de la grâce!

Publié le par trainefeuille

De la grâce, de grâce !

Qu’est ce qu’ils sont débridés, pour des adultes !au corps à corps ils et elles n’ont froid ni aux   yeux ni au cœur

Cela leur sied bien, ils livrent une énergie exemplaire pour certaines danses très sautées du pays basque ou du sud ouest. Piste de danse parcourue d’une onde harmonique

Cet air ,le même qui se joue dans les bois et clairières !

Les yeux brillants, le corps en phase, qu’est ce qu’elles ont à voir avec le diable, ces femmes ?

Et nous les hommes ? de grâce, on vise l’économie ; et pour elles c’est la plastique, élastique, jetées corps et âmes dans ce foyer. Ambiance amusée

On est transportés dans le regard des danseuses, captés, et ça reste dans la tête, c’est une partie de plaisir,

En une heure tous nos tissus sont humides, les humeurs sont partagées, on n’a qu’à ressentir, rien d’autre, on ne pose que des problèmes faciles :on danse ensemble, pas compliqué : pas besoin de chercher des mots, on se concentre le silence en soi se produit,

Et pourtant. C’est ringard, de faire ces choses vieillottes en groupe, ces pas grotesques répétés à l’infini,

Mais ça nous reviendra en rêve cette nuit, avec la musique qui comme un souffle danse dans les oreilles, musique un peu mélancolique

On se frôle, fraulein ! on vibre au bord de l’inconscient, au raz des instincts les plus humains, au mouvement des chairs. Les jambes qui dansent comme des débridées

Si on est amené à presser une partie du corps de la gent féminine, c’est très diligentement.

Ça vous lance de subtils fils ,on est transportés, où l’on veut, en cet endroit de voisinage bien agréable

Ces femmes montrent leurs rides sublimées, rendues invisibles par un bien être , leur sourire touché. 0n s’agrippe aux paluches ! aux hanches. Il y a du recueillement aussi ;

Envoûtement ; croire qu’on prend des sourires, on se frôle en souplesse, on se touche se prend les mains, tourbillonne, on change de femme ; file l’élan de la sarabande ! on sent la lumière que le regard en face retient , parfois on croise le regard de certaine, il est tout bonnement très beau,

l’histoire des hommes et des femmes sur la défensive, c’est d’un autre monde !

Elles toutes heureuses autour de toi, ça rend ivre, autant de femmes à choisir, à changer souvent ! ça va vite, on s’agrippe comme on peut ,in extrémis, les mains, derrière le dos, dans tous les sens, on se tient les tailles, une seconde seulement ; bras tendus, qui se cherchent

De temps en temps on en sort, en riant un coup, on ne se prend pas tant au sérieux,

 

On ouvre les fenêtres, le temps passe vite ; c’est quand même pas banal tout ça, un unisson communicatif, jamais autant de contact physique , mais en gardant la tête froide,   

Le rêve qui s’exerce.

Les hommes passent juste au raz des femmes, et elles se mettent à les suivre de près, ils se sont regardés une seule seconde, enchainement sur une chaine anglaise, sur un pas de bourrée droite du pays fort,( au départ danse d’hommes seulement) ;  c’est vif, petits pas très précis et rapides ;  ils leur prennent la taille, et c’est la mazurka, parés à virer, en avant comme en arrière,

C’est une ronde vaste , et l’homme fait faire une pastourelle ,(une courbette envolée), à chaque femme qui passe, et musique du violon qui charme, puis ce sera la bourrée des jeunes, fête de la souplesse !  Il se plante devant elle, qui détourne les yeux ;

« cornemuse moi » , bel effort sans en être, avec l’envie en commun de mettre le pied devant l’autre pas n’importe comment  

Un véritable langage, et c’est une bourrée fantastique à 64 personnes en même temps! qui vient d’être créée, une merveille de précision, ça passe juste, à un cheveu

On se serre de près ,en rondes à 4  à  8  à 16, on imbrique nos sourires, nos agilités, ensemble la main dans la main.  On se sent pris au sérieux, ça n’en finit pas, on est partis jusqu’au petit matin, confondus sur le parquet qui ploie sous les bonds ; on voit les visages souriants radieux sous la sueur, étonnés de tout ça

les sonneurs, plus ils sont épuisés, plus ils donnent de souffle à la fête,

tremblez forces de l’ombre, de la mort, car ça ne se passera pas comme ça !

Sens aux aguets on se contemple, mine de rien, comme il est beau , comme elle est belle !

Applaudissement à la fin d’une longue danse quand l’on a donné à plein ! avec le bel effet d’ensemble, les vêtements se frôlent souvent, grâce à la danse,

tournant sur eux même, sur elles même, ça rend les garçons si souples et les filles si proches,

Souplesse des planches, des hanches , c’est comme une envolée sur ce parquet qui vibre ,

La salle est bondée, mais les haies ondulent, se frottent, les jeans, les épaules se passent avec délicatesse. S’inscrire à tout prix dans l’instant de danse…

         

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