Bellebouche de chat
J’ai travaillé au champ de la vieille où il y a du poiron, mais c’est pas tout à fait comme du poireau, non c’est plus rond, les feuilles, ça m’a fait me gratter la caboche, oui en forme de poire !
aux bossées, parcelle pas loin des espardioux, on travaille dur, et à bruneterre
il me faut mieux m’organiser, pour la compette de la PAC !
C’est pas là que tu vas faire de l’ébeaupin, à valasson, c’est piètre marchandise ,ce blé
Il y a des parcelles très chaudes l’été, sais tu, à frûlon fais attention,
à bernichat ,on joue aux gendarmes et aux souris, on va jusqu’à la cote malicote, à cornepic méfie toi il y a souvent des vipères,
A la chapelle du fer c’est hanté j’te dis, j’ai cherché la trace au loup
Au champ des breures j’ai entendu un coup de feu, mais pas de chasseurs,
que des laboureaux,
Au champ de caillasses j’aime ,c’est le charme des pierres ? mais méfions nous de rochefolle,
suis monté à montcocu admirer le paysage,
Ça montabin, et par le chemin pelabosse je vais voir ma copine lisatte,
ai suivi le grand bois des arabioux sur toute sa longueur, il n’y avait personne dedans,
il faut que je vois Adeleine au danjon, habillée comme une belle fille, elle a pris le chemin de la boisfarderie, là où les fées se maquillent,
va, suis la couture sur toute sa longueur , allez foulons ! passes l’étang piéton, et tu seras au bois de la chaise, tu pourras t’y reposer
Bellebouche de chat…
J’ai vu une drôle de bête à la font d’anon, ruisseau qui rejoint le lac des canes,
Je reviens par un endroit que j’aime bien, le chêne des pendus, oui ! car en breton c’est la « tête noire » sais tu ! aussi une fauvette dont j’aime bien le chant flûté, elle est souvent près de la font merleau, lieu enchanteur ou du champ des oiseaux près de l’ente fleurie
Près du moulin de fontpisse, je vas au pissereau,
à bousseronde j’ai gagné pas mal d’argent ! c’est poumoué !
Je rencontre un type qui me pose des tas de questions, qu’est ce que c’est que ces jadaceries !
Il m’envoie à l’étang du râle
j’ai eu peur de tomber à l’iau à drouille !
ici il y a la grange loute, attention de ne pas rester dans la feuge
à côté de la belle noue, pourquoi fais tu la moue ?
à midi près de limanges on s’arrête à l’auberge, au Ris Blanc, pris laloeuf et en fait j’ai pique niqué à l’étang fromager, et finis à preugneronde,
j’y rencontre un chauffeur routier qui venait de sangouze et qui sentait l’ail, -il n’a pas eu le temps de passer à la fontaine des seigneurs-, il revenait d’une vieille guerre ,et transportait des baricoles, il avait le crot n’ayant pas mangé ; il portait une gabette sur le chef
avec des liames il finissait un panier pendant son temps mort, après il voulait aller aux amourettes s’il avait le temps ; il laissa son bahut et chevaucha sa bétoulette de compette, jusqu’au danjon où il hélà la belle fille ; mais à la boussige il tomba en panne, hélas,
au bois de bonavoix il a pu être entendu et avoir assistance, au retour par le bois de morlière on lui a jeté des pierres ! les laboureaux qui fauchaient à pelabosse n’ont rien vu !
il a marché péniblement dans le bois des trembles, il y avait coursavie, comme il avait peur d’être reconnu, la tête encapuchonnée de jute il passa à boucamoine, on lui a fressignes mais trop tard, il a attrapé une piqure de cornapic, oh ! sans danger heureusement !
enfin voilà, survivant à tout cela il a attrapé la grangelée ,à la réparerie z’ont essayé de le guérir en le pansant, le sausissonnant avec des liames
après, y s’est regardé dans le miroir, et pas reconnu ! tout étreciau il était ! un vrai jean petit !
sous un charme, celui des pierres, j’ai croisé les aumelines, elles étaient énervées, elles avaient beaucoup glissé sur la route à lochelongue , cherchaient leur maison la loge à gros jean, en tout cas elles portaient leurs espardioux avec fierté
le crot’ alors ! rien !elles ont cherché tout le jour, jusqu’au bois des nuits
pas une ne m’a appelé père ! la gorce aux femmes ! même pas lisatte !
à la cote malicote ils avaient creusé des tranchées pour la 1ère guerre mondiale près de la brande des plaids à côté de l’étang du râle, je le sais car
j’ai trouvé un écriteau à l’étang du liséré, près des fortiniers, une petite cité, en réalité
des maisons brûlées, je m’enlève de là vite fait, je passe gentiment par la brande des doux,
au village au noir, ils y vont carrément à la chignolette,
ils mangeaient des patates, et pour combien de temps encore ?à la glézole, confinés heureusement ils écoutaient la nature à la châgne aux pics,
à la grave, il se débattit en criant va te faire cuire laloeuf, et il brandit sa bétoulette,
à la feuge ils ont vu l’ours !
je suis bien chez moi, confiné à fortiniers , pas loin de l’étang de pette à la vieille,
A Drouille il y a un drone qui nous surveille, quelle trouille !
Nb : les arbres qui sont confinés par nature, nous montrent bien l’exemple !
ils sortent leurs feuilles ! et même leurs fleurs, bien gentiment, avec les premiers soleils !
le fouré garle avait une voix féminine, oui, près de la gorce aux femmes,
prisonnière au cœur du bois des nuits , on lui dit salut la glézole, mais en fait on ne connait pas son vrai nom , ah ! c’est la baricole non ! c’est lisatte !
les nuits, ils l’empoignèrent par les espardioux,
mais la chignolette s’est redressée sur ses hauts talons, à bois ramier,
Beaucoup d’oiseaux sont à pissereau, et à la Châgne aux pics,
à la chichèterie j’ai erré misérable à demi nu mesurant chaque nouveau pas,
à milliaboeufs quel tumult
J’ai travaillé au champ de la vieille où il y a du poiron, mais c’est pas tout à fait comme du poireau, non c’est plus rond, les feuilles, ça m’a fait me gratter la caboche, oui en forme de poire !
aux bossées, parcelle pas loin des espardioux, on travaille dur, et à bruneterre
il me faut mieux m’organiser, pour la compette de la PAC !
C’est pas là que tu vas faire de l’ébeaupin, à valasson, c’est piètre marchandise ,ce blé
Il y a des parcelles très chaudes l’été, sais tu, à frûlon fais attention,
à bernichat ,on joue aux gendarmes et aux souris, on va jusqu’à la cote malicote, à cornepic méfie toi il y a souvent des vipères,
A la chapelle du fer c’est hanté j’te dis, j’ai cherché la trace au loup
Au champ des breures j’ai entendu un coup de feu, mais pas de chasseurs,
que des laboureaux,
Au champ de caillasses j’aime ,c’est le charme des pierres ? mais méfions nous de rochefolle,
suis monté à montcocu admirer le paysage,
Ça montabin, et par le chemin pelabosse je vais voir ma copine lisatte,
ai suivi le grand bois des arabioux sur toute sa longueur, il n’y avait personne dedans,
il faut que je vois Adeleine au danjon, habillée comme une belle fille, elle a pris le chemin de la boisfarderie, là où les fées se maquillent,
va, suis la couture sur toute sa longueur , allez foulons ! passes l’étang piéton, et tu seras au bois de la chaise, tu pourras t’y reposer
Bellebouche de chat…
J’ai vu une drôle de bête à la font d’anon, ruisseau qui rejoint le lac des canes,
Je reviens par un endroit que j’aime bien, le chêne des pendus, oui ! car en breton c’est la « tête noire » sais tu ! aussi une fauvette dont j’aime bien le chant flûté, elle est souvent près de la font merleau, lieu enchanteur ou du champ des oiseaux près de l’ente fleurie
Près du moulin de fontpisse, je vas au pissereau,
à bousseronde j’ai gagné pas mal d’argent ! c’est poumoué !
Je rencontre un type qui me pose des tas de questions, qu’est ce que c’est que ces jadaceries !
Il m’envoie à l’étang du râle
j’ai eu peur de tomber à l’iau à drouille !
ici il y a la grange loute, attention de ne pas rester dans la feuge
à côté de la belle noue, pourquoi fais tu la moue ?
à midi près de limanges on s’arrête à l’auberge, au Ris Blanc, pris laloeuf et en fait j’ai pique niqué à l’étang fromager, et finis à preugneronde,
j’y rencontre un chauffeur routier qui venait de sangouze et qui sentait l’ail, -il n’a pas eu le temps de passer à la fontaine des seigneurs-, il revenait d’une vieille guerre ,et transportait des baricoles, il avait le crot n’ayant pas mangé ; il portait une gabette sur le chef
avec des liames il finissait un panier pendant son temps mort, après il voulait aller aux amourettes s’il avait le temps ; il laissa son bahut et chevaucha sa bétoulette de compette, jusqu’au danjon où il hélà la belle fille ; mais à la boussige il tomba en panne, hélas,
au bois de bonavoix il a pu être entendu et avoir assistance, au retour par le bois de morlière on lui a jeté des pierres ! les laboureaux qui fauchaient à pelabosse n’ont rien vu !
il a marché péniblement dans le bois des trembles, il y avait coursavie, comme il avait peur d’être reconnu, la tête encapuchonnée de jute il passa à boucamoine, on lui a fressignes mais trop tard, il a attrapé une piqure de cornapic, oh ! sans danger heureusement !
enfin voilà, survivant à tout cela il a attrapé la grangelée ,à la réparerie z’ont essayé de le guérir en le pansant, le sausissonnant avec des liames
après, y s’est regardé dans le miroir, et pas reconnu ! tout étreciau il était ! un vrai jean petit !
sous un charme, celui des pierres, j’ai croisé les aumelines, elles étaient énervées, elles avaient beaucoup glissé sur la route à lochelongue , cherchaient leur maison la loge à gros jean, en tout cas elles portaient leurs espardioux avec fierté
le crot’ alors ! rien !elles ont cherché tout le jour, jusqu’au bois des nuits
pas une ne m’a appelé père ! la gorce aux femmes ! même pas lisatte !
à la cote malicote ils avaient creusé des tranchées pour la 1ère guerre mondiale près de la brande des plaids à côté de l’étang du râle, je le sais car
j’ai trouvé un écriteau à l’étang du liséré, près des fortiniers, une petite cité, en réalité
des maisons brûlées, je m’enlève de là vite fait, je passe gentiment par la brande des doux,
au village au noir, ils y vont carrément à la chignolette,
ils mangeaient des patates, et pour combien de temps encore ?à la glézole, confinés heureusement ils écoutaient la nature à la châgne aux pics,
à la grave, il se débattit en criant va te faire cuire laloeuf, et il brandit sa bétoulette,
à la feuge ils ont vu l’ours !
je suis bien chez moi, confiné à fortiniers , pas loin de l’étang de pette à la vieille,
A Drouille il y a un drone qui nous surveille, quelle trouille !
Nb : les arbres qui sont co
J’ai travaillé au champ de la vieille où il y a du poiron, mais c’est pas tout à fait comme du poireau, non c’est plus rond, les feuilles, ça m’a fait me gratter la caboche, oui en forme de poire !
aux bossées, parcelle pas loin des espardioux, on travaille dur, et à bruneterre
il me faut mieux m’organiser, pour la compette de la PAC !
C’est pas là que tu vas faire de l’ébeaupin, à valasson, c’est piètre marchandise ,ce blé
Il y a des parcelles très chaudes l’été, sais tu, à frûlon fais attention,
à bernichat ,on joue aux gendarmes et aux souris, on va jusqu’à la cote malicote, à cornepic méfie toi il y a souvent des vipères,
A la chapelle du fer c’est hanté j’te dis, j’ai cherché la trace au loup
Au champ des breures j’ai entendu un coup de feu, mais pas de chasseurs,
que des laboureaux,
Au champ de caillasses j’aime ,c’est le charme des pierres ? mais méfions nous de rochefolle,
suis monté à montcocu admirer le paysage,
Ça montabin, et par le chemin pelabosse je vais voir ma copine lisatte,
ai suivi le grand bois des arabioux sur toute sa longueur, il n’y avait personne dedans,
il faut que je vois Adeleine au danjon, habillée comme une belle fille, elle a pris le chemin de la boisfarderie, là où les fées se maquillent,
va, suis la couture sur toute sa longueur , allez foulons ! passes l’étang piéton, et tu seras au bois de la chaise, tu pourras t’y reposer
Bellebouche de chat…
J’ai vu une drôle de bête à la font d’anon, ruisseau qui rejoint le lac des canes,
Je reviens par un endroit que j’aime bien, le chêne des pendus, oui ! car en breton c’est la « tête noire » sais tu ! aussi une fauvette dont j’aime bien le chant flûté, elle est souvent près de la font merleau, lieu enchanteur ou du champ des oiseaux près de l’ente fleurie
Près du moulin de fontpisse, je vas au pissereau,
à bousseronde j’ai gagné pas mal d’argent ! c’est poumoué !
Je rencontre un type qui me pose des tas de questions, qu’est ce que c’est que ces jadaceries !
Il m’envoie à l’étang du râle
j’ai eu peur de tomber à l’iau à drouille !
ici il y a la grange loute, attention de ne pas rester dans la feuge
à côté de la belle noue, pourquoi fais tu la moue ?
à midi près de limanges on s’arrête à l’auberge, au Ris Blanc, pris laloeuf et en fait j’ai pique niqué à l’étang fromager, et finis à preugneronde,
j’y rencontre un chauffeur routier qui venait de sangouze et qui sentait l’ail, -il n’a pas eu le temps de passer à la fontaine des seigneurs-, il revenait d’une vieille guerre ,et transportait des baricoles, il avait le crot n’ayant pas mangé ; il portait une gabette sur le chef
avec des liames il finissait un panier pendant son temps mort, après il voulait aller aux amourettes s’il avait le temps ; il laissa son bahut et chevaucha sa bétoulette de compette, jusqu’au danjon où il hélà la belle fille ; mais à la boussige il tomba en panne, hélas,
au bois de bonavoix il a pu être entendu et avoir assistance, au retour par le bois de morlière on lui a jeté des pierres ! les laboureaux qui fauchaient à pelabosse n’ont rien vu !
il a marché péniblement dans le bois des trembles, il y avait coursavie, comme il avait peur d’être reconnu, la tête encapuchonnée de jute il passa à boucamoine, on lui a fressignes mais trop tard, il a attrapé une piqure de cornapic, oh ! sans danger heureusement !
enfin voilà, survivant à tout cela il a attrapé la grangelée ,à la réparerie z’ont essayé de le guérir en le pansant, le sausissonnant avec des liames
après, y s’est regardé dans le miroir, et pas reconnu ! tout étreciau il était ! un vrai jean petit !
sous un charme, celui des pierres, j’ai croisé les aumelines, elles étaient énervées, elles avaient beaucoup glissé sur la route à lochelongue , cherchaient leur maison la loge à gros jean, en tout cas elles portaient leurs espardioux avec fierté
le crot’ alors ! rien !elles ont cherché tout le jour, jusqu’au bois des nuits
pas une ne m’a appelé père ! la gorce aux femmes ! même pas lisatte !
à la cote malicote ils avaient creusé des tranchées pour la 1ère guerre mondiale près de la brande des plaids à côté de l’étang du râle, je le sais car
j’ai trouvé un écriteau à l’étang du liséré, près des fortiniers, une petite cité, en réalité
des maisons brûlées, je m’enlève de là vite fait, je passe gentiment par la brande des doux,
au village au noir, ils y vont carrément à la chignolette,
ils mangeaient des patates, et pour combien de temps encore ?à la glézole, confinés heureusement ils écoutaient la nature à la châgne aux pics,
à la grave, il se débattit en criant va te faire cuire laloeuf, et il brandit sa bétoulette,
à la feuge ils ont vu l’ours !
je suis bien chez moi, confiné à fortiniers , pas loin de l’étang de pette à la vieille,
A Drouille il y a un drone qui nous surveille, quelle trouille !
Nb : les arbres qui sont confinés par nature, nous montrent bien l’exemple !
ils sortent leurs feuilles ! et même leurs fleurs, bien gentiment, avec les premiers soleils !
le fouré garle avait une voix féminine, oui, près de la gorce aux femmes,
prisonnière au cœur du bois des nuits , on lui dit salut la glézole, mais en fait on ne connait pas son vrai nom , ah ! c’est la baricole non ! c’est lisatte !
les nuits, ils l’empoignèrent par les espardioux,
mais la chignolette s’est redressée sur ses hauts talons, à bois ramier,
Beaucoup d’oiseaux sont à pissereau, et à la Châgne aux pics,
à la chichèterie j’ai erré misérable à demi nu mesurant chaque nouveau pas,
à milliaboeufs quel tumulte, le choc des roues en bois en fer sur les pierres, ces tonnes qui avancent d’un élan irrépressible, plein d’effroi je me retourne, à Etreciaux,
je le vois encore, grossir à Chantome !
j’entends le débit de l’eau à l’étang rompu, j’explore des creux à la jadacerie,
Aux dolins j’ai cogné à la porte,
il y a une caverne mystérieuse à la Glézole,
Y a-t-il encore une âme à Valignon, déserte, à Ente Fleurie ?
Le champ de la vieille sera mis au jour, au fur et a mesure de l’actualité
Le charme des pierres échappe à toute explication rationnelle, tout comme
le champ des breures ! c’est qu’elles sont mortes bien avant nous, certaines ont leur buste en sous préfecture, les breures, de même que les grandes gorces !
A génitère ils sont d’une race un peu spéciale et dans le village au noir, c’est de ces étreciaux !
quelle sauvagerie déployée à la brande aux plaids, et à malterre, comme c’est là que sont les mauvaises terres, on y égorgeait des bêtes !
Ici c’est grangelé, l’esprit du paysan est lent, lent à mûrir, ni grands effets ni grande passion, mais il a tourné les mots, avec malice, il a inventé des mots qui dansent, comme jean petit, car les endroits dansent, et certaines danses se nomment des brandes …
Ces ruraux ont-ils les méninges de travers ? quel secret de fabrication dans ce patois issu de l’ancien français ?
quelles inventions ces petites gens !qui refont le monde avec leurs couleurs à eux,
quand on ne va pas à l’école on apprend avec les moyens du bord, ceux offerts par dame nature, les mots les sons viennent à l’esprit ; même illettrés ils font preuve d’un savoir faire ,d’une ingéniosité véritable, voyez ! le champ des breures, cornapic, cote malicote !...
Ils leur chantaient, aux milliaboeufs, pour les faire travailler, à Bellebouche, de beaux couplets harmonieux
Cette nouvelle vigueur transmise n’épargne plus personne, de génération en génération,
même nous pouètes-sses du 21ème, on apprécie toujours …
Dites leur que mon cœur bat toujours pour eux, même quand il sera devenu de bois ,
au bois de la morlière,
A limanges il y a des insectes, ça me démange, alors je les ai mangés
A la fontaine des seigneurs il y a une bien belle maçonnerie,
Quand je travaillais en pleine nature, au buisson salarié, je suis passé trop près des maisons brûlées, je ne me pardonne pas cette négligence !
A coursavie j’ai délogé par mégarde vite-fait des sangliers, pour me défendre je n’avais qu’une vieille bétoulette, pas une arme de compette ! et à vieille guerre je suis sur le qui-vive !
viendra t il à ma rencontre ?à la messille ? !
nfinés par nature, nous montrent bien l’exemple !
ils sortent leurs feuilles ! et même leurs fleurs, bien gentiment, avec les premiers soleils !
le fouré garle avait une voix féminine, oui, près de la gorce aux femmes,
prisonnière au cœur du bois des nuits , on lui dit salut la glézole, mais en fait on ne connait pas son vrai nom , ah ! c’est la baricole non ! c’est lisatte !
les nuits, ils l’empoignèrent par les espardioux,
mais la chignolette s’est redressée sur ses hauts talons, à bois ramier,
Beaucoup d’oiseaux sont à pissereau, et à la Châgne aux pics,
à la chichèterie j’ai erré misérable à demi nu mesurant chaque nouveau pas,
à milliaboeufs quel tumulte, le choc des roues en bois en fer sur les pierres, ces tonnes qui avancent d’un élan irrépressible, plein d’effroi je me retourne, à Etreciaux,
je le vois encore, grossir à Chantome !
j’entends le débit de l’eau à l’étang rompu, j’explore des creux à la jadacerie,
Aux dolins j’ai cogné à la porte,
il y a une caverne mystérieuse à la Glézole,
Y a-t-il encore une âme à Valignon, déserte, à Ente Fleurie ?
Le champ de la vieille sera mis au jour, au fur et a mesure de l’actualité
Le charme des pierres échappe à toute explication rationnelle, tout comme
le champ des breures ! c’est qu’elles sont mortes bien avant nous, certaines ont leur buste en sous préfecture, les breures, de même que les grandes gorces !
A génitère ils sont d’une race un peu spéciale et dans le village au noir, c’est de ces étreciaux !
quelle sauvagerie déployée à la brande aux plaids, et à malterre, comme c’est là que sont les mauvaises terres, on y égorgeait des bêtes !
Ici c’est grangelé, l’esprit du paysan est lent, lent à mûrir, ni grands effets ni grande passion, mais il a tourné les mots, avec malice, il a inventé des mots qui dansent, comme jean petit, car les endroits dansent, et certaines danses se nomment des brandes …
Ces ruraux ont-ils les méninges de travers ? quel secret de fabrication dans ce patois issu de l’ancien français ?
quelles inventions ces petites gens !qui refont le monde avec leurs couleurs à eux,
quand on ne va pas à l’école on apprend avec les moyens du bord, ceux offerts par dame nature, les mots les sons viennent à l’esprit ; même illettrés ils font preuve d’un savoir faire ,d’une ingéniosité véritable, voyez ! le champ des breures, cornapic, cote malicote !...
Ils leur chantaient, aux milliaboeufs, pour les faire travailler, à Bellebouche, de beaux couplets harmonieux
Cette nouvelle vigueur transmise n’épargne plus personne, de génération en génération,
même nous pouètes-sses du 21ème, on apprécie toujours …
Dites leur que mon cœur bat toujours pour eux, même quand il sera devenu de bois ,
au bois de la morlière,
A limanges il y a des insectes, ça me démange, alors je les ai mangés
A la fontaine des seigneurs il y a une bien belle maçonnerie,
Quand je travaillais en pleine nature, au buisson salarié, je suis passé trop près des maisons brûlées, je ne me pardonne pas cette négligence !
A coursavie j’ai délogé par mégarde vite-fait des sangliers, pour me défendre je n’avais qu’une vieille bétoulette, pas une arme de compette ! et à vieille guerre je suis sur le qui-vive !
viendra t il à ma rencontre ?à la messille ? !
e, le choc des roues en bois en fer sur les pierres, ces tonnes qui avancent d’un élan irrépressible, plein d’effroi je me retourne, à Etreciaux,
je le vois encore, grossir à Chantome !
j’entends le débit de l’eau à l’étang rompu, j’explore des creux à la jadacerie,
Aux dolins j’ai cogné à la porte,
il y a une caverne mystérieuse à la Glézole,
Y a-t-il encore une âme à Valignon, déserte, à Ente Fleurie ?
Le champ de la vieille sera mis au jour, au fur et a mesure de l’actualité
Le charme des pierres échappe à toute explication rationnelle, tout comme
le champ des breures ! c’est qu’elles sont mortes bien avant nous, certaines ont leur buste en sous préfecture, les breures, de même que les grandes gorces !
A génitère ils sont d’une race un peu spéciale et dans le village au noir, c’est de ces étreciaux !
quelle sauvagerie déployée à la brande aux plaids, et à malterre, comme c’est là que sont les mauvaises terres, on y égorgeait des bêtes !
Ici c’est grangelé, l’esprit du paysan est lent, lent à mûrir, ni grands effets ni grande passion, mais il a tourné les mots, avec malice, il a inventé des mots qui dansent, comme jean petit, car les endroits dansent, et certaines danses se nomment des brandes …
Ces ruraux ont-ils les méninges de travers ? quel secret de fabrication dans ce patois issu de l’ancien français ?
quelles inventions ces petites gens !qui refont le monde avec leurs couleurs à eux,
quand on ne va pas à l’école on apprend avec les moyens du bord, ceux offerts par dame nature, les mots les sons viennent à l’esprit ; même illettrés ils font preuve d’un savoir faire ,d’une ingéniosité véritable, voyez ! le champ des breures, cornapic, cote malicote !...
Ils leur chantaient, aux milliaboeufs, pour les faire travailler, à Bellebouche, de beaux couplets harmonieux
Cette nouvelle vigueur transmise n’épargne plus personne, de génération en génération,
même nous pouètes-sses du 21ème, on apprécie toujours …
Dites leur que mon cœur bat toujours pour eux, même quand il sera devenu de bois ,
au bois de la morlière,
A limanges il y a des insectes, ça me démange, alors je les ai mangés
A la fontaine des seigneurs il y a une bien belle maçonnerie,
Quand je travaillais en pleine nature, au buisson salarié, je suis passé trop près des maisons brûlées, je ne me pardonne pas cette négligence !
A coursavie j’ai délogé par mégarde vite-fait des sangliers, pour me défendre je n’avais qu’une vieille bétoulette, pas une arme de compette ! et à vieille guerre je suis sur le qui-vive !
viendra t il à ma rencontre ?à la messille ? !