phrase
Phrase
Adelin m’a écrit une « phrase » sur le carnet.
Je regrette beaucoup de ne pas pouvoir la reproduire ici,
mais je la garde précieusement dans mon garde-manger.
Essai de traduction, sur votre insistance.
« ...si si! C’est moi qui ai tué le fils du vicomte de la Passoire grise,
celui qui (s’) allumait (sous) les réverbères.
Il m’ennuyait. Alors je l’ai scalpé. Ou je m’ennuyais, qu’importe.
Il avait des parentés avec les berbères alors, comme je suis un peu raciste,
et que je n’aime pas les sacs poubelle,je l’ai plombé.
Trop planeur ,éthéré,trop délicat je le trouvais.
Pas au raz des paquerettes,pas assez ramassé;
il ne s’intéressait pas comme tout le monde, ni au cachalot, ni au vélo..
Il se passionnait pour le malheur des uns, ou le bonheur des autres; bref
je l’ai sulfaté , d’un grand coup d’allume cigare. Il est tombé d’un coup l’infect.
Et je n’ai pas aimé le jaune pisseux de son aile.
Ferraillé le petit gris.
La planète est enfin débarassée d’un insecte. C’est piquant, saperlotte!
Bon,il est grand temps que je fasse une petite prière, pour me faire pardonner
du dieu des animaux aériens. Grimaces.
Car j’aime faire les mimiques de singe.Et ça leur fait peur;
les insectes se cachent dans leur trou.
Alors je vais les chercher avec un tire bouchon.J’aime bien. »