esquifs de pierre

Publié le par trainefeuille

les esquifs de pierre

 

Les esquifs de pierre seront ils bientôt libres?

Ils sont couchés derrière le chantier,

au raz de cette vaste étendue de vase

et d’eau aux clapotis infinis.

 

La raffinerie ronfle au delà de la Loire.

Sur le quai un jeune garçon fait son footing,

sous les applaudissement des vaguelettes

chargées de gouttes et de suaveurs.

Odeurs qui fleurent la forte vase.

Il passe à côté du gros anneau au bord de la roselière.

 

Frappe des outils devant les mouettes rieuses .

Près de la bouée « pti rouge » et « NA 523 » dansent dans un roulis calme

suivis par « marin des îles ».

Ondulations des goëlands sur l’eau.

La marée croit.

 

Mais le port reste à vendre.

Il est loin de tout croit on.

 

Nombreux parmi les mouettes connaissent et colportent

tous les secrets minuscules

de ces antiques bâtisses sur ces quais.

Un petit bateau de pêche acquièsce des deux mâts,

du bout de sa passerelle tordue.

Une grosse drague jaune fané en vieux béton,

réformée de tous ses bras,tente de jaser,au tempo du roulis de fond,

mais elle reste comme épouvantée,liée à sa corde de trois pouces.

Vaste Loire ondulante et grise.

 

Le petit port est enfermé dans sa vase.

Certains chalands,rafistolés de coaltar, vous diront que le temps passe très mal ici.

Ils se sentent dans une mauvaise passe.Ils oublient

ce que la mer pouvait avoir de vaste et d’accueillant.

Le garçon écoute la mouette parler.

Elle est enchainée à cet endroit.

Qui es tu, frégate Aréthuse? où es tu, Pitre Chevalier?

Elle file à tire d’aile vers l’ancienne demeure d’un capitaine terre-neuva.

Le petit marin court en rêvant , tout est limpide.

Les belles couleurs dansent  devant ses yeux. 

L’infini du liquide.

 

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Publié dans poésie

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