ce matin de bonheure
Ce matin de bonheure
parti encore dans ces coins ôh miracle les pieds sur terre, ferme ,mais la magie opère. Aigurande , à 450 m d’ altitude, tout proche de la Creuse mieux massif montagneux et granitique qui se terre là quelque part. le pays de froid, de la neige ; signes avant coureurs de la féria de Michel Strogoff, d’Irkoutsk, et c’est pourtant si près de la plaine du bassin parisien, de Châteauroux. Il y a une vigie ici, qui régie les atmosphères.
Pourtant ça se voit à peine, ces vallonnements dirait un savoyard. Ce sont juste ses perspectives, qui sont intéressantes , pour caresser le rêve.
Mais ce matin me trouve dans le fog filandreux, quelle étrange lumière apparait, envie comme à 10 ans, de s’y cacher. Bruine ,grisaille, l’heure rêvée pour les fantômes. Je peux être passe muraille, mais pas passe brouillard, ça sent l’humide, le coffre, la cave, ce coin a été conspué, trahi par les flots d’eau dilatée, grise, qui monte et se perd partout, aujourd’hui c’est le vacarme de milliards de gouttelettes et de leurs microbes, l’eau est frelatée.
Même les plus beaux horizons jadis écrits sur mon carnet se sont évacués.Où les monts de la Marche au loin ,de St Gousseaud, de St Vaury, les puys… ma vue est embuée.
Où la belle neige sublimée ? sans souvenir,je vais rentrer bredouille, ouille.je n’aurai pas été sauvageon ce jour. Quand s’éveillera le froid ? dans ce pays rustique et sobre, qu’aiment les chataigniers et les rocs de granit, les petits êtres invisibles sont ceux des pays du froid.
Attendre encore pour s’emmitoufler dans les petites vallées blanches et scintillantes.