eau.2

Publié le par trainefeuille

Eau!

 

L’eau se sent nature, mâture,

eau de toute part,de toute chose,

elle est le reflet des vies qui se lèvent.

Substance qui se sent mère,

qui ramasse les moindres lueurs...

 

Le Canal,mon lieu de l’enfance de l’été,

ce sont les divagations d’écluse en écluse

lieu de mes grands parents

mariniers,gardiens d’écluse...

L’eau dit « présent ! » .

Marais de Saillé,canal du Migron,celui de la Martinière

marais de Vue,lac de Grand Lieu,le port du Bec, la Loire Majesté...

Ces toues,toutes ces anciennes embarcations au noir de coaltar

se sont tues. Gabarres aux belles et sobres lignes...

 

Laissons parler dans nos yeux ces lieux

silencieux d’amitié

où l’on rêve,où l’eau rêve;

Celle qu’on regarde dans les brillants des marais salants.

 

J’ai dans les yeux ce lac, toujours

me sens de cette eau .

L’écluse de Carnet me lie d’amitié

avec le passé,

l’enfance. 

Je ressens encore les larmes de ma grand mère.

Rien pour autant donner goût

à tenir ses amis chaudement au bord de l’eau

le soir,à la lueur attardée .

Tout celà est Dame nature qui aime.

 

Les trous d’eau ça intéresse les gamins. Ca les lie,ils les lisent.

l’eau de l’un de l’autre,

l’eau de là...

elle est auprès de ma mémoire.

 

Le canal qui parlait est maintenant  pâle lueur ;

mon sang vogue,vaguement.

Où est ma veine...

L’eau est elle devenue sans amour?

Maintenant ce sont partout des grandes personnes,

qui ne pleurent pas.

 

La mer vaste plaine est dans tout,

visite toutes les criques;

quelquefois la tempête crie, délivre

et déverse des lames sur les grêves,

jusqu’à la limite dernière des choses.

La mer fait des songes qu’elle crie aux bateaux,

et laisse toujours méditer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a encore parfois de l’eau sous les regards,

Dieu soit loué,

L’eau est sans bagage il faut la laisser

filer

 

Nous sommes tous Frères

frères de la Côte,tels ces pirates anciens

des illustrés de naguère

fiers ,Rois sur l’eau;

on se donne

dans la petite maison de la plage,où

chair de vitalité,les enfants sont serrés

pour donner goût à la vérité.

 

L’eau voyage,tel un jeu de carte .

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Publié dans poésie

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