penbo
PENBO ,Paimboeuf , le soir je marche sur le quai il fait jour, gros nuages, l’eau de l’estuaire a froid elle fait de petites touches de frisson, frémit de loin en loin vers de l’autre côté de l’eau, il y a là bas un espace ensoleillé sur les roselières de rive, très doux, vers Lavau /Loire puis sur un endroit au loin, vers les collines sombres du Sillon de Bretagne, ces hauteurs modestes, entre ST Herblain et Vannes,
Loin vers la droite de l’eau, vers Nantes il y a un rétrécissement qui s’estompe, se cache, au-delà de la courbe de la vue, c’est bas, obscur, nuages noirs , se rapprochent de l’eau. Centrale de Cordemais qui émerge de ses tôles.
Bar de la loire ouvert, bière bretonne coref,
Vue. Tous un tas de marais si plats, l’hiver c’est un étang, une mer, même, si vaste, quelques arbres qui émergent, là ça y est l’eau est partie, on ne boit que les joncs par touffes, paquets,
Emergent les troupeaux brun foncé battant la queue nonchalants, rassurants. Vieilles bâtisses fermées, abandon, restau fermé, on l’a fréquenté jadis, lors de banquets de famille ! les communions, mariages…
Le soir on joue tous les 4, je leur dit que j’envisage cet été d’aller sur le canal de Nantes à Brest, à vélo, c’est ma liaison avec toute la Bretagne, sa mémoire, vivre, comme dit CL Lavanant, « Elle avait 5 filles… » nostalgie, j’aime bien,
elle me dit que quand je parle avec un copain, on se parle chacun dans un solo, laisse parler l’autre, n’intervient pas, pas de questions de partage, bof,
Je parle de livres que j’aime, C Fleury par ex,
Ce jour, estuaire vers l’ouest, large sous un ciel plus ou moins dégagé, toute la surface des eaux est brillante, blanche, plate , ressort les structures des tuyaux des structure de tôle de Donges, noires, et je repense à notre étude sur M Macé, cette philosophe actuelle, à l’atelier d’écriture, je vois un gros bateau au loin, à quai vers Montoir de B (comme ils mettent ici sur leur pancartes, c’est pas à la mode…) etre breton c’est une idée qu’on se fait de soi même, et aussi par rapport à un « tout », vivant, non administratif, la B ! les racines, et l’actuelle !
Les organismes naturalistes sont différents ici ; me dit on : au nord Loire :Bretagne Vivante, au sud ; LPO,
J’aime bien aussi le sud Loire où j’ai grandi , Rezé, le pays de Retz, le vignoble, les maisons basses et claires, toits rouges ou presque, et gais, c’est différent, on ne peut pas dire, c’est breton, c’était les marches des B dans le temps. Imaginer une nouvelle B ? actuelle, vive, entière, et ouverte sur ses voisins ! J dit : compter ici en 44 les drapeaux c’est un peu nul !
L’eau vue près de moi a la chair de poule, cette vastitude aère, agréable,
On a bien travaillé, avec Alain et Philippe, à évacuer avec la remorque les restes et détritus, de ce qui restait dans les garages, démonté les étagères, tout mis dehors, pic nic ici dehors,
Rapatrié des vieux fers à béton rouillés, pendant qu’ils sont Allés porter une cargaison vers la déchetterie de STe Pazanne, on avait tout trié, les plastiques, même le PVC dur !! c’est tout désagrégé, tout ce temps passé, a tout gangréné, la poussière est écoeurante, envie de tout virer, se débarrasser à tout prix !! elle a dit qu’A ressent depuis longtemps une douleur vis-à-vis de ses fils, il se met à les juger, je souhaite avoir une pensée positive vis à vis d’eux,
Louise Erdrich : appel du vide, de l’espace, envie de s’envoler, être consumé, jusqu’à la grâce, un manque, quête spirituelle, souffre en milieu urbain, les indiens ! vers le grand courant de la vie, vers un monde pas désenchanté, univers terrestre, ordre cosmogonique,
Univers intégré à la vie quotidienne ici, esprit loup, brouillard… vivants…
La boulangère de Paimboeuf me le dit oui encore un peu de B ici
Ce matin je sors de l’appentis toutes les crasses horribles, plastiques pourris et bois, pareils, sur l’herbe , l’après midi maitre du feu je fais ronfler la forge, dans la salle de séjour ,
anciennement, je grille les reliefs de bois pourri, la cheminée , se dernière vie, ça me chauffe
bien moi qui suis particulièrement enrhumé, on mange dans la cuisine, un gâteau, les gars ont tout emporté des garages, demain c’est la maison qu’on vide, les 3 filles ont tout préparé
Le soir au bord de l’eau encore, balade le long du quai, des vaguelettes, non là ça remue, de gros trains de vagues , y a du vent , faut le K way, y compris sur la tête, belles teintes célestes et ligériennes, mangé douché repos,
Mercredi 9 h super U, le véhicule 20 m3, PH nous emmène tous 3 à Bourgneuf, où Alain Fabienne et Nathan sont là, on charge, au fond le grande armoire en bois , ouf ! non démontée, et puis celles démontées, canapé et les filles nettoient tout derrière, le vide, les pièces réaggrandies, à l’originel, c’est rempli dans le camion, plein, comblé, calé, N un vrai colosse,
Midi on reste au dehors au soleil attendant F qui apporte les pizzas, N les découpe aux ciseaux, on les mange dans la cuisine, 14 h j’accompagne PH dans la camion vers la ressourcerie de STE Pazanne, A suit, là, accueil moyen « déchargez vous-même ! » puis ils viennent nous aider, merci, il y a là dehors des caddies de rangement pour tout, vaisselle, CD , déco, app électroménag, électr HS, etc, Retour à B récupérer les filles, par petites routes de bocage pittoresques, vers l’ex forêt de Princé,
Soir, marche dans le bourg de P, bord de l’eau , de gros trains arrivent, tout est gris monotones, terne, le ciel de l’estuaire est pris, comme l’eau, on ne voit plus aucune forme,
Je m’abrite, OK , c’est la fin,
Chez A et F un partage un coup de blanc, « à ta santé » en breton crois je entendre, extra !
A ST Brévin on voit le grand serpent de mer sur le sable, fait par un chinois, il était d’inspiration dadaiste ! et censuré, super !
De presque sous le pont on voit tout, les installations portuaires de ST Nazaire,
Large et grand estuaire, sinueux pont, gros bateaux, ceux en construction, grande masse de ciel, grand vent, là bas ZI d’Airbus, grande nue bleue, plage de STE Marguerite,
Oui inventer une B de fantaisie, d’artistes, d’humour,
Ph et moi on refait toute l’avenue récupérer la volvo, chercher les filles, on revient en suivant l’eau, les tubes fantaisistes de DONGES , les gros bidons bleus, éparpillés,
Il vitupère contre des jeunes de la racaille, d’ici, j’ai mal au cœur en voyant J marcher de cette façon, faisant des grimaces, jeudi est fini, vendredi ?
Merci la femme de l’atelier de création artistique, ses photos, ses déchets ses grues, ses personnages en filigrane, des corps féminins dépouillés, garder son imagination en action, l’impulsion intérieure, nos interrogations, nos volcans en errance, oui écrire sur les objets dépareillés, désuets, l’avalanche de produits, inutiles, écrasés, canettes, vieux hangars, laids désaffectés, délaissés exécrés, mal triés, pleins de poussières, de mites, déconfits, on est démunis, c’est la misère, décolorés, débinés, invisibles, on est encombrés dans la tête, démis, entassés, on est plastique emporté par le vent, sacs fichus jetés dans la boue, dans la benne béante avant tellement d’autres, silhouette de gamin en palimpseste,
Frégate la méduse construite à Paimboeuf en 1810, ici qq grains, au bord de l’eau, parapluie ! ce matin j’ai vu passer lentement un gros cargo, et aussi un voilier à 2 coques, et commencé un cut up par ce temps pourri, à l’abri au chaud…ouf !