la littérature écharpée
Notes issues du livre de Pierre Jourde : »la première pierre »
La littérature écharpée par la paysannerie
Un romancier tabassé par ses créatures
Ils n’ont pas les mots, se sont servis de leurs mains
Tentative de lapidation collective
Tu as été amputé d’un lieu qui est toi-même
Notes issues du livre de Pierre Jourde : »la première pierre »
La littérature écharpée par la paysannerie
Un romancier tabassé par ses créatures
Ils n’ont pas les mots, se sont servis de leurs mains
Tentative de lapidation collective
Tu as été amputé d’un lieu qui est toi-même
Ici tu n es pas chez toi
Regarde ce que tu as fait
Tu es celui qui apporte le trouble dans la communauté
Sont blessés dans leur honneur
Ils ont décidé que tu leur voulais du mal
L ancienne camaraderie devenue une haine mortelle
Il a choisi des mots qui se voulaient simples mais qui étaient glacés
Viol de l’intimité
La bouse de vache ! il nous fait passer pour des arriérés
Tu n’aurais pas du dire qu’on était le pays de merde ! (Non ! de la merde !)
Il dénigre l’isolement du lieu, alors qu’
Ils veulent s’arracher des ages sombres de l’arriération ,de l’enclavement
Le livre :l’auteur fait le malin, il est lui aussi issu de la batardise !
Il se place sur un territoire interdit
Révélation de ce qui est sensé rester un secret de famille
Honte d’avoir tiré des choses du silence pour se les attribuer à lui
Là haut il demeure la conscience de n’être pas cela qui est raconté (l ivrogne
Qui se suicide…)
Dire une chose qui n’est pas belle, pas « normale », et vouloir que ça se fixe dans l’écrit
C’est la vouloir en tant qu’elle est mauvaise, c’est vouloir le mal !
On tente de se dépêtrer d’un cadavre qui nous colle à la peau
Il nous compare à des animaux
Réponse !
Eloge bucolique de l’authenticité paysanne
On vit toujours comme dans une légende ici
Ce beau pays perdu où on arrive qu’ en se perdant, y a rien à y voir rien à y faire
Et c’est bien ainsi
Je le soutiens en moi comme on aide un vieux parent à marcher dans le couloir d’un hospice, en espérant qu’il reste encore en lui un peu de lui-même
Et en garder quelque chose dont on ne sait même pas ce que c’est
Regret d’une vie plus intense plus autre
La beauté dont on ne parvient jamais vraiment à faire son deuil
Ici on sent la vieille lutte contre la déperdition et la sauvagerie, si intimes
Le sombre le noir -c’est pas négatif ! ni les vaches !-
Ce sont des histoires de scénes naives et cruelles, promesses anciennes, presqu’inaudibles
dans ces paysages austères, quelque chose va venir !
Le monde va naitre !?
Au cœur de la matérialité la plus brute
Le livre montre les blessures, convoque les morts
Un noyau de spiritualité déchirante, familière et hors d’atteinte
Parler au lieu de se taire
Le livre restituait leur histoire
Et prendre la parole pour le silence du père, si maltraité, mort maintenant
A ceux que le silence a repris nous n’avons jamais assez parlé, nous ne les avons jamais assez écoutés
Dire son fait à cette terre, même une parole sans fin,
Le livre :sa faim inassouvissable de vie , il vous dénude vous prend tout
L auteur a cru que comme lui les autres pourraient dire « je » de son livre or il est le seul à pouvoir le faire, c’est pour cela qu’il l a écrit
Le livre se nourrit de ce qu’il parait donner
Le père t a transmis un besoin viscéral de la terre
La crasse sombre ,le manque de luminosité à l’intérieur, les odeurs les bruits
Il fallait portant montrer les petites faiblesses les petits ridicules car c’est ça aussi que nous sommes ; ce qu’on pleure et qui nous touche n’est pas le sublime, c’est ça ! on aime les gens tels qu’ils sont
Là haut, le paysan
Il n’est pas ce qu’il est, c’est sa liberté sa richesse la possibilité toujours d’être autre chose que ce qu’il est ? Chacun préserve sa réserve d’intime ,le trésor de ce « je » dont il ne se sert pas , et qui est sa raison de vivre , ce « je» qu’ils ne disent pas , ce qui lui reste de lui-même
L’intimité doit défendre sa dignité, là où on est si peu, où le silence des choses vient chercher le silence en soi
Un livre qui lui a volé tout le « je » ne laisse pas de réserve,il le prend à ses personnages pour se l’attribuer
Réparer la honte, le retour déterminait le combat, ne pas reculer, sauf à renoncer à soi.
Là haut se protéger contre ce qui travaille chaque jour les corps et les esprits (le corps travaillé, le froid…), et il y a des histoires à raconter, comme le vent, il faut qu’il se passe quelque chose, ces gens sont faits de l’étoffe des histoires
Le livre raconte la puissance des éléments et des passions, (et les différentes formes de handicap ; l’alcool…), on lutte à sa manière pour tenir
Le livre est pris comme des intrusions ,des marques d’hostilité
Or il n’y a rien de péjoratif pour toi ; rien de petit dans ce pays, c’est encore la mythologie, tout est magnifié, même les vaches
La merde, il leur faut chaque jour s’en défaire !s’en nettoyer alors comment admettre qu’on les renvoie à ce qu’ils se donnent tant de peine à évacuer
Ils superposent au texte leur fiction personnelle, ils t’en veulent non de ce qu’ils croient que tu n’aimes pas, mais bien plutôt de ce qu’ils n’aiment pas ,en eux même
Le texte ;les paroles n’ont pas cet air définitif
Au-delà de tout jugement la splendeur des paysages, l’horreur des blessures, la dureté des travaux ,les mesquineries des rivalités , l’héroisme des vies,la neige sur le volcan, les saouleries, l’ironie au coin d’un œil bleu, ce sont pour moi des motifs de fierté
Le secret nous est une nourriture indispensable il s’ avère une nécessité car ici l’isolement et l’anonymat sont impossibles
On fait comme si les choses demeuraient cachées
L’âme au sein de ce secret ,il lui faut aussi sortir de cette ombre , et se voir
Notes issues du livre de Pierre Jourde : »la première pierre »
La littérature écharpée par la paysannerie
Un romancier tabassé par ses créatures
Ils n’ont pas les mots, se sont servis de leurs mains
Tentative de lapidation collective
Tu as été amputé d’un lieu qui est toi-même
Ici tu n es pas chez toi
Regarde ce que tu as fait
Tu es celui qui apporte le trouble dans la communauté
Sont blessés dans leur honneur
Ils ont décidé que tu leur voulais du mal
L ancienne camaraderie devenue une haine mortelle
Il a choisi des mots qui se voulaient simples mais qui étaient glacés
Viol de l’intimité
La bouse de vache ! il nous fait passer pour des arriérés
Tu n’aurais pas du dire qu’on était le pays de merde ! (Non ! de la merde !)
Il dénigre l’isolement du lieu, alors qu’
Ils veulent s’arracher des ages sombres de l’arriération ,de l’enclavement
Le livre :l’auteur fait le malin, il est lui aussi issu de la batardise !
Il se place sur un territoire interdit
Révélation de ce qui est sensé rester un secret de famille
Honte d’avoir tiré des choses du silence pour se les attribuer à lui
Là haut il demeure la conscience de n’être pas cela qui est raconté (l ivrogne
Qui se suicide…)
Dire une chose qui n’est pas belle, pas « normale », et vouloir que ça se fixe dans l’écrit
C’est la vouloir en tant qu’elle est mauvaise, c’est vouloir le mal !
On tente de se dépêtrer d’un cadavre qui nous colle à la peau
Il nous compare à des animaux
Réponse !
Eloge bucolique de l’authenticité paysanne
On vit toujours comme dans une légende ici
Ce beau pays perdu où on arrive qu’ en se perdant, y a rien à y voir rien à y faire
Et c’est bien ainsi
Je le soutiens en moi comme on aide un vieux parent à marcher dans le couloir d’un hospice, en espérant qu’il reste encore en lui un peu de lui-même
Et en garder quelque chose dont on ne sait même pas ce que c’est
Regret d’une vie plus intense plus autre
La beauté dont on ne parvient jamais vraiment à faire son deuil
Ici on sent la vieille lutte contre la déperdition et la sauvagerie, si intimes
Le sombre le noir -c’est pas négatif ! ni les vaches !-
Ce sont des histoires de scénes naives et cruelles, promesses anciennes, presqu’inaudibles
dans ces paysages austères, quelque chose va venir !
Le monde va naitre !?
Au cœur de la matérialité la plus brute
Le livre montre les blessures, convoque les morts
Un noyau de spiritualité déchirante, familière et hors d’atteinte
Parler au lieu de se taire
Le livre restituait leur histoire
Et prendre la parole pour le silence du père, si maltraité, mort maintenant
A ceux que le silence a repris nous n’avons jamais assez parlé, nous ne les avons jamais assez écoutés
Dire son fait à cette terre, même une parole sans fin,
Le livre :sa faim inassouvissable de vie , il vous dénude vous prend tout
L auteur a cru que comme lui les autres pourraient dire « je » de son livre or il est le seul à pouvoir le faire, c’est pour cela qu’il l a écrit
Le livre se nourrit de ce qu’il parait donner
Le père t a transmis un besoin viscéral de la terre
La crasse sombre ,le manque de luminosité à l’intérieur, les odeurs les bruits
Il fallait portant montrer les petites faiblesses les petits ridicules car c’est ça aussi que nous sommes ; ce qu’on pleure et qui nous touche n’est pas le sublime, c’est ça ! on aime les gens tels qu’ils sont
Là haut, le paysan
Il n’est pas ce qu’il est, c’est sa liberté sa richesse la possibilité toujours d’être autre chose que ce qu’il est ? Chacun préserve sa réserve d’intime ,le trésor de ce « je » dont il ne se sert pas , et qui est sa raison de vivre , ce « je» qu’ils ne disent pas , ce qui lui reste de lui-même
L’intimité doit défendre sa dignité, là où on est si peu, où le silence des choses vient chercher le silence en soi
Un livre qui lui a volé tout le « je » ne laisse pas de réserve,il le prend à ses personnages pour se l’attribuer
Réparer la honte, le retour déterminait le combat, ne pas reculer, sauf à renoncer à soi.
Là haut se protéger contre ce qui travaille chaque jour les corps et les esprits (le corps travaillé, le froid…), et il y a des histoires à raconter, comme le vent, il faut qu’il se passe quelque chose, ces gens sont faits de l’étoffe des histoires
Le livre raconte la puissance des éléments et des passions, (et les différentes formes de handicap ; l’alcool…), on lutte à sa manière pour tenir
Le livre est pris comme des intrusions ,des marques d’hostilité
Or il n’y a rien de péjoratif pour toi ; rien de petit dans ce pays, c’est encore la mythologie, tout est magnifié, même les vaches
La merde, il leur faut chaque jour s’en défaire !s’en nettoyer alors comment admettre qu’on les renvoie à ce qu’ils se donnent tant de peine à évacuer
Ils superposent au texte leur fiction personnelle, ils t’en veulent non de ce qu’ils croient que tu n’aimes pas, mais bien plutôt de ce qu’ils n’aiment pas ,en eux même
Le texte ;les paroles n’ont pas cet air définitif
Au-delà de tout jugement la splendeur des paysages, l’horreur des blessures, la dureté des travaux ,les mesquineries des rivalités , l’héroisme des vies,la neige sur le volcan, les saouleries, l’ironie au coin d’un œil bleu, ce sont pour moi des motifs de fierté
Le secret nous est une nourriture indispensable il s’ avère une nécessité car ici l’isolement et l’anonymat sont impossibles
On fait comme si les choses demeuraient cachées
L’âme au sein de ce secret ,il lui faut aussi sortir de cette ombre , et se voir
La respiration de l’âme exige le repli du secret et le dépli du langage ,à condition que ce dépli soit créateur ,qu’il ouvre l’être à sa propre complexité , qu’il l’engendre en la révélant .
Il cesse de n’être que lui-même et devient l’autre ,développe des liens
Il a besoin de se replonger dans sa source de silence et d’obscurité
Le secret est le vide intérieur où le dire trouve son énergie
Là haut on ne parle pas de soi ,de ses sentiments, on se méfie de la parole
La parole littéraire devrait tourner autour de quelque chose qui ne se départit jamais tout à fait de son secret
Le secret c’est la propreté , la pureté (l’ argent…) au milieu des ordures du sale de la sueur du quotidien.
Le village conserve sa magie, ses parfums, ses chemins perdus, dans la mémoire des figures disparues, dans la sonorité particulière des vieux noms
C’est un cœur qui nous demeurera inaccessible
Notes issues du livre de Pierre Jourde : »la première pierre »
La littérature écharpée par la paysannerie
Un romancier tabassé par ses créatures
Ils n’ont pas les mots, se sont servis de leurs mains
Tentative de lapidation collective
Tu as été amputé d’un lieu qui est toi-même
Ici tu n es pas chez toi
Regarde ce que tu as fait
Tu es celui qui apporte le trouble dans la communauté
Sont blessés dans leur honneur
Ils ont décidé que tu leur voulais du mal
L ancienne camaraderie devenue une haine mortelle
Il a choisi des mots qui se voulaient simples mais qui étaient glacés
Viol de l’intimité
La bouse de vache ! il nous fait passer pour des arriérés
Tu n’aurais pas du dire qu’on était le pays de merde ! (Non ! de la merde !)
Il dénigre l’isolement du lieu, alors qu’
Ils veulent s’arracher des ages sombres de l’arriération ,de l’enclavement
Le livre :l’auteur fait le malin, il est lui aussi issu de la batardise !
Il se place sur un territoire interdit
Révélation de ce qui est sensé rester un secret de famille
Honte d’avoir tiré des choses du silence pour se les attribuer à lui
Là haut il demeure la conscience de n’être pas cela qui est raconté (l ivrogne
Qui se suicide…)
Dire une chose qui n’est pas belle, pas « normale », et vouloir que ça se fixe dans l’écrit
C’est la vouloir en tant qu’elle est mauvaise, c’est vouloir le mal !
On tente de se dépêtrer d’un cadavre qui nous colle à la peau
Il nous compare à des animaux
Réponse !
Eloge bucolique de l’authenticité paysanne
On vit toujours comme dans une légende ici
Ce beau pays perdu où on arrive qu’ en se perdant, y a rien à y voir rien à y faire
Et c’est bien ainsi
Je le soutiens en moi comme on aide un vieux parent à marcher dans le couloir d’un hospice, en espérant qu’il reste encore en lui un peu de lui-même
Et en garder quelque chose dont on ne sait même pas ce que c’est
Regret d’une vie plus intense plus autre
La beauté dont on ne parvient jamais vraiment à faire son deuil
Ici on sent la vieille lutte contre la déperdition et la sauvagerie, si intimes
Le sombre le noir -c’est pas négatif ! ni les vaches !-
Ce sont des histoires de scénes naives et cruelles, promesses anciennes, presqu’inaudibles
dans ces paysages austères, quelque chose va venir !
Le monde va naitre !?
Au cœur de la matérialité la plus brute
Le livre montre les blessures, convoque les morts
Un noyau de spiritualité déchirante, familière et hors d’atteinte
Parler au lieu de se taire
Le livre restituait leur histoire
Et prendre la parole pour le silence du père, si maltraité, mort maintenant
A ceux que le silence a repris nous n’avons jamais assez parlé, nous ne les avons jamais assez écoutés
Dire son fait à cette terre, même une parole sans fin,
Le livre :sa faim inassouvissable de vie , il vous dénude vous prend tout
L auteur a cru que comme lui les autres pourraient dire « je » de son livre or il est le seul à pouvoir le faire, c’est pour cela qu’il l a écrit
Le livre se nourrit de ce qu’il parait donner
Le père t a transmis un besoin viscéral de la terre
La crasse sombre ,le manque de luminosité à l’intérieur, les odeurs les bruits
Il fallait portant montrer les petites faiblesses les petits ridicules car c’est ça aussi que nous sommes ; ce qu’on pleure et qui nous touche n’est pas le sublime, c’est ça ! on aime les gens tels qu’ils sont
Là haut, le paysan
Il n’est pas ce qu’il est, c’est sa liberté sa richesse la possibilité toujours d’être autre chose que ce qu’il est ? Chacun préserve sa réserve d’intime ,le trésor de ce « je » dont il ne se sert pas , et qui est sa raison de vivre , ce « je» qu’ils ne disent pas , ce qui lui reste de lui-même
L’intimité doit défendre sa dignité, là où on est si peu, où le silence des choses vient chercher le silence en soi
Un livre qui lui a volé tout le « je » ne laisse pas de réserve,il le prend à ses personnages pour se l’attribuer
Réparer la honte, le retour déterminait le combat, ne pas reculer, sauf à renoncer à soi.
Là haut se protéger contre ce qui travaille chaque jour les corps et les esprits (le corps travaillé, le froid…), et il y a des histoires à raconter, comme le vent, il faut qu’il se passe quelque chose, ces gens sont faits de l’étoffe des histoires
Le livre raconte la puissance des éléments et des passions, (et les différentes formes de handicap ; l’alcool…), on lutte à sa manière pour tenir
Le livre est pris comme des intrusions ,des marques d’hostilité
Or il n’y a rien de péjoratif pour toi ; rien de petit dans ce pays, c’est encore la mythologie, tout est magnifié, même les vaches
La merde, il leur faut chaque jour s’en défaire !s’en nettoyer alors comment admettre qu’on les renvoie à ce qu’ils se donnent tant de peine à évacuer
Ils superposent au texte leur fiction personnelle, ils t’en veulent non de ce qu’ils croient que tu n’aimes pas, mais bien plutôt de ce qu’ils n’aiment pas ,en eux même
Le texte ;les paroles n’ont pas cet air définitif
Au-delà de tout jugement la splendeur des paysages, l’horreur des blessures, la dureté des travaux ,les mesquineries des rivalités , l’héroisme des vies,la neige sur le volcan, les saouleries, l’ironie au coin d’un œil bleu, ce sont pour moi des motifs de fierté
Le secret nous est une nourriture indispensable il s’ avère une nécessité car ici l’isolement et l’anonymat sont impossibles
On fait comme si les choses demeuraient cachées
L’âme au sein de ce secret ,il lui faut aussi sortir de cette ombre , et se voir
La respiration de l’âme exige le repli du secret et le dépli du langage ,à condition que ce dépli soit créateur ,qu’il ouvre l’être à sa propre complexité , qu’il l’engendre en la révélant .
Il cesse de n’être que lui-même et devient l’autre ,développe des liens
Il a besoin de se replonger dans sa source de silence et d’obscurité
Le secret est le vide intérieur où le dire trouve son énergie
Là haut on ne parle pas de soi ,de ses sentiments, on se méfie de la parole
La parole littéraire devrait tourner autour de quelque chose qui ne se départit jamais tout à fait de son secret
Le secret c’est la propreté , la pureté (l’ argent…) au milieu des ordures du sale de la sueur du quotidien.
Le village conserve sa magie, ses parfums, ses chemins perdus, dans la mémoire des figures disparues, dans la sonorité particulière des vieux noms
C’est un cœur qui nous demeurera inaccessible
La respiration de l’âme exige le repli du secret et le dépli du langage ,à condition que ce dépli soit créateur ,qu’il ouvre l’être à sa propre complexité , qu’il l’engendre en la révélant .
Il cesse de n’être que lui-même et devient l’autre ,développe des liens
Il a besoin de se replonger dans sa source de silence et d’obscurité
Le secret est le vide intérieur où le dire trouve son énergie
Là haut on ne parle pas de soi ,de ses sentiments, on se méfie de la parole
La parole littéraire devrait tourner autour de quelque chose qui ne se départit jamais tout à fait de son secret
Le secret c’est la propreté , la pureté (l’ argent…) au milieu des ordures du sale de la sueur du quotidien.
Le village conserve sa magie, ses parfums, ses chemins perdus, dans la mémoire des figures disparues, dans la sonorité particulière des vieux noms
C’est un cœur qui nous demeurera inaccessible
Ici tu n es pas chez toi
Regarde ce que tu as fait
Tu es celui qui apporte le trouble dans la communauté
Sont blessés dans leur honneur
Ils ont décidé que tu leur voulais du mal
L ancienne camaraderie devenue une haine mortelle
Il a choisi des mots qui se voulaient simples mais qui étaient glacés
Viol de l’intimité
La bouse de vache ! il nous fait passer pour des arriérés
Tu n’aurais pas du dire qu’on était le pays de merde ! (Non ! de la merde !)
Il dénigre l’isolement du lieu, alors qu’
Ils veulent s’arracher des ages sombres de l’arriération ,de l’enclavement
Le livre :l’auteur fait le malin, il est lui aussi issu de la batardise !
Il se place sur un territoire interdit
Révélation de ce qui est sensé rester un secret de famille
Honte d’avoir tiré des choses du silence pour se les attribuer à lui
Là haut il demeure la conscience de n’être pas cela qui est raconté (l ivrogne
Qui se suicide…)
Dire une chose qui n’est pas belle, pas « normale », et vouloir que ça se fixe dans l’écrit
C’est la vouloir en tant qu’elle est mauvaise, c’est vouloir le mal !
On tente de se dépêtrer d’un cadavre qui nous colle à la peau
Il nous compare à des animaux
Réponse !
Eloge bucolique de l’authenticité paysanne
On vit toujours comme dans une légende ici
Ce beau pays perdu où on arrive qu’ en se perdant, y a rien à y voir rien à y faire
Et c’est bien ainsi
Je le soutiens en moi comme on aide un vieux parent à marcher dans le couloir d’un hospice, en espérant qu’il reste encore en lui un peu de lui-même
Et en garder quelque chose dont on ne sait même pas ce que c’est
Regret d’une vie plus intense plus autre
La beauté dont on ne parvient jamais vraiment à faire son deuil
Ici on sent la vieille lutte contre la déperdition et la sauvagerie, si intimes
Le sombre le noir -c’est pas négatif ! ni les vaches !-
Ce sont des histoires de scénes naives et cruelles, promesses anciennes, presqu’inaudibles
dans ces paysages austères, quelque chose va venir !
Le monde va naitre !?
Au cœur de la matérialité la plus brute
Le livre montre les blessures, convoque les morts
Un noyau de spiritualité déchirante, familière et hors d’atteinte
Parler au lieu de se taire
Le livre restituait leur histoire
Et prendre la parole pour le silence du père, si maltraité, mort maintenant
A ceux que le silence a repris nous n’avons jamais assez parlé, nous ne les avons jamais assez écoutés
Dire son fait à cette terre, même une parole sans fin,
Le livre :sa faim inassouvissable de vie , il vous dénude vous prend tout
L auteur a cru que comme lui les autres pourraient dire « je » de son livre or il est le seul à pouvoir le faire, c’est pour cela qu’il l a écrit
Le livre se nourrit de ce qu’il parait donner
Le père t a transmis un besoin viscéral de la terre
La crasse sombre ,le manque de luminosité à l’intérieur, les odeurs les bruits
Il fallait portant montrer les petites faiblesses les petits ridicules car c’est ça aussi que nous sommes ; ce qu’on pleure et qui nous touche n’est pas le sublime, c’est ça ! on aime les gens tels qu’ils sont
Là haut, le paysan
Il n’est pas ce qu’il est, c’est sa liberté sa richesse la possibilité toujours d’être autre chose que ce qu’il est ? Chacun préserve sa réserve d’intime ,le trésor de ce « je » dont il ne se sert pas , et qui est sa raison de vivre , ce « je» qu’ils ne disent pas , ce qui lui reste de lui-même
L’intimité doit défendre sa dignité, là où on est si peu, où le silence des choses vient chercher le silence en soi
Un livre qui lui a volé tout le « je » ne laisse pas de réserve,il le prend à ses personnages pour se l’attribuer
Réparer la honte, le retour déterminait le combat, ne pas reculer, sauf à renoncer à soi.
Là haut se protéger contre ce qui travaille chaque jour les corps et les esprits (le corps travaillé, le froid…), et il y a des histoires à raconter, comme le vent, il faut qu’il se passe quelque chose, ces gens sont faits de l’étoffe des histoires
Le livre raconte la puissance des éléments et des passions, (et les différentes formes de handicap ; l’alcool…), on lutte à sa manière pour tenir
Le livre est pris comme des intrusions ,des marques d’hostilité
Or il n’y a rien de péjoratif pour toi ; rien de petit dans ce pays, c’est encore la mythologie, tout est magnifié, même les vaches
La merde, il leur faut chaque jour s’en défaire !s’en nettoyer alors comment admettre qu’on les renvoie à ce qu’ils se donnent tant de peine à évacuer
Ils superposent au texte leur fiction personnelle, ils t’en veulent non de ce qu’ils croient que tu n’aimes pas, mais bien plutôt de ce qu’ils n’aiment pas ,en eux même
Le texte ;les paroles n’ont pas cet air définitif
Au-delà de tout jugement la splendeur des paysages, l’horreur des blessures, la dureté des travaux ,les mesquineries des rivalités , l’héroisme des vies,la neige sur le volcan, les saouleries, l’ironie au coin d’un œil bleu, ce sont pour moi des motifs de fierté
Le secret nous est une nourriture indispensable il s’ avère une nécessité car ici l’isolement et l’anonymat sont impossibles
On fait comme si les choses demeuraient cachées
L’âme au sein de ce secret ,il lui faut aussi sortir de cette ombre , et se voir
La respiration de l’âme exige le repli du secret et le dépli du langage ,à condition que ce dépli soit créateur ,qu’il ouvre l’être à sa propre complexité , qu’il l’engendre en la révélant .
Il cesse de n’être que lui-même et devient l’autre ,développe des liens
Il a besoin de se replonger dans sa source de silence et d’obscurité
Le secret est le vide intérieur où le dire trouve son énergie
Là haut on ne parle pas de soi ,de ses sentiments, on se méfie de la parole
La parole littéraire devrait tourner autour de quelque chose qui ne se départit jamais tout à fait de son secret
Le secret c’est la propreté , la pureté (l’ argent…) au milieu des ordures du sale de la sueur du quotidien.
Le village conserve sa magie, ses parfums, ses chemins perdus, dans la mémoire des figures disparues, dans la sonorité particulière des vieux noms
C’est un cœur qui nous demeurera inaccessible