au pied du soleil
Au pied du soleil levant aveuglant rasant une vieille masure et moi devant (intrus)
Se met à nu
Fanée d’or, croix de fer, pot de fleur mais je descend dans le vide cascade
Le soleil me donne un sous bois noir à côté
Me fait une moisson d’or
les pierres du vieux mur éclairent
Je descend dans les fondrières brumeuses
Comme dans une boite de conserve
Pot de terre et centre de la terre
Au coeur de la brume par endroit je perçois un autre paysage
La tôle qui bat et dedans la pendule comtoise
Arrêtée, pas de vent
où, la mare de purin, mais reste les fontaines
Abandonnées
Je descends de quel siècle
Le vent efface les traces, les masses restent
Le chien me court après,et
je vais dans les intérieurs
sur les dalles pavées de la ferme
Et encore la tôle quelque part, qui bat…
C’est le voyage au centre de l’hiver
installé
Mais le soleil a changé
me fait face , effleurant tranquillement le linge étendu
Rendre hommage pour l’avenir, comme pour le passé
Avec le petit bois de châtaigniers à côté des collines pelées
Ces vallonnements dans les yeux, au loin une longue courbe
Comme une sorte de femme aimée, dont on approche tous les contours
Comme un or déroulé d’un beau paysage