village berrichon en novembre
Village berrichon en novembre. Je visite chaque maison , m’introduis, mais non nuitament, y a qq u’un ? personne ? ah bonjour madame monsieur, c’est pour un contrôle…je demande à voir derrière aussi les courettes, encombrées oubliées ,vieilles herbes d’entre les pierres
il me dit venez, vous avez 5 mn, il y tiens à son apéro maison , m’explique son évacuation de ses eaux usées, qu’il avait faite lui-même, y a déjà…
Il est enjoué le petit vieux, il parle bien
Petite vie petitement petites misères, ça tourne court que va t il rester d’une vie ? Les femmes tournent et virent dans leur salon,
Et aussi un artiste peintre, surpris en plein jour
Chez les hommes seuls c’est sale par terre, sur les vitres, sont en pyjamas, couleur fanée, odeurs douteuses,
ce sont souvent d’anciens parisiens à la retraite,
Un homme ,en train d’en remettre une couche
J’entre comme ça dans chaque cagna, en intimité, impunément, presque violenteur, chez ces personnes agées, affaiblies, en fin de vie, pourquoi ?
Dans la cuisine, il a des choses bizarres, empilées partout. De bric de broc ça a tenu jusqu’à maintenant, et après ?
Les femmes me livrent leur détresse : sans plus rien à attendre, et tout à craindre de plus, elles la trainent, la vie, comme c’est facile pour moi de dire ça comme ça.
C’est usé, tout. Leur air comme leur espace. Confinée, leur vie. Comme c’est facile pour moi de dire ça comme ça !
Chacun, chacune chez soi.
Une maison bien tenue, mais les papiers peints, et tout le reste y est défraichi. C’est ainsi souvent rencontré.
Elle me regarde de derrière ses rideaux, la vie devenant un fil si fin, si sensible ; un rien et …
Je reviens le lendemain elle me reconnait, me dit allez y faites ce que vous avez à faire,
Maison ancienne stylée, vaste , une vieille dame là, entourée de qq connaissances au milieu de ses vieux mobiliers, me dit prenez les je les ramasse pas, ce sont des poires Monsieur ! elles sont bonnes ! J’y reviens le midi et je fais une razia.
une maison 12è vigneronne, son escalier extérieur, a un bel aspect, les loriots y crèchent,
cette maison classée, à balustrade, rue de l’enfer, est la plus ancienne du village me dit l’employé communal, On est tout près de la boucle du Pin, où la Creuse dans un lacet vertigineux , surprend le voyageur aimant les beaux coins de nature.
Une vieille femme, belle,au parler calme et recherché, en belle tenue, au n°13. Son regard est clair, elle parle, se livre .
Ici on me dit qu’à côté la personne est dcd il y a qq jours, c’est fermé.
Maisons à l’extérieur classique, et dedans c’est rénové style années 50 ou 70.Tout le confort.
Superbes cours et toitures ; pierres et tuiles gondolées. Toitures volumineuses, charpentées, enveloppantes et ancestrales, quelques vieilleries puantes dessous.
Des générations y ont été abritées. Des pièces puent les chiens à poux.
2 ou 3 façades rénovées sans aucun goût.
Mon mari est mort vous savez. Ça sent la poussière, la naphtaline, la friche. Comme Il était bricoleur, venez voir son atelier, prenez l’échelle elle est là, regardez il a fait ça.
L’ordre est devenu du désordre,ou l’inverse.
Yeux noisette et totalement souriante, la jeune mère de famille gentiment me dit allez y je vais emmener mes enfants à l’école et je reviens, je regarde devant, derrière dans la courette, ouf elle est bien branchée.
Restaurant du village, le gérant est du pays de Galle, ne pas lui dire anglais ! il me parle de ses pb d’évacuation d’eau, sa cave est inondée lors des pluies, il soupçonne un voisin de ne pas avoir fait ce qu’il faut, avec son accent…quoi ce serait M Abadie ? mais alors que ne m’ a-t-il pas berné ce monsieur ?
Parfois je suis dessous c’est le vent ou la pluie, sur l’échelle à 2, 4 ou 6 m de haut le long du mur, suis pas fier. Je mets mon produit fluo à l’arrosoir. C’est lourd.
Le soleil rayonne ? mais que vois je, des veufs, ou des veuves devant la télé ,des absents.
Je tousse ça sent le phoque. La vieille me dit attention à vous y a beaucoup de vent !
Rue grande à Badecon y a une belle 4cv verte cachée sous un proche, elle est toute luisante, le vieil homme me dit elle est pour ma fille !
Pas loin de là derrière une ancienne devanture, une coulisse, dans l’ombre se tient une dame très droite , rangée au milieu de ses pièces bien proprettes, bien tenues, tomettes bien cirées, parfois cassées, elle me dit poliment, me regardant gentiment ; mon mari est mort, vous savez, c’est difficile la vie ; je venais juste de lui dire, désolé, vous êtes mal raccordée ! ça faisait 2 fois que je revenais faire le test, pour être sûr…merde, cette personne pleine de tendresse envers la vie, d’intelligence !
qui fuit pourtant à petit feu
Elle me dit quand je la quitte, revenez si vous voulez
Dans une autre maison, derrière la silhouette frêle de la dame seule, je crois voir dans le séjour, sur la table de bois, des couverts dressés avec les napperons ,ils attendent.
Le béarnais nous fait visiter .M Abadie,1 place de la mairie. Il a eu, me dit l’employé communal qui m’accompagne, une très bonne situation, on entre chez lui, un ancien relais avec l’inscription, presqu’effacée « hôtel » au dessus des ouvertures