poses tes tripes

Publié le par trainefeuille

posant tripes et tête sur la table j’existe 

merci à mes globules rouges et tous les autres de toutes couleurs et de toutes confessions religieuses un éclair de carmin  j’existe même au bord de ce gouffre  espérant un éclair de Terre et merci mes défauts aussi

sans concert sans compagnie comment vivre joyeux compulsif transporté en brouette

contre ce virus en face de soi j’en transporte un lourd une stère  quelque chose de moi

ça grouille c’est lancé à l’aveugle faut bien manger et vivre et longer la sourde folie…

 

il y a peu c’étaient les 1000 lectures d’hiver dans notre village animé par la bibliothécaire c’est réagissant au-delà de nos visions bloquées  c’est comme 1000 couverts dressés copieusement  

La vie sur terre existe pour les habitants des airs et les humains en lambeaux ont froid

dans le dos tout le temps  et ces 1000 lectures leur reviennent eux qui ont l’esprit en travers

L’esprit revient quand le corps se délite même avec le gros virus

avec toutes ces toiles d’araignée par terre qui brillent c’est la rosée le matin que je vois dans les yeux des femmes brillance et délicatesse

on n’écoute pas assez son sang être impétueux souffler dans le virus se tourner vers la beauté accéder au défaut de relâche de transparence au risque de déliquescence

je m’étais reposé par terre ayant transporté une sourde beauté vibrante et amusée la terre ni bonne ni mauvaise

quoi de soi qui transparait sous la peur des autres pendant la queue sur la crête avec une vie grosse comme un cheveu sur la soupe et sur la langue

Comment boucher tous ces trous de la vie desserrer tous ces fils inoxydables autant brûler la pluie or ta vie c’est l’éternité de tes propres mains

oui c’est nous qui faisons

et les 1000 lectures chantent  contiennent des milliards de particules de vie fondamentales

transportent des pluies plus lourdes qu’elles comme une tyrolienne

c’est pour croitre et grandir 1000 lectures-coutures conserves pour les froids blancs

1000 broderies sur un horizon lourd ce sont des braises

 

Est-ce que les grandes personnes sont éblouies comme ces animaux par la nature les étangs  dis grand père ?

Des gens quel respect on a car on est bel et bien en connivence

On ne s’écoute pas assez soi même  c’est soi sa vie

la vie qui sur terre existe par grand vent et tu transportes de lourdes braises

C’est qui déjà ce virus qui joue dans le film ?

 

1000 lectures mais sont plombées elles ne savent pas bien se vendre, parler d’elles écoutes …je les  ai vues comme un bienheureux et je suis allé brosser les chevaux,

Les pelotes, les fils et les livres c’est pareil et les filles  

Ne pas se braquer contre le vivant

l’artiste le spirituel

la force

Seule la tête ne va pas allez on se casse

pourquoi faut il que je mente 

de toute façon le meilleur poème c’est le rire d’une enfant

 

des personnes vont au jardin-bibliothèque qui contient des milliards de particules de vie

intelligentes pertinentes

tentent

remonter la pente 

Ici même dieu c’est chair et tête

 

Les vieux jouaient du sécateur là c’est le virus qui en joue

je l’ai vu arriver sur un banc piqueté de fer  (ah quand je bois !) 

Mes sentiments ils sont restés en haut de ces 1000 miroirs de ces livres aux impétueux appels

Minuscules filets tendus à craquer quand la pensée en lambeaux bloque

le désordre :certains hommes virent à l’inextricable fil du rasoir

dans le grand bazar ici bas

mais pourtant  

tu es d’une réelle pré-science

Terre boue fleurie par ce vent cet air salin sinon cristallin tu progresses

y a pas de hasard on crée

ce qui nous arrive

Tu t’aimais bien hein grand-mère ? ta guerre éblouie pour favoriser la vie qui reste

la jouxtant gaiement culot dévergondé

 

Rappel au naturel je m’appuie sur un gros arbre qui ne fuit pas issu de l’hiver

près de la Bouzanne aux flots impétueux aux braises éblouies 1000 foyers nerveux

et la foule absente crûment

Personnes montées dans la tête ces livres qui nous retiennent font attention à nous

 

Incroyable incapable de descendre de ton piédestal ils disent enlève le béton vois les 1000

miroirs du marais éternel

marais forte personnalité j’avais peur de ne pas me recevoir de ne pas être reçu

marais le dessous de la pluie de la boue

Les rires les airs les cris les espaces clairs c’était et c’est y faire du vélo solidité du roseau

au-delà des pluies boues ornières  il y a un dieu cycliste merveilleux en toi et cosmique

la douleur refusée mécanique intelligente 

merveilleux héron tu l’as vu arriver sur ta gauche ce virus ? 

je l’ai vu arriver dans sa position de coquille vide c’était fini

 

Pique nique par – 3  au soleil sans se braquer pour écouter le Grand Lecteur Celui qui

n’est pas ailleurs 1000 hérons aigrettes mouettes parlent à ton réveil  pas demain

A Sallertaine petit bourg maraichin -c’est comment ton surnom ?- on croise un enterrement  

c’est du monde la boulangerie le troquet un artiste à son étal un vieil homme et sa brouette  l’évasion et la cage tout est remis en question l’effort énorme de tout sentir à l’aveugle noyé 

Ce qui grouille ici ce sont les vents sur les basses chaumières (nommées bourrines)  sur les étiers sur la nuit milliards de filets de vents froids ils n’attendent que ça

Ici on a toujours des visions restées bloquées douleur de vie explosant sur le vélo

et douceur pourtant du vivre à d’autres moments sublime rougissant sous les caresses

au diapason attendre sans limite en prise directe avec le globe entier le plat marais

me dit « Gégé ! »  il y a un divin devant moi partout je baigne dedans  fragile sur mes pattes

de grand échassier  au long col  

création avec les dieux rougissants pour le grand effort mes oreilles mon nez sont grands ouverts le long bec noir tendu en avant au travers des bouffées de froidure

 

et il est venu me chercher discutant gaiement mon guide habitant des airs débarrassé de toute peur

je m’appuie sur ce bon gros bonheur de nature ce que tu veux éviter c’est toi

Guidé par les 1000 miroirs qui brossent les âmes absence  présence leurs yeux

humectés de rosée sur ton vélo desserres les dents les pignons  la guerre n’attend que toi

frustré de ne pas te recevoir dans les yeux des gens

s’interroger sur les failles et étudier la mort d’une mouche ordinaire prise dans du ciment  décidé à verser dans l’amer bouffées noires peur sur soi

Ah tu as vu ces trous dans le chemin ils vont voir !S’occuper des misérables 

-et penser à ce que c’est que vivre confiné dans 9 m2 comme ces étudiants- 

Et ton manque des autres

il y aura des millions et des millions de morts dans les grandes cités des pays du sud vite

tu éteins la radio

ah sentir son tronc nerveux de vrai marin se sentir humecté de rosée ce matin

pas d’agitation nerveuse desserre les liens de la pelote bouche les trous de la tête

laisse entrer les 1000 miroirs fuyant les lambeaux de l’hiver et trop de regrets

vois : virus : sur-vi !

et mange bien chaude ta soupe 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article