créatif notre dame des landes

Publié le par trainefeuille

On n’a pas fini de déconstruire le vivre

Celui tel qu’on nous conduit à le faire aujourd’hui ,entre rires et coups de gueule

Une meuf ! On n’a pas fini de se moquer de son minois et de ses fesses, et de son jeune âge

Le corps des meufs n’est pas sans électricité

Or on n’ a pas fini le vivre son corps

On n’a pas fini de vivre entre nous : faire du pain, faire le foin, réparer les vélos…de laisser vivre notre dedans, non plus

De fabriquer notre vie comme on le souhaite, comme on le rêve

On n’a pas fini le vivre

en fête

 

Les gens ont des idées

On avance par le dialogue, là tu existes !

Trouver ensemble des mots ,un langage, qui nous redresse

On n’a pas fini de chanter nos idées, de chanter les brins de la vie

Restant imprévisible, c’est ce qu’on peut faire dans nos journées

On n’a plus peur de se laisser monter sur les pieds, on n’a plus peur du travail ,

de la lutte, de sculpter l’œuvre unifiée de nos jours ,

Le bocage t’habite, et l’attention aux choses communes

Rester ingouvernable par rapport à la rentabilité , à l’autoritarisme

on ne compte pas, on ne veut pas être payés

 

On n’a pas fini de déconstruire le vivre

Celui tel qu’on nous conduit à le faire aujourd’hui ,entre rires et coups de gueule

Une meuf ! On n’a pas fini de se moquer de son minois et de ses fesses, et de son jeune âge

Le corps des meufs n’est pas sans électricité

Or on n’ a pas fini le vivre son corps

On n’a pas fini de vivre entre nous : faire du pain, faire le foin, réparer les vélos…de laisser vivre notre dedans, non plus

De fabriquer notre vie comme on le souhaite, comme on le rêve

On n’a pas fini le vivre

en fête

 

Les gens ont des idées

On avance par le dialogue, là tu existes !

Trouver ensemble des mots ,un langage, qui nous redresse

On n’a pas fini de chanter nos idées, de chanter les brins de la vie

Restant imprévisible, c’est ce qu’on peut faire dans nos journées

On n’a plus peur de se laisser monter sur les pieds, on n’a plus peur du travail ,

de la lutte, de sculpter l’œuvre unifiée de nos jours ,

Le bocage t’habite, et l’attention aux choses communes

Rester ingouvernable par rapport à la rentabilité , à l’autoritarisme

on ne compte pas, on ne veut pas être payés

 

Les relations, la confiance, ça fait exister des moments

Je m’enrichis de nos points communs comme de nos différences

On n’a pas fini de construire de beaux espaces en commun, de belles actions communes

 

on n’a pas fini de visiter l’humain qui est en soi, en nous

« A tous les 2 venant ici, on avait envie d’être créatifs

On a travaillé, on a rebouché les nids de poule ! « 

« Quand tu vois passer quelqu’un à vélo tu discutes, tu es content

Quand tu donnes une certaine énergie à un territoire ,tu rejoins le bien commun,

tu es dans le bien vivre »

Habiter un territoire c’est habiter les sphères de ta vie, toutes

Habiter un territoire c’est réfléchir, c’est politique

Mettre des livres en commun, pour faire aller les gens vers les autres gens,

 

Contre la bétonisation de la vie, la bête-omnisation ,

C’est aussi entrer parfois en confrontation avec des humains

on est là pour apprendre

 

« On se prenait la grosse tête, on n’y connaissait rien, et maintenant on se regarde avec confiance »

« Ici, des gens, qui ont été à l’hôpital psy, qui ont été à la rue, qui ont été cassés, parfois ils ne prennent pas la critique, tu rentres dans l’affectif ! mais des interconnexions nouvelles sont alors possibles »

Papoter, t’éprouver et te trouver : ouvert !

tu existes .

Et tu te trouves plein de réseaux,

 

On se questionne sur ce qu’on a à défendre

les livres ça change la vision, tu trouves des mots, tu trouves une histoire

la bibliothèque –la résistante !- nous dit ce qui se passe derrière les masques

ici, c’est comme un livre ,en train de se faire, un langage commun, des mots qui se ressemblent, nous ressemblent

Des mots de joie, des cris,

Tu fais du pain , ou de la dure mécanique de tracteur, « et moi je te soigne, fière d’arriver à faire ça »

la solidarité te façonne, on n’est pas en chien de faïence

Mais quand il y a des conflits à gérer, c’est compliqué, c’est imbriqué,

il n’y a pas de chef ! une autre coutume est à inventer !

Habiter nos vies ,le rêve !

Tout le monde écrit son histoire, car on a aussi un projet individuel

C’est créatif, ce que je produis

 

On est contre l’a-bêtisation des communs

Contre l’abêtisation du corps des femmes

Loin des masques

Etre rebelle, re-belle !

Le corps est content

et on s’écoute,

-et l’esprit aussi-

déconstruire son privilège :d’homme

et de blanc

aller causer avec les gens qui ne correspondent pas à Monsieur tout le monde

l’attention aux autres ,ça entre dans la vie quotidienne

 

Les paysans nous ont formés

tu fais les foins, tu vois les milliers de papillons !

tu n’existes plus comme prédateur, ou prédaté,

tu n’es plus juste un pion,

pose toi, qu’on voit comme tu vis !

 

« ça rend juste pas possible des mecs violents »

ceux là qui n’ont jamais confiance ; en eux

le paysage ,aujourd’hui risque parfois d’être façonné par des mecs violents

 

en fait ce qu’on fait vise moins à faire des actions qu’à créer des liens

« tous les 2 on avait envie de soin, de care, et de vivre comme c’est

on avait envie de relations »

Ce qui fait que tu prends ta vie en main

 

On ne regarde pas l’heure,

Même quand je dors je continue comme je vis

il y a un réseau d’énergie qui nous lie ;

on s’estime ,on se le dit pas assez

 

le territoire ,on le fait tous les jours

et les vaches font partie du quotidien

tu peux pas comprendre un territoire sans l’éprouver,

en construisant des cabanes je m’enrichis

ça rend ingouvernable :

notion d’habiter toute renouvelée

humains, issus du monde des humains, nous sommes ;

être en prise avec les gens du coin

chaque personne est une personnalité

extraordinaire

 

Ici on est sûrement en sud Bretagne, et fièrement, c’est ce que nous, on veut dire, mais

c’est nié ,contesté par les institutions

tout ce qu’on veut, ici, est insurrectionnel, tu vis sur une zone politique

une zone expérimentale !

c’est illimité ce qu’on a entre les mains, et tout aussi ce qu’on a entre nous,

au fond de nous

très difficile de nous faire peur !

nous marchons depuis la nuit des temps vers la lumière de la fraternité

il ne faut pas délayer le contenu de tout ce qu’on défend

du merveilleux doit être présent dans nos vies

 

Notre force, les soirées dans le noir, on écoute la musique ,des histoires, les sons, et on discute

un jour par mois ; c’est l’instauration du jour du silence ; on communique

par le regard, par gestes. » 

Les relations, la confiance, ça fait exister des moments

Je m’enrichis de nos points communs comme de nos différences

On n’a pas fini de construire de beaux espaces en commun, de belles actions communes

 

on n’a pas fini de visiter l’humain qui est en soi, en nous

« A tous les 2 venant ici, on avait envie d’être créatifs

On a travaillé, on a rebouché les nids de poule ! « 

« Quand tu vois passer quelqu’un à vélo tu discutes, tu es content

Quand tu donnes une certaine énergie à un territoire ,tu rejoins le bien commun,

tu es dans le bien vivre »

Habiter un territoire c’est habiter les sphères de ta vie, toutes

Habiter un territoire c’est réfléchir, c’est politique

Mettre des livres en commun, pour faire aller les gens vers les autres gens,

 

Contre la bétonisation de la vie, la bête-omnisation ,

C’est aussi entrer parfois en confrontation avec des humains

on est là pour apprendre

 

« On se prenait la grosse tête, on n’y connaissait rien, et maintenant on se regarde avec confiance »

« Ici, des gens, qui ont été à l’hôpital psy, qui ont été à la rue, qui ont été cassés, parfois ils ne prennent pas la critique, tu rentres dans l’affectif ! mais des interconnexions nouvelles sont alors possibles »

Papoter, t’éprouver et te trouver : ouvert !

tu existes .

Et tu te trouves plein de réseaux,

 

On se questionne sur ce qu’on a à défendre

les livres ça change la vision, tu trouves des mots, tu trouves une histoire

la bibliothèque –la résistante !- nous dit ce qui se passe derrière les masques

ici, c’est comme un livre ,en train de se faire, un langage commun, des mots qui se ressemblent, nous ressemblent

Des mots de joie, des cris,

Tu fais du pain , ou de la dure mécanique de tracteur, « et moi je te soigne, fière d’arriver à faire ça »

la solidarité te façonne, on n’est pas en chien de faïence

Mais quand il y a des conflits à gérer, c’est compliqué, c’est imbriqué,

il n’y a pas de chef ! une autre coutume est à inventer !

Habiter nos vies ,le rêve !

Tout le monde écrit son histoire, car on a aussi un projet individuel

C’est créatif, ce que je produis

 

On est contre l’a-bêtisation des communs

Contre l’abêtisation du corps des femmes

Loin des masques

Etre rebelle, re-belle !

Le corps est content

et on s’écoute,

-et l’esprit aussi-

déconstruire son privilège :d’homme

et de blanc

aller causer avec les gens qui ne correspondent pas à Monsieur tout le monde

l’attention aux autres ,ça entre dans la vie quotidienne

 

Les paysans nous ont formés

tu fais les foins, tu vois les milliers de papillons !

tu n’existes plus comme prédateur, ou prédaté,

tu n’es plus juste un pion,

pose toi, qu’on voit comme tu vis !

 

« ça rend juste pas possible des mecs violents »

ceux là qui n’ont jamais confiance ; en eux

le paysage ,aujourd’hui risque parfois d’être façonné par des mecs violents

 

en fait ce qu’on fait vise moins à faire des actions qu’à créer des liens

« tous les 2 on avait envie de soin, de care, et de vivre comme c’est

on avait envie de relations »

Ce qui fait que tu prends ta vie en main

 

On ne regarde pas l’heure,

Même quand je dors je continue comme je vis

il y a un réseau d’énergie qui nous lie ;

on s’estime ,on se le dit pas assez

 

le territoire ,on le fait tous les jours

et les vaches font partie du quotidien

tu peux pas comprendre un territoire sans l’éprouver,

en construisant des cabanes je m’enrichis

ça rend ingouvernable :

notion d’habiter toute renouvelée

humains, issus du monde des humains, nous sommes ;

être en prise avec les gens du coin

chaque personne est une personnalité

extraordinaire

 

Ici on est sûrement en sud Bretagne, et fièrement, c’est ce que nous, on veut dire, mais

c’est nié ,contesté par les institutions

tout ce qu’on veut, ici, est insurrectionnel, tu vis sur une zone politique

une zone expérimentale !

c’est illimité ce qu’on a entre les mains, et tout aussi ce qu’on a entre nous,

au fond de nous

très difficile de nous faire peur !

nous marchons depuis la nuit des temps vers la lumière de la fraternité

il ne faut pas délayer le contenu de tout ce qu’on défend

du merveilleux doit être présent dans nos vies

 

Notre force, les soirées dans le noir, on écoute la musique ,des histoires, les sons, et on discute

un jour par mois ; c’est l’instauration du jour du silence ; on communique

par le regard, par gestes. » 

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