châteauponsac

Publié le par trainefeuille

Châteauponsac

 

Quatree heure du matin,

brume noire au bourg de Châteauponsac.

Distinguer la grande côte:impossible;

la rivière en bas est noyée.

 

De la musique rythmée sort d’une maison

tandis qu’un marcou au gros ventre

miaule en rasant les murs

 

Avec des toits qui dépassent largement du mur,

toits peu pentus couverts de « tiges de botte »

ou tuiles romaines, ces   batisses de la Haute Vienne

paraissent vastes.

Entre eux je distingue un champ de fraises,

apporté par les odeurs.

 

J’entends un bruit prolongé et sourd par delà

une fenêtre ouverte là haut...

Homme? femme? enfant?

de la dignité tout de même!

Une chatte se gratte et cherche

où elle va poser ses petits.

En bas quelque part sur le vieux pont écroulé

fantôme, un char romain passe.

Une mob à pot crevé circule au loin dans la campagne.

Et c’est au tour d’un pleur de bébé,et un encadrement de fenêtre

jaunit.

Ne pas tenter de discerner au loin les Monts de Blond...

 

J’aperçois un coursier,au fond d’une courette éclairée, superbe!

et passe devant une sorte de porche, gendarmerie? musée? école?

Même pas possible de voir le clocher,

je trébuche sur le pavé inégal, fatigue,ou ville trop vieille?

je divague, où vais je dormir...

 

C’est là que je le vis! comme je refaisais un lacet,dans la pénombre,

Lui! je le vis là qui s’avançait, hésitant de ses mains,

qui frôlaient le mur.

Il devait oui avoir deux ans environ, des cheveux blonds, bouclés sous le rayon de lune,

adorable...mais pourquoi était il ... Impensable je rêve, Mince il est tombé, et il se relève ,

je me secoue,il marche à nouveau. Mais ...! Il ressemble à mon fils!

Ah,mon petit, mais comme c’est lui!

terriblement lui!!! C’est pas possible, comment a-t il pu..!!

Mais je suis là pourquoi,il n’a pas pu me suivre, non!

je me suis précipité vers lui, pour l’étreindre, sans comprendre, en fermant les yeux

Mais il s’est, il est...devenu beau ,incroyablement !

Un  garçonnet grave, qui me regarde dans les yeux...

je suis à genou,je n’ose pas le...est ce vrai??!! Il est...sublime,

il me demande, oui je crois, non c’est moi qui...lui demander...je le sens...

je me sens...il est si pur

Il n’est plus là!! Rien que la rue la plus sombre! j’écarquille les yeux,

cherche, sonde partout, défait...

Harassé, je cherche un coin pour dormir, sous cette nuit si tiède.

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Publié dans poésie

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