vous êtes un sourire au fond

Publié le par trainefeuille

Vous qui êtes un sourire au fond des tiroirs

Pas quelque chose de poisseux

Il n’y a rien d’écrit sauf des écritures antédiluviennes

Et fruitées

Au musée des racines silencieuses et tarabiscotées

assoupies

Il y a des feuilles jaunies sur l’étagère

Comme des chemises anciennes

Elles étaient des milles et des cents, les ouvrières, aux doigts de fée

à manipuler de drôles de bidules,

entrelacées au quotidien avec tous ces textiles

 

Allongées sur l’herbette quand vient dimanche.

On les voyait …

Maintenant s’y dégage quoi

de nouveaux retraités

pas en sueur, viennent

on n’écrit plus

Plus de tiroirs

Renonçant à la lutte, à la muse ; mutisme

Ouvre ! la buse !

plane devant moi sur la route !

Immense ciel en balade

Et la chaleur qui monte, vite

Jusqu’à la plage , loin,loin

Oin  oin 

 

Ça fait des creux énormes dans les fougères

2 amoureux assis côte à côte

Qui cherchent

A se nourrir

Scrutent et sculptent en l’air

Palpitant

Ils étaient tombés plus bas que

Crozant les Ruines en Creuse

Du côté des lapins et des ronces

Et cette forte odeur tenace de tabac,

De fougères sèches

 

Invites donc à diner ton vieux chêne !

Sur son vieux rond de cuir

eh, glandu !

Exit le fiasco !

Grattes le fin fond du son dans la poche à chèvre

de ta cornemuse

En passant sur les friches

je me suis mouillé

Les pluies parlent

en ce vieil air de campagne , Avec un bout d’esthétique

 

Un moustique file , une jeunette arrive une heure en retard

l’énergie de plénitude toute du cosmos venue

Source qui traine le ciel de lumière-vertige

Souffle dans les poumons, dans le cœur

Et moi je ramasse cette petite pensée

répète sa mémoire

Et la toute fraiche lumière atterrit doucement sous le faîte de la longère

 

Oh ! salut à vous dames maraichères ployées,pliées qui récoltez

A perte de vue

Dans la verrière

Courage, c’est un rêve terrestre

 

la lumière part sur le canal et ses murs blancs

Qui traverse tout

Je suis ce matin assoupi dans l’eau

Attendant au fond

mes maitres-nageurs en amour qui soignent à distance

Elles se suivent et manipulent et montent et vissent des étagères

Sifflant d’admiration et riant ,

 

 

aux infos :

2 employés du canal essayaient de se maintenir à niveau

Comme des robots,

Pour rien !

Ca sent l’eau croupie

j’ai beaucoup écrasé pour rien

Et la bonne terre à l’envers je la vois !

Tu es mieux que cela 

reste un peu à discuter

suis ébranlé

Comme le vieux chêne athlétique

les 2 pieds dans le même sabot,

devant sa statuette chérie

 

Pour se mourrir doucement

Les amoureux dansent la belle capoeira

une fière couleuvre traverse le chemin

2 cyclos hollandais et des hirondelles ;

la collégiale du village qui appelle, et soigne

Ca prend du temps à voir tout ça

 

Du côté de la bibliothèque on voit que

des arbres tombent des feuilles pliées en 2

-vieille manie-

Mais quoi je bavasse !

Qu’est ce qui me broute ?

Cet autocar bleu et blanc démodé Saviem ?

allongé dans la haie ?

Propre remisé, désaffecté

Pas de squelette visible

Ce serait foncièrement dépareillé

Cette signature

 

Allez, viens c’est ma tournée!

 

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