banales

Publié le par trainefeuille

Banales

Ces petites touches de différentes couleurs qui parsèment les bas côtés herbeux au pied des haies ,on roule, on ne fait pas attention, c’est venu là chaque année à pareille époque voilà tout, ainsi que les chants ,les cris d’oiseaux. Pourtant l’on risque un jour de ne plus être témoin de cela, dans les zones des champs traités ; la fragilité, la rareté peut advenir ,la vie peut être menacée car non soutenue, non comprise

Rencontrer des gens dans la rue, des quidams, un vague bonjour lorsqu’on y pense ou quand on les distingue sobrement sortant la tête de notre portable, et maintenant avec le covid, il n’y a plus que de rares personnes, visage masqué, renfrogné, et on peut se sentir bien isolé

On peut être très sociable, avoir bien des relations, et une soudaine maladie vous convie à l’hopital, et vous déplorez que vous en voyez peu d’entre eux vous rendre une petite visite qui vous ferait tant de bien

On peut longtemps sentir autour de soi, voir grandir petit à petit ses enfants, même en n’en bénéficiant que le week end et les vacances , (le soir étant bien court), c’était banal, répétitif, ça semblait durer pour la vie, et puis un jour, l’un après l’autre ils ne sont plus là, c’est devenu très rare…de les voir

Il peut y avoir de belles journées durant un bon moment, on s’y accoutume, puis s’invite la rareté : la baisse de niveau des cours d’eau, le manque d’eau !

Un beau chêne qu’on a l’habitude d’admirer, à côté de chez soi, et puis un beau jour suivant une tempête, il est à terre, couronne de racines en l’air,

La vieille dame qui habitait cette maison du bourg est décédée il y a peu, les quelques plantes sauvages qui vivaient ça et là chichement dans des fissures entre mur et trottoir , se sont semble t il déployées tout au long, et même devant ses marches, elles se sont banalisées…

Je vais toujours, c’est l’habitude, chercher au bourg le pain à pied (4km) à travers la forêt, c’est banal, il n’ y a pas de problème, mais j’ai pris mon temps aujourd’hui, et lorsque j’arrive à l’épicerie il n’y en a plus qu’un, et encore sous forme d’un sachet de pain de mie…

Un ami me raconte que dans le hameau où il habite, depuis 20 ans, il était entouré de haies bien vigoureuses, il en avait bien profité , mais lorsque le propriétaire a décidé de faire couper ses chênes pour de la rentrée d’argent, il a vu que tous les arbres ont été marqués à l’aide d’un point rouge à la peinture, alors vivement pour protéger celui à côté de sa maison, il a enduit d’une boule de glaise la marque, et son arbre a été sauvé…c’est hélas le seul

Forêt de Châteauroux, des tapis de feuilles mortes, des milliards, mais celle que tu vas prendre pour la dessiner, elle est unique !

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article