brisure de rire

Publié le par trainefeuille

Brisure de rire

Je suis allongé, transparent après le bal folk,

promenade féérique, où on tourne autour, on valse

On se regarde les uns les autres,on sort du désert

Rempli je contemple tout ça, la tête à l’ancienne

espèce de vieille cornemuse tu abuses

Au creux de ces gens je me séchais ;

mais quelque chose me reste mystérieux

Quand mon breuvage ordinaire est emmailloté d’ennui

je vais voir la pierre Branlante, dans son antre

pour me déposer,

lent dérêveur au bout de sa ficelle.

Aller à la rencontre c’est difficile

poser un geste, une parole un regard qui est

carapaçonné

et je m’estompe , c’est toujours un peu triste

et l’amour à côté de soi

tourne tourne

je cherche et me camouffle

rêveur d’âme

Ou âne

allez fonce à vélo vers un but :

la botte de foin où je me laisse choir

Baignes toi dans ce vert-mousse

dans une vieille grange de la Haute Loire

Où est mon autre à moi, pelotonné(e) dans le corps

L’amour ? oui il faut le faire

Rose sans voix au cœur des tiraillements

Berbère sans voix

Tu essaies de te fabriquer un jour, un vrai

Au lieu d’une laisse

Le vois tu

2 enfants jouent ce soir sous les lampadaires de Guéret :

Au jeu de la ficelle ou la mort

Ne coupez pas !ce sont des enragés de la vie

Et j’en suis fauché

on a tous peur ! comme on l’a du serpent

on a trop nettoyé ,tout décapé

j’ai marché trop vite, mais

je n’ai pas vu

une jeune agricultrice

sereine sur son tracteur,

et qui assume

Lui, les larmes aux yeux il se retourne vers sa terre,vieux paysan

c’est sa Geste à lui

il n’en peut plus ,veut plus

Où est l’archiprêtre

où la cérémonie ?

Qui est là ?

J’y vais tête branlante

laisses là ton 4X4

mets toi contre ce beau lac

un sourire ! ne coupez pas !

rappelles toi

sur un sourire on avait marché, jadis tous les 2,

puissance de métamorphose de la nature, dans l’ombre du soir

Vivre des choses sérieuses ça déboulonne

Entretiens ton intérêt ,ton système de pensée

même ta petite chose sans intérêt,

côté bonheur comme côté labeur

malgré les lampadaires ce soir à Guéret

tu es sans objet

perturbé dans ta course

si fragmenté

dire que tu as engagé ta vie sur une phrase

et la sienne aussi

les doutes envahissent tes jours si peu matériels,

personne à s’adoucir à côté de toi,

les larmes à tes yeux rigides

de flibustier

l’hiver dans le coin du feu tu soudes tu

tords

des mots sur tes maux

j’ai achoppé sur la pierre

quand je purgeais la lie

entre certitude et servitude

parlera t on assez de ce bal ,sous les lampadaires

je crois?

dans la société nos jeunes récupèrent nos fadeurs, nos mollesses, nos saletés

ils les engrangent, et voilà

à l’heure de notre déchéance ils sont sans utilité

sans travail désarroi ultime

Mais rencontrer quelqu’un sous les lampadaires

serait d’une intensité !!

je porte un toast

à ce paysan perdu dans ses racines

le complexe

de la marionnette

-Vieille peau retiens ta délicate substance-

je te l’envoie depuis mon silence ou ma pénitence

ruse de serpent

vis comme une cérémonie ce bon vieux jour,

du dedans

comment me guérir de

ma molle racine

j’abdique, à la remontée du vieux désir

vieux hibou vieille purée

retiens l’instant dorloté de lumière !

tu t’es exposé aux larmes aux misères

pour des choses aussi simples

tu es enragé toute ta vie durant

et ça te ferme la bouche

je te parle depuis ma pierre, c’est écrit dessus

bloqué pour un bon moment

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