les lumières et les ombres

Publié le par trainefeuille

La lumière et les ombres glissent vers le cœur

Ça parait en douceur et triste et on ne voit pas les brumes ;

 

Cherche l’entrée de la rivière ,magique

Univers étrange ta curiosité est en éveil, faisons le mur

Quelle symphonie, on n’en voit pas le bout, de ce chaud de ce froid qui caresse

 

Pétri de féérie tout est prêt

Déroulez les heures de haut en bas

Et on revoit les mouvements et les formes, et le souvenir

Il pleut ! il faut ressortir les rafiots de pêche

Les veilleuses vont bon train,

Qui répètent les caresses douloureuses

Le marin est là qui glisse vers toi

 

Sous le parapluie , mon admiratrice revient me voir une heure plus tard

Les ombres chantaient

Tout là haut la lumière de ces lieux

Et la propulsion des cours d’eau

Le meilleur son du monde

 

Et aux belles iles je souhaite bon vent

Faut pas pousser les eaux n’y sont pour rien

Ni les fossés ouvragés

La flânerie est venue me voir,

perdre son temps

Avec la mémoire des anciens

-Il était une fois un bout de tablée…-

 

Le biniou et la bombarde ,lancinants et acides traversent les fibres

des gens de Bretagne, mûrs pour une seconde vie

Ecartant les mouettes sur les ressacs

Et partant vers les hautes terres

 

La brume ici est rongée

Retournée à la terre,

Les herbes de la pluie ont vite dépassé les ombres

Tu reviens des coins du pays ,souffles des bougies

Tu tires vers toi les routes

Ici tu prends le passé d’un habitant pour celui d’un autre

Et fouilles sa dépouille !

Oui à 5 heures du soir ici tout fait faux bonds

Raconte moi une histoire, celle du phare aveugle

Ou celle du triton palmé

Ou du bébé qui est revenu

 

Oui, faits le compte

abrupt

Tu t’infiltres plus guère

Comme la mémé

Tu caresses la cornemuse, tête de buse

Et bouffes du béton

Bailles et rentres au trou

Que tristes et mornes nous sommes.

La représentation est terminée ,

 

Non, les rideaux ne sont pas par terre !

Comme la lumière

cours ventre à air

Dégringole tout droit, le ventre de colère

 

La Bretagne lieu de couleurs de douleurs, je la servis,

monde à la force des bras, quand elle vint à ma rencontre

en direction de l’horizon

Que vive ce pays de la carte du tendre

Non modifiable

 

c’est ce hurlement qui compte

je suis celui qui sursaute,

Pour voir la mer éclatée, comme vieux gréements

Et jongler, pour éviter la poussière

 

Plus tard ma colonisatrice revient me voir, pour la sainte Radegonde

Patronne des mots salés

« Tu es infesté par les rats !

mais tu écris, les pieds dans le plat ,visqueux, car il pleut »

Et tu t’insères on ne sait comment dans l’étang

dans le sensible sable blond

 

Bretagne ,Berry et Basque pays

Occitanie …maintenus

Vaille que vaille

en éveil par miracle,

mots délicats mis en culture

On a pulvérisé leur échappée belle

telle

une biscotte qu’on écrase

avec la volupté du chat qui se repait de son repas.

Pourtant ça leur ferait du bien

 

A la fête des culs salés si tu cherches à t’arrimer

Tu es ce vieux canot en bois et qui fuit plain bord

 

Vas tu être tiré vers le haut

Résister aux rouleaux aveugles

Danser sur tes pieds et mettre des fleurs fraiches

Aux 4 coins des oasis de la vie

Pourquoi écrire la tempête

Cherches ta part ensoleillée fuyant ces légions de domestiques

Suis les vielleuses du soir quand elles prendront la mer

Haute terre des mots

Allez, rames !

A coups des salves génératrices,

Sonnes à la porte du Céleste

tout tire à boulets d’encre

Grattée

Regarde cette femme sur la jetée, qui attend son mari

Alors que les autres pêcheurs sont revenus

Rejoins là, qui se donne tant

de mal

Et le chagrin profond de la mer

Pas de pause !

 

Bretagne terre de passé d’écriture de vieux fossés aux pièces d’or ,de traces

Miracle d’imperfections dans le grand vide ,nourrie de tant d’autres

éminence des chants

tu veux rester en selle,

Chercher dans les élans des pierres et monuments

Dans ces passages étroits de l’univers

A déroulez les nues et

Les oriflammes

 

Je lutte contre ce vent facial

Les yeux de cet univers étrange ondulent en prospection

Innervé d’une secrète ondulation, en départ pour toujours, je bouille

Près d’un vers de terre je bafouille

tout en couleur

Je me tiens sur une herbe, être délicat, secrété comment , déjà?

Ah ! derrière le parapluie, voilà l’entrée de la rivière !

La Rivière de la Pluie

Ils ont travaillé dur

Les arbrisseaux, pour sortir cela

 

La Bretagne et le Berry, échoués, mûrs pur une deuxième vie ?

Liesses et lieux de musique et de danse, ça leur fera du bien

D’être innervés de belle façon ;

Ah ! notre gwen ha du !

Et Tristan Corbière, Glenmor, Stivell, Servat…

Qui chantent tout là bas !

Ces lieux de chatoiement où homme et bombarde dialoguent

Et abondent

Déboulez, les nues !

Les mues

Hypnotiques et

fééries que cet or

générosité des générations

sonnez !

la fête ! le meilleur sens au monde

soufflez ,herbes et bombardes,

 

là l’homme est capable de louange

il force le monde à se retourner

la Bretagne ,où l’homme est là pour longtemps,

celui qui sauvera la pluie et le beau temps

que vois-je ?

-sous le parapluie marchant droit devant nous, 2 complices intimes, frère et sœur ,se retrouvent-

 

Qui apprend à tâtonner ?

Où sont les bons veilleurs, d’il était une fois au monde ?

Tous ces mots, iles berçantes, je leur souhaite de pousser dru

le long des chemins creux et des haies

car il faut replanter

et maintenir le motif

Etre ou Ne pas Etre aujourd’hui

Comment ne pas Etre alors sous les pires pluies de colère,

Mais Eau du bon peintre, dont les lavis nettoient ce monde

de ces vomissures,

du vide sidérant

 

je suis canot ancien dans les hautes herbes,

sidéré

ou table de travail

isolé, glisses toi dans le cours des choses

je suis des basses terres et je suis échoué

je m’appelle Bretagne, sémaphore au monde

je rentre sous terre et c’est pour mieux revenir

comme la pluie qui cogne au chambranle

 

on ne retient du monde que les échappées belles

la lumière m’a fait atterrir où je suis

bien longtemps avant de flétrir !

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Publié dans bretagne

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