attache

Publié le par trainefeuille

Attache à l’ancien terroir ,sans un mot, comme le chevreuil dans le breuil : énergie terrienne plus forte, c’est comme les volcans sur moi.

Animé je suis dans cette vallée sèche du Suin, vive les endroits imprégnés d’un lien,

 mystère de mystère ,de longue date .

Avec moi moitié sauvageon , petit particulier venu de la soupe originelle,

au petit soleil du matin ; j’ai une attitude Gratitude envers les anciens. J’ai une histoire avec eux.

Par exemple prenez l’histoire de la Pierre à sexe, ou de la croix celte des Chagnats.  Ou bien l’antique pouvoir de la boulangère de Clugnat ! OK ? pouvoir partagé sur les lieux où elle sévit, et aussi par les dieux du même acabit .Adieux .

Sur une terre ravagée par les traces ,les lieux dits , leur drôle de petite machine interne .

 

Le bestiau gueule dans la stabul, à ce moment les granites de la maison de Ligoudeix réveillent ma conscience , et ma subconscience ; on est totalement au milieu des petites vies,lui et moi.

J’ai en mémoire ,soupirs  sourires et souvenirs ,sans mot dit.

 

Village fermé de vif silence .Varié.

Imprégné de plus en plus de piètre humanitude, fermée et conditionnée .

 

Moi Gargantua qui  reçoit des milliers d’appels, et de blancs pétales , sur mes rêves , qu’ai-je fais ,moi misérable mollusque ? seul au milieu de ma petite vie, comme bouée au milieu d’un océan.

Où est le chemin de ma mémoire, l’orgie des pierres blanches ou de grès, les contes celtes sur le pouvoir des arbres ou des monts.

Lieu spirituel pour le chevreuil, lieu de source pour le vent,  lieu de fraicheur pour le soleil,

Lieu-forêt reconnu ici, que par ses traces, infimes , ces milliers de petites chronologies internes.

Endroits chargés de certitudes,de libertés. Nul doute, ça réveille ma boulangère de Clugnat qui habite près de la Pierre Ebue, dans ses rêves de sorcellerie. Intimement j’avance sans un mot dans ce cirque sauvage ; j’avance masqué.

 

Dans ma mémoire, des chants d’oiseaux au milieu des noms d’oiseaux.

Lieu des milliers de petites vies, dans le vent des sapins .

 

Depuis hier, je m’enfonce ténébreusement dans la tendance d’aujourd’hui et de demain, qui me plombe dans mon herbage, au milieu de ces affaires nickel chrome.

Mais plus que jamais je suis dans la nuit du marais, dont je ne peux me retirer,

Dans cet espace  peuplé de moi mêmes, de nuits fragiles ; égaré, je cherche Arthon, le druide et les autres ; c’est le déroulement de cette vie.

Mon village ,c’est comme avec des voiles de mariée autour de la petite école .

 

Je reste dans le déroulement de cette bourasque qui me saoûle.

Vite une luminescence dans la nuit du marais vendéen. Soudain l’œil d’une autre vague de paysage  , en une seconde quel partage ! le vent se tord sur les vieilles bourines en chaume, dans les pins couchés.  Comme dans la vie, il recherche un endroit dégagé.

Je suis un jeune ragondin qui va d’une nage naturelle, qui ne sait peut être pas que l’homme peut retrancher ce qui existe. Jusqu’à épuisement, et réinventer tout . Ajouter parfois du noir à l’espoir.

Je ne sais si c’est au ciel ou à l’homme de faire quelque chose.

Soudain un air clair puis plus rien.

Le ciel a t il senti quelque chose, cette fois ?

 

Au crépuscule, dans chaque recoin du jardin  s’installe la métamorphose. De l’instant oublié.

Comme ce nuage fait de petits morceaux tremblants.

C’est au tour du ciel de rester seul. Le noir est enfermé dans les ciels des villes d’ennui. Même pas de petits restes, épars, de Noël.

Le nuage a levé la tête des vieux arbres séculaires. Soudain l’eau noire est vive, sans la lune.

Gargouillis de joie à peine distinguable dans cette nuit.

 

L’homme par lueur interposée, veut le bonheur.

Mais la fête de la tête me saoûle.

Tout là bas, au loin, regarde, c’est le temps de l’enfance !

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Publié dans poésie berry

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