zup

Publié le par trainefeuille

Zup

 

ce soir tristesse

derrière la fenêtre

ce sont façades grises et blêmes,

des falaises!

Pas moyen d’y voir l’horizon et pourtant

toutes ces fenêtres reflètent les lueurs du couchant.

 

Il a quelque chose d’opprimant,

Béton où es tu, y es tu?

Gens mes semblables où êtes vous?

 

Je les verrai demain surtout les enfants

pépier comme des oiseaux, jouer sur le reste de sable

et le gazon usé,

un pistolet à la main ou une planche aux pieds.

Les ados passeront un temps interminable,

agglutinés sur un banc jusqu’au soir.

Ou s’il pleut ce sera la voiture

avec les fenêtres ouvertes ,à cause des fumées de cigarettes.

Sur un banc plus loin ce seront les femmes turques

chaudement assises.

 

Et je dirai bonjour au petit gros dans l’escalier!

Qui descendra avec sa raquette

pour jouer avec ses potes contre la façade.

 

Ca me fera chaud au coeur

demain.

Cité, tu as une âme.

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Publié dans poésie

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