piètre soldat
Pensif et piètre soldat,
poète de la semelle
Un moindre caillou te fait flancher
Tu compostes des bouts de mots, tu tapes des pieds
Cherche des paroles migrantes
Prépare la litière ,la vasière est si brillante
Il te faut faire œuvre dans ton imperfection
quelques paroles aimantes ont grandi en prison
La prison aux fleurs
Ta peau est ruinée tu es flambé
Traces donc les contours animés ,répares des outrages
Ce costume vieillot veut t’arrêter ?
Que des idées se détachent du papier !
Je me retire de la chute vermeille de mon sommeil
J’y vais à pied, exubérant ;
Dans le ciel les eaux de la terre peuvent elles s’inscrire ? à la baguette magique.
Sans rien en avoir
Mets tes méninges dans un panier à salade
Le temps va virer mauvais
Laisses le faire
Dilue ton idée dans la flamme de la bougie
Sois une ville brillante à toi seul
Tu as grandi dans le couronnement doux
Charmeur de vent
Charmeur des lois
Tu as joué au grand orgue après toutes les barbaries
Donné figure aux couleurs
Et écrit
Nous ne savons pas ce qui se passe
en nous , le texte interroge l’homme qui écrit
Le miracle ce sont les pensées qui de nous ne viennent
Je lèche les idées aimantes
Comment les sculpter
l’amour ,l’insensé, l’immense
Pourquoi taper du pied dit l’escargot, moi
je ne recule jamais
A nu ! toutes ces contorsions !
Je répare les outrages des rivières des ornières
Ça vient de ce que nous sommes vraiment
Ça va être mon dernier texte !
Nous ne savons pas ,nous seuls, ce que nous voulons
Vas y Castafiore, avec le tranchant de la poésie
Fouillant mes fioritures
Faut tout enlever
Il n’y a que l’esprit qui peut être malade*
Et surtout ne pas oublier
de rire en sortant !
Etre au cul des conseils culturels
Qui peut m’arrêter ?
Allez pose ici chacun de tes pas, des maupas
Mes méninges, ces bouts de ficelle
Dont le mystère est total
Et volage
Où s’ordonne une vie prolifique et intacte
or
je n’en mène pas large,
obstacle moi-même à la présence
de l’Amour, de l’Entièreté
Ici les vieux se ramassent à la pelle
Leur peau est rongée par les 7 vices
Et sévices
Ils ont chuté de la vague des belles idées
Si lourde de ses secrets
Bistrot, tu as fait ton office !
Le long des pavés aux fleurs
dans les villes, les vieilles,
on se cogne toujours à des périodes noires
Vieillissement accéléré
Chagrins enfouis
Eclaires ton esprit*
La trombe du progrès technique est venue cogner
Trop vite trop fort
A la porte de la petite maison aux fleurs
Il va y avoir à recoller ces minuscules puzzle-villages
de notre France, entités décaties
la peur est tellement immense*
A ce petit feu, les portes du vieux pays
Email cuit par l’haleine des siècles
Il va falloir les rouvrir
Pose tes pas sur le tranchant de la foi
Ce qu’on nomme Dieu t’a créé
Qui te parle au plus près de ton cœur*
Les mots sont comme des pavés, usés, et usants
On a beau attendre qu’ils meurent et fécondent des choses
Ces cahots, ces chaos,
Aux portes du rêve
Tu as la solitude aux fesses
Pars à la conquête ardue du lâcher prise
Les parfums de la terre vont remplir l’instant
Déstabiliser les morceaux de mots, jouer aux échecs
Ou aux réussites avec !
Ça a quelle valeur
Ces bouts incollables
C’est un peu
comme le lancement mal maitrisé
d’un paquebot depuis sa cale
c’est bancale ;
tu ne demandes pas assez
Reviens toujours, travail de la Vie!
Les vagues sont bien répétitives
Pour t’aider à polir ton misérable caillou
Il y a là l’ouverture
Qui t’appelle ,sois libre
L’esprit du Tout
Tout est possible
Illimité !
Nous avons peur que « Dieu » nous punisse
La juste place pour toi
La danse
Brûlé par l’haleine des pluies
Repense toujours au travail que font fleurs et abeilles
ne pas trahir l’esthétique ,sois libre d’être déjà en joie
chef d’œuvre pas si misérable
Qui se traine
Tu n’es pas ce que tu prétends être*
Attention
le quotidien va
Virer à l’éblouissement
Sauf si tu t’arrêtes quand c’est trop bon !
Ça ne se dilue dans aucune période noire
Ah le Berry aux fleurs ! ces bouffées blanches de la nature printanière
priment, la nuit !
Que fais tu loin de l’océan ?
La dernière pluie salée nocturne t’emmène encore !
Le temps va virer usant !
Oui,fais ton compost avec mots et cailloux
Et mémoires du présent
Petit poète qui fait des vers à partir de la terre
Pendant que de ces petits trucs incollables se fraient un chemin
Dans le monde, et rient en partant !
Tu as été créé à partir de l’Energie du fond des temps
mais merde ! que je donne (bonne ) figure à l’effroi !
Qui n’a ni queue ni tête
Plutôt un rêve que des mots !
Les mots !
On leur demande comme à un passant son chemin
Ecrire, un rêve pas comme les autres
On demande à des mots tant de cadeau
Dans un seau à mots ?
Une phrase pelote
Les mots il faut tant les laisser aimer et faire leurs dessins
Sinon ça sert à quoi l’haleine des fleurs ?
A sortir de se ronger
Je compose en délire un jeu de marelle où se croisent tant de choses
Quand nos esprits croient aux ténèbres, que nous nous croyons
tous séparés à mort
Projetant le blâme sur les autres
Mais nous sommes joints, au-delà du corps
Qu’est ce qu’un terreau d’éblouissement ?
Venu de ces femmes afganes au travail,
à la broderie, qui aiment tant le bel ouvrage ouvragé,
qui aiment travailler avec des femmes européennes
En joutes artistiques et créatives, croisant les idées des unes avec celles des autres
Toutes si riches qu’elles sont
Chaque esprit contient tous les esprits car
L’esprit est Un