le réel ou le rêve

Publié le par trainefeuille

Le réel ou le rêve ? Découvrir du jamais vu à St Aout des chemins tout neufs pour ma solitude avec les paysages voulus,VTT et belle averse accordée, ça se succède sans faiblir, à l’assaut des ruisselets des champs ; là bas le bourg et encore là bas les puys enneigés,

Ces chemins intrigants, sont dans le fond de l’essence de ce petit pays, petites zones comme mystérieuses, ça va du végétal comme du ciel, dans ce désert humain rare, quelle recouvrance de sensations d’enfant se promenant, solitude bousculée, mains calleuses du grand père, sa casquette de capitaine, sa moustache de poilu ; on était bien on était deux,

Courbes des bouchures, je réverbère, me transforme sans cesse, saute comme les pendules comtoises, mélange les temps les conjugaisons, humaines

Chemin de blancs cailloux arrachés à l’obscur, tirés vers le chaud et lumineux,

Gué, entaille de verdure et de ruisseau, extase du miroir inversé, qui m'emmène. Arriver au bout du temps imparti.

Le gros chêne va bien ,merci. L’auberge des maitres sonneurs aussi, dans l’attente de cette nuit pour le rendez vous des musiciens pour un « bœuf », tout est à recommencer, inachevé pour toujours,

Ça vibre à l’accent des cornemuses, et derrière la vieille femme au fichu noir suit.



Je flashe sur le plateau des mille flashes, avec les brumes et les yeux fermés, les parcelles marécageuses, au fond de la courbe tout son saoul, odeur dive de la tourbe,

Reconnaitre chaque parcelle de buissons et de ciel, entre deux fougères, découvrir des bruits de carriole, chercher des onces de l’enfance, austère comme ces maisons de pierre de Corrèze, qui m’accrochent vers ce passé, ce jamais vécu pour moi, je peux alors arpenter ce pays, les monts charnus de Guéret, et manger mes saucisses par terre, près du feu.

Me frotter les côtes aux collines rocheuses du froid, passant lors d'un hiver sur le chemin de St Aout à Ste Sévère.

Puis transpirer dès que vient l’été. Pourquoi être blasé comme aujourd’hui

Cette campagne s’y frotter sang et eau, à vélo ,s’ensoleiller les côtes, de mèche avec les végétaux,

Serpenter dans les parfums subtils, arborer des pierres et des fleurs.

Sidéré, le long des pentes, plaies et bosses, dans ce double écrin de bleu et de désert

Toile divine ,tresse mythique, je suis dedans, je peux fabriquer des lierres, des pierres, des forêts somptueuses, avec même des vols de grues en majesté, avec des mystères chargés qui obligent, à mi chemin entre l’infini et l’infini, je suis entré dans le très petit et le très grand, je transpire, au milieu du miroir, parmi les graminées sauvages si à l’aise, j’arriverai au bout de l’espace ,de la peur,prêt à tout parmi les cailloux, rêvant au verre de bordeaux, cabossé.

Il ne faudra pas revenir, et humer le froid.

Lire les dessins sur le terrain qui alimentent la vaste tourbe, loin des tumultes argentés. A travers bruits de carrioles et surgissements de revenants, près des combes granitiques. Parmi les chiens errants. Au risque d’y rester collé, chassant le grand ver.

Roseaux et carex, jusqu’à Pontaumur. Dans les marécages qui vont à l’assaut des minuscules villages.

Promeneur dans le désert, quand je serai eau j’irai alimenter les grandes sagnes.





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Publié dans poésie

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