A BORD DES EAUX

Publié le par trainefeuille

 

Mets ton réveil matin ,tu es juste porté et réponds

Quelle est la poutre maitresse du ruisseau ?

La fondation du marais ? la voie royale des tourbières en Millevaches ?

 

A bord des eaux tout est à prendre racine,

à prendre pied ,sur la rive de la ville

Le pouls de notre âme  nous fait atterrir en poésie

on contemple sa lumière et on en fait tout un monde

Pétri à la manière de matière-c’est inscrit dans l’histoire

 

Essence de rêverie ,tu danses sur un fil ; dissoute dans le réel

une fontaine naquit de ce savoir faire ,

de se savoir savourée

et prit parti pour le mystère

 

A côté du mythe, Homme Moderne entre TV et vidéo

Le lac prend toute son ampleur , on le prenait pour un mort !

Et le poème suit en silence , réveil-matière

 

Le passé de notre âme est ainsi fait que tout s’y est caché

Comme dans la mer

L’océan ,grand seigneur de Bretagne

Et le mage ,grand prêtre du ruisseau

disent ce qui a fait naitre l’homme des bois et des plaines

 

Crache ! non ! cruche ! notre âme s’y cache,  fée du logis.

Qu’est ce qui nous porte à être si peu énergique ?

le destin passerait il hors de  notre portée ?

 

Le soir. On entendrait siffloter de la lumière. Soit.

C’est le sel de la pureté :

Midi.

On ne voit rien de mieux dans la rue que les formes des femmes

Pas comme celles en formica,

ta chevelure au plus blond

fragile pulsion d’amour

va vers les cieux,

 

Qu’est ce qui nous porte vers notre destin…

Le rêve des humides ?

Tandis qu’une chevelure mère flotte sur le mât du palier,

Substance nutritive des êtres

 

Car une lumière vit le jour sur un coup de cœur

dans une barre de la zup en 09.2007

 

En garde forgeron ! occupe toi de ma mob que je saute le rio 

Un ancêtre se marre à Bornéo

 

Prenons de la hauteur, dit le général des échassiers

Au bord de l’eau il faut les yeux

Et les cimbales sont dans le fond des eaux pour un récital fabuleux

rêve-feuillage, onde-chevelure,

 

L’eau, matière jamais encore travaillée ! jamais terminée

Même à Tronçais, cette forêt magnifique où règne la Font de lait

L’eau nait sur une saveur, sur un instant.

Force d’éveil, elle tisse les liens.

 

Après la pluie, une fontaine nait sous nos doigts , on est pétri de limpide, 

Fais en un panache,

Une avalanche en eaux profondes

 

donne ton drapeau noir ! et ces matières malaxées par Vulcain

au Messager et vogue  dans l’arrogante désopilance générale

 

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Publié dans poésie

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