anjou, feu

Publié le par trainefeuille

Hier au soir après l’turbin j’me mets à visiter l’Anjou

Anjou petit’ Anjou , où es tu , et qui ? connais pas .Petite région de la Loire, mais très finissante !  

On n’entends pas parler de toi, es tu si discrète ? Attention tu vas attirer l’Ankou .

Tu as cette chance d’être près du vaste et noble fleuve , monde à tire d’aile, aux iles de sable, aux crues légendaires, redoutables,  d’être de ce terroir des châteaux des rois ,comme la Touraine ta voisine.

Que de riches châteaux blancs, nobles et riantes bâtisses .  Bel Anjou dit on, où l’on parlerait si bien cette langue d’oïl, ce « françois »  de nos sources.

La fierté des habitants heureux de cette région est elle en ruine ?  

St Melaine était-il ton protecteur  aux riches heures de l’Anjou ?

On peut t’accuser de tout mais…il faut s’ouvrir sur l’Anjou .

Petit coin comme un moulin à vent, tu es natif du tuffeau, comme ton vin blanc. Ton cabernet, ton côteau du Layon, on le boit le soir à la brune.   Comme ce village des Ponts-de-Cé,   accolé à la Loire. C’est peut être un rêve de chätelain, mais je voudrai savoir…quel sort t’est il fait ? quel est ton destin

Anjou, c’est écrit  sur les autocars c’est vrai.  Timorée ? A l’écart de la vie des régions ?  

Non  car il y a  la vigne , il y a de la bonne émanation de  la dive sève , essence qui se matérialise dans le sublime !  comme  un pied de nez aux prétentieux !  Ce vignoble du sud 49, il n’est pas dénaturé .

 Les choses qui coulent , fondamentales, sont là, dans le clair de l’Anjou, dans ce climat de bon aloi, règne après les rois, de la douceur où on est bien, où on a envie de se faire un ami , vigneron  pourquoi pas.

Petite région comme une pierre tremblante, tu dors comme à Chartres sur le Loir, comme un loir, confiant  en dame nature, dans tes cavernes de calcaire.

Passé Angers, direction la Loire, par les levées, par les tenues maraichères, où le sable fait vivre ces plants et légumes, et tous ces ouvriers.  Arrivant sur Saumur…. tu deviens troglodyte ,  amoureux du tempéré, de l’abri, (pas forcément préhistorique)…

à Miré, je découvre un beau dolmen, fait de larges et impressionnantes dalles  (la plaque de couverture ne repose que sur 3 points d’appui, larges comme des têtes d’aiguille. 3 têtes petites et si puissantes). D’ici , un point d’appui pour voir le monde.

Vivre d’un coin, vivre d’une sève, vivre de 2 soleil :amitié et  douceur de vivre.

Mais voilà, loin de l’Océane, il me faut partir, partir et oublier  vite l’Anjou.

Ravaler  l’Anjou ?

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Publié dans atmosphere

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