grosses bottes
grosses bottes
Il n’y a pas que ces grosses bottes rondes qui se donnent à voir,l’été.
Il y a George Sand,qui se donne au souvenir: orge et sable, bon dieu.
C’est le temps ancestral qui a créé ces sentes creuses à l’agréable solitude.
Ici est la source de la Fonteneille,où déjà à ton époque on était à la méditation.
Ces décorés petits prés petits champs sont gorgés d’apaisement de plénitude.
D’existence disent les oiseaux,dans le lointain qui suit son cours, sous ta protection.
George Sable, orge et sable,mais où? comment?.
Pays gorgé de fraicheur,pentes couvertes de verdures juteuses. Alléchantes et insassiables.
Est il né de ton époque,créé de toutes pièces par toi?
Ici l’esprit devient tendrement panoramas bleutés.
Dans le lointain caché, c’est la source féconde,immaculée, emplie du temps
et du silence des hommes, vibrante du calme de la nature ,et de la vie secrète.
Un petit lieu aux haies épaisses chargées de mûres,de sûreaux.
La vie y était déjà à s’y dorloter,n’est ce pas, si légère sous les panoramas bleutés.
Où au contraire si dure ,que le grand-père, regardant par la bouinotte, disait sentencieusement
« bon dieu d’bon dieu ».Si lourde dans les champs cultivés où règnait le liseron et les pierres?
Ou impitoyable dans la ferme du maître.
Orge Sable,ce pays t’a prise,y es tu? Avec tes envies intactes
au fond des vallées de tes rêves?
Le temps prends son espace,son volume.
Est ce toi,un jour d’été,de retour d’agréable solitude, devant moi sur le chemin?
Mais léger sous le vent passe l’aveugle d’Orsennes.
Sous les odeurs agréables des recoins de la nature, tu murmures simplement,
à la source de la Fonteneille.
Présence légère sous les haies épaisses du dôme couvert de verdure,avec le lavoir qui s’est tu,
qui écoute d’espace et de temps.
Mais léger sous le vent passe l’aveugle d’Orsennes.
Pensant à toutes ces femmes, réunies au travail,à parler.Abreuvoirs ou lavoirs,ce sont rûches...
Les hommes dans les fumées fruitées et liquides du petit bistrot.
L’esprit y est à l’abandon.
Orge Sable, tu fais corps avec ce silence où les oiseaux pépient.
Ici est l’intime lavoir, avec autour ses petits champs,et la source nue.
Tendres senteurs fruitées de tes petites routes, est ce ton parfum?
Mais léger sous le vent passe l’aveugle d’Orsennes.
Les sûreaux chargés montent, sûrement, au ciel de bois clair.
Tu es de ces vergers,ces bosquets, ce pays t’aime.
Il est quelque chose de toi et il suit son cours de paix, c’est ainsi.
Ce pays qui avait son temps, travaillait avec tout son temps.
Odeurs tièdes et animales des fermes,où les oiseaux passent en sifflant.
Pays de découverte au fond des yeux, de profondeurs .
Orge Sable,patronne de cette contrée , qui es tu, de retour sur
les petites routes ombragées?
Le lavoir qui était rude, l’est toujours par son silence.
Mais ces bottes rondes d’or de l’été!
Eclat de rupestre richesse.
Ici pas de modernisme voyant,ni d’usine fumeuse, pas non plus de cars touristiques...
Hors du temps des choses accrocheuses, fugaces...
Resté aux choses de nature, aux recoins immuables.
Ceux de l’efficacité, du temps qui s’achète ,se compte n’ont rien trouvé
dans tes sentes ombragées.Libres se croient ils,de penser :pays reculé! pays de sauvages!
J’ai peur qu’il n’en reste guère...
« bon dieu d’bon dieu » disait l’aveugle.
Où es tu restée?
Dans ces hameaux inhabités?
Les sûreaux et les églantiers disent non, de toutes leurs épines
et leur parfum sauvage. La vie y est là, toujours.
Ce pays complice des siècles passés:oui
mais la source de la Fonteneille est là pour qui réapprend
à goûter, au delà des round balls et des avions très hauts.
Ce vent agréable passe léger sous tes pas;
Tes yeux ne sont ils pas dans cette lumière ?
La nature dit depuis toujours aux sûreaux pimpants :continuons,
suivant ses cycles sous les astres.
« Bon dieu d’bon dieu » disait l’aveugle.