saison irradiante
saison irradiante
Saison irradiante impertinente,
radieuse décapante;
ce soleil franc qui croit,
il s’appuie sur mon dos;
je veux me mêler à l’ombre
surchauffée des blés
qui m’éclairent
par dedans;
les blés,leur vie au raz de terre,
il faut que j’y reste.
La brûlure du vivre
qui vient à flots.
Sous ce soleil blanc,qui croire;
on ne demande rien aux graminées,
que pouvoir se frotter à leur existence surchauffée.
Ah le farniente de la pomme de terre,ou de la tomate
et des haies si nonchalantes!
Alors pourquoi écouter
le petit bruit des coquelicots,
il plane quelque chose au dessus
de ce vaste champ de crême au café,
asseyons nous sous cet arbre veux tu.
Mais la mélasse parfois me prend
en plein clapotis du soleil endiablé
et dans la tête c’est le ruisseau noir;
asseyons nous sous cet arbre.
La présence si tienne de notre mère
la terre,
ta présence si mienne
si ténue.
La terre coule comme un ruisseau
du soir au matin.
Les secondes du soleil
ne comptent plus le silence
qui mûrit tout ici.
Alors pourquoi écouter
le petit bruit des coquelicots
il plane toujours quelque chose
au dessus de ce vaste champ de crême au café;
asseyons nous sous cet arbre veux tu.
Vers le ciel si clément
le foin des grandes herbes et les graminées
vibrent, tentent de décoller;
rêve fou de cette immensité
paillée.