sorti d’une église, qui roule pépère …

 

quand tu roules comme ça, passif, des siècles te dépassent , se déclinent…

 

pendant que dans la ville tu fais le vide ,dans la campagne tu fais le plein

 

Quand même, un sachet de 50 fourchettes en plastique, qu’en faire, au milieu des vignobles ?

 

Je vais encore aux vitraux, près de la Dive, prière d’amour, d’amour à ceux qui l’ont tuée, l’amour

Et je passe entre les pancartes, entre les villages allongés et assoupis, car il fait noir,

c’est irrespirable !

j’y repasse pourtant 2 fois…

 

C’est

le vent !

j’y lave mes affaires ;

 

Toi,

petite ville si déserte, pourquoi tant de discrétion

pas un seul café d’ouvert

même le dimanche !

 

un musée ?! c’est ça cette campagne !

Petite ville , paysage de sable

On a des atomes, des ondes des choses, des poussières en commun

Le soleil éclaire tout le monde, même les moines à vélo ;

je remonte la carte, franchis la côte

 

non je ne prendrai pas le train, je ne rentre pas tout de suite !

je m’étale me sèche l’âme

m’évapore dans les cieux ;

il n’y a que l’eau

de mes neurones

 

je suis parti à vélo à l’aventure

vers les petits villages de silence qui se baignent dans le ciel d’azur

ils me disent les ruisseaux, les plaines ;

et que je dois emprunter sur des kms le trajet de leur vie

 

 

 

 

 

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Publié dans atmosphere

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