cherche- t- on

Publié le par trainefeuille

Cherche t on désespérément ce qu’on trouve facilement?

 

 

 Des jeunes filles et des ficelles

des belles de maitre,nacelles

préparées et solides

pas du tout niaises pour la boue

qui biaise,en équilibre

ça va éclabousser.

 

Elles sont sur la brèche toute la nuit

ceux qui les surveillent se mettent à rire

ça sent bon ça peut durer encore,

génie du vin  chaud.

Surtout ne pas faire de calcul.

 

Elles étaient nées

sortant nues

des nuées de l’étang

comme maintes fois du temps des romains.

Ce sont dit on des néphéïdes.

 

Dans la lande d’à côté quelques estafilous

inoccupés, yeux exorbités,les narguent .

Leur lassitude disparue,ils se disent:

vite, à emmitouffler pour la nuit!

 

Elles ont vite vu qu’elles pouvaient être

dégustées.

Mais nul énervement chez elles.

 

A genoux elles se déposent,

le plus facile,s’allonger dans la vase

pas froide et souple,

Autour de ce vivier les jeunes visiteurs

vite attroupés se disent

« belle pièce » « beau morceau carrément » se dit

l’une des nymphéïades.

On trouvera donc ce qu’on cherche .

 

Les voilà bientôt tous champignons gluants

à pousser glousser et gigoter,

plus personne ne reconnait personne.

Ils pauffinent avec soin,même si parfois

ils attrapent corps à corps carpe ou brochet en glapissant...

Avec coeur ils reprennent leur ouvrage, et leur chasse est bien peu chaste.

 

Mais bientôt dans cette boue ils sont profondément englués...

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Publié dans poésie

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