Je rode pour écrire

Publié le par trainefeuille

Je rode pour écrire, c’est un étang un petit vent se lève, il y a là tant de vaguelettes comment cerner cette forme du vivant, je suis en silence, et ma langue ce sont sur ces vaguelettes des mots ils sont là à notre disposition, on ne le sait pas, là ils sont vive expression, on les laisse de côté souvent, sous nos yeux, ils montent ; descendent, changent de tempo, c’est habituel, sapristi notre ressenti monte sur cette vaguelette, on veut faire ami ami avec un mot, on a besoin de lui, souvent il s’enfuit, laisse une peau vidée, ho ! délitée, y a plus rien en lui, je voulais un mot-bouée qui porte ce ressenti, c’est fichu, le faire retentir avec d’autres mots posés là, cils vibratiles, raté, on n’a rien pu sortir, rien à se dire, on ne trouve rien pour dire quelque chose à cœur, quelque chose qui a comme ça l’air de rien d’important,

On est embêté quand ils se défilent, quelle bobinette, et nos pensées tant rudoyées par les mouvements de la vie chaque seconde, voguer vers d’autres idées, comment ? un océan d’inspiration céleste, terrienne, animales, subtiles et monstrueuses, ..

Quelques fois miracle un mot répond, enclenche un train d’autres wagons d’idées, il y en a trop il faut choisir, une partie tombe à l’eau, perdues, seront-elles compostées, organiques, recyclées ?

Quelquefois c’est un mot qui tape un autre mot, par accident (de vaguelette), s’ouvre, s’éclate, répand son jus sucré, ou amer, sa pulpe meurt, joue une sorte de symphonie, des ondes palpitent sur l’eau, raccrochant d’autres morceaux de mots qui passaient par là, apportent un nouvel élan, ils répondent présent veulent apporter leur tonalité propre, à tout prix,

Il faut monter dans ces petits bateaux de papier pliés, faits par des enfants, oser y croire, car sinon il n’y a pas d’histoire, ce serait le néant, engloutissant, le non sens total, la honte,

Surnageant, tirant vers d’autres horizons, plus ou moins déchainés, lointains,

L’écriture c’est comme un parcours fait le long d’une rivière, on ne sait pas bien faire, ce n’est pas un long fleuve tranquille ! il y a des marées, des sérieux creux, des allées-retours, des marées de pensées, des phrases sublimes, d’autres en déchets plastiques ou autres, anarchiques, rachitiques, des phrases ont caracolé, chevauché des pensées , pris les rênes de nos chevaux intérieurs, au risque de basculer notre diligence personnelle, déclenché des pensées, c’est carnaval !

Notre existence est peut être au cœur de ce cours d’eau, et les mots en surface quand nous les habitons sont peut être le moyen de parler au ciel, au soleil à la lune aux montagnes, aux vivants, aux orages,

Et les ondes des belles musiques sont là, également, royales, et le chant de l’oiseau,

 

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