con fine ment
Confinement
Ça se passe en Berry
J’ai cogné à la porte et j’ai vu un cadavre raide
couloir sombre de 14 18
je franchis les montagnes et la maladie, dans un parcours de bourrasques froides
prends souche dans un endroit de ronces de pierrailles, au creux des peaux
et coin à morilles
et son cortège de gibier, et de 4X4
beaucoup de caches ,de pourriture
réduit à rien au pied de l’attelage, mon tourment est là, ces plaques de fer détachées de moi cette épreuve m’emporte avant d’être fauché sous les souffles rauques qui se répercutent
dans mon corps sabots labourant le sol
qu’on m’oriente grandement suis coupable qu’on ne m’appelle plus dans le dos suis loin
des solfèges qu’on me pardonne cette négligence
je m’élance dans la marche d’approche quel maladroit le choc des roues sur les pierres
les arbres me hélèrent m’empoignèrent par derrière
Tu vas m’dire !
qui me viendra en aide ? suis si lent à mûrir à mourir
captif d’être sous l’eau je me risque à chaque nouveau pas vers une nature éclatante apercevant furtivement plein d’effroi le poitrail en sueur des chevaux lancés au galop
et même le chêne à la voix féminine
habileté de l’orateur
Bon Dieu !
loin du travail bien fait
les fragments
de mon être émietté
acre éloquence vers de nouvelles douleurs franchissons ici le peu qui reste c’est gravé
dans la pierre
franchis les tables de la loi loin de l’érudition des affres des compétences
au creux des parfums
ça n’épargne rien ni personne le sortilège
ça alimente les rumeurs
mais les 1ers signes !
échappés de la brume refermons vite ce cahier
Il l’ a dit !
dis leur que je les remercie de tout mon corps de mon cœur de bois la gorge ouverte
je remercie la Bible le grimoire et le Capital de tout cœur Karl le magicien toutes sortes de poudres avant de replonger dans les belles mûres
et ce chant qui nait dans la broussaille
L’ours ! –on ignore son vrai nom- vêtu d’une robe pour aller à l’école on lui a bien jeté des pierres
Houla !j’connais j’connais !
mais le Grand Livre où peut il bien se cacher au creux des sonates des estomacs ?
quels secrets de fabrication ?
pas de fierté je franchis ici mon miroir
on séquestre sans divertissement
resté dans son jus
quel meilleur ami mettre à jour
cadavres enlacés dans la boue à Verdun ?
vénérables marronniers !
N’importe quoi !
Si j’te l’dis !
j’ai trouvé ici des habitants pas un ne m’a appelé ils le font exprès
du bout des doigts j’explore plein de recoins la bibliothèque de 8500 ouvrages
surgis de l’ombre au creux des richesses nichée dans les vergers aux volets verts
franchis les effluves les fleuves les fureurs les trépignements les récoltes détruites quelle odyssée ?
vieille terre aux 3 fenêtres on séquestre dans le sanctuaire un cadavre de rien du tout
en lien avec quelle famille ? qui veut parler corbeau ?
dans la ville fortifiée quels lieux culturels pour m’orienter ?
J’t’en fous !
on détruit les humains le monde véritable ils s’envoleront des refuges
Vois tu ces pénitents ces gueules cassées malmenés par les disettes les trépanations
trop de mains froides serrées
il voulait écrire avec les hirondelles avec des brindilles sa conversation est bien faible
sa démarche bien embarrassée sa discussion décolorée
il ne sourit pas pour autant et cherche ses chansons de toujours
J’ai ren dit ren fait !
Rien qui gicle des treilles la vie elle va gentiment la jolie
dans ses bons jours
il est aisé de se moquer folie de l’argent
Mon pôv’ vieux !
dépouillé de nourriture spirituelle d’attention à son intérieur vrai
toute ambition restant liée à l’aisance matérielle l’œuvre réduite à quoi
dans une société pilonnée par les sabots de la finance
« que les braves gens ne m’agressent pas dans le dos !»
T’y f’ras ben comme tu voudras !
je sers à vide aucune orgie silence abyssal qu’une envie le champ libre
la vieille terre est avide de causer accueille sans manière attire l’attention sur les oubliés
le Grand Livre ! on peut mettre beaucoup de choses dedans ; les oubliés Il dit : vous êtes confiés les uns aux autres Il dit : travaillez aux récoltes de la nature vous trouverez en ses recoins !
j’arpente un trésor qui dit la vérité : ses fruits ses fleurs sa matrice toute sa malice sous la réverbération du soleil , Il dit : travailler à la conscience des êtres
0n y voit: mes 5 filles étaient chacune entière dans tout ce qu’elles font avaient chacune
la joie de converser en son jardin cette bibliothèque singulière
Baisse générale de la valeur humaine sur la planète chacun prompt à se dépouiller de sa nature ? grand nettoyage l’humain avec quel contenu ? on se pend outrageusement et maladroitement
J’connais j’connais !
pour apporter le grain de sable à l’édifice passant les nouvelles douleurs
les charlatans du fric facile l’affabulation matérielle j’ai marché péniblement dans des coins à morilles pourquoi ?
Tu vas m’dire !
Dis don ren !
ça ne m’est pas inconnu sous des traits effondrés de tristesse j’ai rencontré quelques douceurs pourtant j’aime à croire les mots où j’ai trainé le long des routes
et pourtant ayant perdu l’expression
le long des mots souvent
j’ai peiné parmi ceux qui prônent et égrènent si parcimonieusement
la vie la joie un jour un instant
si bref qui étrangle rêve et élan de voler
dans un monde de mes frères et mes sœurs dans des effluves du coq au vin
en se construisant
par nos activités j’ai rêvé de notre nature éclatante
loin du consumérisme aliénant désolant
Qu’ess’t’as à dire à ça ? ben ren !
pas se pendre le long de cette route j’aime à croire l’écritoire sacré
il dit le temps à découvrir le sensible
j’y cherchais mon meilleur ami
dans ces poudres et noirceurs
oui j’ai marché péniblement
comme
les corbeaux
dans les souffles rauques et souterrains
précédé de mon haleine dans cet hiver glacial
J’dis ça j’dis ren !
C’est ben ça que j’dis !
et marchant vivement parmi les antiques bergères hors des dévastations
inhibé suivant les traces du poète
j’aime à voir la vie en son jardin
que promettent les vergers ?
regarde
ces plongeons labourant le sol
quels chants font vibrer disloquer les miroirs au milieu des chevauchées avec ce corps
de bois ?
la noirceur montrez la on ne connait pas son vrai nom ramassez en une poignée jetez la
ayant peur d’être seul montrez votre ruisseau sautez de colline en colline donnez du vin donnez du soin en première ligne quelles facettes de votre talent serrer en ses bras
conquis par un beau sein rond les pastoures rêveuses et chênes à la voix féminine
apporter sa belle pierre à l’édifice
Diantre !
C’est pas ren !
Tout un tas d’machins !
Ben ,j’viens de t’l’dire !
Ah !
3 fenêtres 1 forêt 1 écrin de livres percé de chemins de route 1 langue correcte nichée ça et là les vergers dans l’air et la vieille terre pleine
de la barrière gicle les treilles les objets fabuleux et les fiertés se frayant un passage
par le coeur
à la fontaine du travail bien fait ne crains pas d’être assailli par la pourriture
le Berry est là dehors qui attend me suis retourné et je l’ai vue
cette mystérieuse cache en ce lit tortueux
elle est intacte pour combien de siècles encore
Ca nous fait d’l’avance !
Faut-y ?
Kiki ,t’en remets une ?
Y’a pas d’raison !
je suis dans une forêt proche mais je suis poursuivi captif derrière 3 soleils 3 barreaux captif du tumulte insolite que j’ai dans la tête hennissements échappés
les mots morts ma gorge raidie par le froid qu’on ne m’appelle plus par le cœur
les convulsions des décimés des êtres émiettés
disloquant la mémoire de nos pères
le souffle rauque des corbeaux
Ben mon p’ti gars !
Y diront ben comme y voulons !
Benssûr !
Si tu veux !
les amadouer mais combien sont
anxieux de manquer la mode nouvelle
retrouver un poil de suspense un éveil
dans un corps de bois ?
on laissera dire l’Ours !
J’dis ça j’dis ren !
le grand livre s’est coincé éteint ? retournement des richesses ? que soit sauvegardé le lien
le précieux ! en 1ère ligne
imbibé de sentibon
le précieux, il est comme elle la pastoure si gentille que ça échappait à toute explication rationnelle
on lui a jeté des pierres tel Jésus indifférence et haine…
Mets m’en un et tais toi donc !
J’en boirais ben un pur, pis deux sans iau !
Tu f’ras ben comme tu veux
Et hop !
Tu r’mets la tienne !
Il l’a dit !