une femme soliste
Une femme soliste chante en couleur ,est ce les bourgeons du printemps ?
C’est le 1er être vivant ,après la ville disparue
Elle chante à l’abri du vent du nord
et va sur l’onde, boyau inquiétant, parmi les sauvages
parmi les maisons du bourg comme des mains fermées
sauf la poignée de l’église
Tu es perdue à l’auberge des 300 couverts ! ou dans les 1000 nuages de la chapelle !
cachée derrière l’étang
Quand tes sœurs seront à l’unisson, la planète sera libérée
Va te renseigner à l’épicerie ,vas chercher les primevères des fossés,
dans ces lieux de clarté avant l’extinction , la platitude qui vient ,
ces lieux de volonté des miroirs d’hiver ,des fenêtres au long cours ; des talus où le riau chantant trébuche de son ivresse ;
la partition peut elle séduire ?
La petite église de Douadic est dressée , pointue et blanche comme un os au soleil ,
belle ruche vide, manne pas colorée . Austère le bourg ancien affronte le mal des morts, le vivre des vieux ; hommes à la mer !! au secours !
Ou hommes de terre !! rien de pire que les très vieux morts,
pour vivre une vie d’aventure ;
ici pas trop plein d’enfants, y a pas des quantités de centres aérés,
pas de catéchismes non plus, on attend la nuit, et les chauves souris ; viens femme
qui chante !
Les osseux ,comme les roseaux ,ici sont chétifs ! mais attendons la venue du dernier camion – et oui- de bitume brûlant ,pour refaire tous les trottoirs et les routes…
Trancher :pourquoi es tu penchée sur ce vieux bourg austère, blanc de cru ;
déprimé, déprécié ? …où vais-je conter fleurette ?
Ce matin tôt j’étais au fond des brumes fraiches ,ce midi suis à fond au soleil au fin fond de la Brenne. Improbable, je n’arrive pas à me trouver, je cherche des dessins ,sur le grès, et dans les arrière cours, je cherche la lumière parmi toutes sortes de ces étangs, ou là bas, dans les granges, aux pelotes de réjection.
Ah ! frère de captivité, les bois de clarté sont ils en perdition, les dieux de la houle aux infinies vaguelettes ,la joie des corps et âmes ?
mais il y a la factrice qui cause haut, plus haut que les canards, et plus que les étangs, que la pesanteur. OUF !
C’est ce qui fait bon vivre ! Et y a un homme qui chantonne !...
Alors je me baigne à Bellebouche, il fait 37° dehors, 40 au soleil, je bénis les faisceaux de
Temps et de brillance.
Explorer à pied le Grand Récit, ou sa trace ; les êtres couvent, ça coule du grand vent ;
Or dans les couvents et en Champagne berrichonne, coule une source, et c’est comme une femme sans barbelé !
Une forme nue sans fil , avec du bois blanc et des feuilles mortes, et des chaussettes fluo,
Et qui chante.
Le restau aux 300 couverts, abandonné depuis si longtemps à St Benoit, place du mail…qui aura droit aux agapes ? au plus sombre de l’endroit poussent de petites fleurs blanches , comme dans les bois ;les faire parler, les flairer
Ce n’est pas le silence : elles pleuvent
Je m’étais emmagasiné dans les pierres de grès rouge de cette ruelle, depuis quelque temps, m’abandonnant à quelque grève
Mais mon fer intérieur ! rongé !et ma petite protégée, qui boit dans la neige,
Quand rechantera t elle ?
Comment être si libre que ça, si fier ; le silence est il étranger ?
Une femme mue dans un veux castel et dans un vieux pull ruiné, est elle visible ? risible ? est ce possible ? coulée dans le soleil de la terre, au cœur de millions d’ondelettes du cosmos ?
Ça me froisse ce chemin renfermé, mystère des âmes qui ont froid aux pieds, pieds blanchis par les os, lieux affranchis sous les barbelés, porteurs d’une attente de l’au-delà ;
Vide pour vide, transmuter, dans ce cimetière, comme à la Sainte Baume, avant que les doigts ne s’écaillent, chaleur des humains
où es tu, tu es cachée, comme au jeu,
sur la paille humide, dans le cachot des cœurs ma chevrette bêle.
tout se communique, même le migrant syrien qui passe, même les grues ; liés on avancera du même pas !
Le vent passe devant
L’autre jour je pulsais un peu, c’était bien court, mais qu’ il y en avait, des grands balourds, pourtant toujours vigilants avec moi,
un nuage noir m’accompagnant , fidèle moqueur, voulait il me noyer ou me nettoyer ?
oui ,je voulais lui conter fleurette, le miroir s’écaillant bien vite !!
Je tourne en rond, retombe sur le cimetière de l’autre jour, tape aux murs ,ne trouve personne au loquet, y a que de l’eau boueuse, je remonte sur mes pas,
Cherches après la fête sauvage ; je ne reconnais personne, oui
ici tout communique avec la ville disparue,
vaste tumulus évaporé, et ses boyaux inquiétants, ne reste que la grange vétuste,
ha mais ça chante, comme un air au dessus du bitume , on est près de la rocade ?
ce bon vieux rythme qui fait vivre !
L’auberge fermée au milieu de l’étang, on y fait travailler des êtres sans relâche, les étrangers arrivent nus et cabossés, à l’unisson, restent sans bouger, à attendre de manger;
ils seront désossés, à moins que les bourgeons du printemps… ne les sucent, vibrionnant ;
face à l’eau ils chanteraient ,pourtant ! vaste vasistas sur le monde !
Par 37° au soleil, bientôt ils seront comme le petit poucet, avant d’essaimer par des fissures dans les roches,
A l’auberge des Avantages Perdus ,des pas disparus, pas de chambre libre, mais les pierres ont-elles des racines, et même les trottoirs sont sinistres.
plus il y a l’extinction plus ils avancent faisant fi des clous sur la route.
les petits cailloux ne pousseront pas ?
il y a une fonction dans les roseaux, me dit la Brenne, fenêtre éclose,
les échos des chocs parviennent jusqu’à la salle des fêtes, le lieu des âmes perclues,
entre les plans intermédiaires des mondes
si tu avances c’est grâce au soufflet que tu as ,et à ce que tu arraches à l’invisible rire, comique, cosmique (là où il y a des endroits à nénuphars, à libellules) oui ce sont les ondulations du grand récit,
Quelle averse ! ça pulse encore dans le meilleur !
la rivière s’élargit vers l’abbaye avec perte et fracas, je cherche mes valises roses ;
une femme nue sur un vitrail ! le terroir exulte !! ça roucoule de source , ce sont trous noirs dans la campagne, lente langueur,
promulguée par arrêté par feuilles ,fruits et fleurs, inexorable , ce qui hurle à mort est ailé, s’en est allé ; il y a des choses qui adviennent. C’est composé, cette salade , la foire des formes, renouée au lieu-dit « belle besogne », à Rouvres les Bois, ça s’est posé comme ça, voilà, une force oubliée, porte déchiquetée, au creux de la pierre, couleur foin, avec des fils partout, qui se souvient, et la nature qui se porte au devant, avantageuse,
tu te réveilles en pleine nuit, c’est normal, au plus fort des flots, valeureux et violoneux,
Des filles au maillot de bain à pois ! en pleine ascension ! turbulence, elles quittent les coins d’ombre, et sont inaccessibles par essence, voilà ! forte musique dans une salle éclairée, lumineuse dans le noir.
Ouvroir de pommes et de femmes, liens interstitiels, ça va devenir une chanson ? je ne sais où,
C’est comme une interjection, il y a des choses qui cherchent comme une présence, à l’abri du vent du soir, un endroit qui se souvient, vers le moulin où on danse la gavotte, où on mange la terrine,( il y a toujours des primevères dans ces secteurs ), et une multitudes de gamins ! miroirs translucides, saloirs de la terre .
Que la rivière est large !
J’essaie bien d’installer des pièges à mots, mais…j’essaierai plutôt avec les capteurs de rêve !
L’absence apparente des agapes ne durera pas, oui, il faut fourbir nos armes de printemps
C’est plein de trous saugrenus dans la tête, dans ce vent d’hiver, et, qui m’attend ? sinon
un cornemuseux pas loin, sortant d’un bois écaillé de bleuets plus il y a l’extinction plus ils avancent faisant fi des clous sur la route.
, une petite vallée avec plein d’angles de vue, il y a bien de ces sources, et le bourg de pierre sur son button, chantant…
Et l’obscur ,ce n’est qu’apparent, dans ce village du Perche je m’étais emmagasiné de ces ruelles de pierre rouge, j’en buvais sa vallée vieille comme du petit lait, ses désirs minuscules, ses talus, ses arbres des fins fonds ; ce qui m’entoure, marque mes rouages de connaissance,
Au restaurant ouvrier , dans la petite épicerie j’erre, cherchant ce qui m’attire, comme ça
je remonte jusqu’à la guerre de cent ans…
Le ciel noir sort de la forêt, moi je suis crotté
dans le mystère de ces cailloux, dans le chemin odorant des passés humains ,
mais indissoluble, je suis rauque et dans ce froid
Quelqu’un qui m’entend ! qui chante ! si doucement et la musique qui me démange,
je fais le plein, de toutes ces raies spectrales, au milieu des champs , des crop circles !
Ville suspendue, y a plein de sauvagines au bord de la route de Mézières ! et je pouffe !! sans bagarre nécessaire ! je reprends le défi, et j’irai marcher sur ces roseaux puisque c’est la Brenne que je veux glorifier !! toutes ses eaux noires qui sentent !
J’installerai des capteurs d’odeurs bonnes dans cette petite épicerie, je respire à fond, à l’abri de tout délétère,
j’attrape le modernisme plein dans le dos, et tiens, croc en jambe ! moi vieille charrue !
Et j’y mets des pièges à chaleur ;
Il fera assez chaud comme ça, le poêle sera rouge ! la soupe mijote , bien tournée !
J’ai glané 3 touristes à pied, et 2 gars de chez Eurovia, dont 1 magrébin, mais ce qui est le plus important : une femme soliste, qui chantait tout en couleur…devant le camion chargé de bitume !