boite de fer

Publié le par trainefeuille

Me sens dans une boite de fer rouillée

gondolé, pleine de trous de bosses,qui fait de fausses notes

j'essaie d'éviter les jets d'acide critique supporte pas la contestation

aucune envie de parler ,pas dit 2 paroles ce WE, dans un désert et ne vois rien, je regarde mon coup de poing reçu à l'estomac, je suis embarqué dans un chalut, immondice trop fier

tu m'énerves

rien de calinant, je te tire la langue, pas de quoi fouetter un chat, j'ai rien à voir avec tout ça, envie de botter en touche, on a rien à voir ensemble pas dans le même registre trop fonceuse trop vive pur moi,tu me donnes du mal, je cours petit, classique, amateur de femme docile câline, alors que fais je ? Tu occupes le terrain, cocorico ! J'ai mes rêves à reconstruire, empêché je veux de l'avenir.

je te guette;tes yeux j'y vois guère, pas y croire, on a des vieilles têtes, vieilles fêtes, y a plus que quoi entre nous ? Pourquoi tu te mets pas à mes pieds , n'essaies pas de me retenir, m'attendrir, mais je suis jamais sûr de moi, y a pas d'éclair qui me ravisse, qu'est ce qui peut me faire jaillir de mes bottes,

replié dans un coin j'entends les 2 femme fille causer plaisanter, sinon c'est la critique aussitôt, me sens serré comme un saucisson, chair avariée prête à être mangée. Mais sais tu qui tu es toi, pourquoi n'es tu pas épanouie, avec moi ? Et moi c'est pareil, quel émoi en contraire, et je mets la main sur ton corps quand tu dors, distant envers toi, distante envers moi, mon subconscient crie, pourquoi pas en rester là ?y a t il au contraire acceptation de la tendresse, de la joie, de chacun,

dans la journée ce que je dis est pris de travers, et j'écoute pas ce que tu dis, glacé , est ton comme tout le monde ? Comme je voudrai un élan neuf, mais je dis des faussetés, pourquoi tiens à toi ? Ça tiens à beaucoup ou à si peu ? Et toi ?? tu es femme et il y a plein de choses que tu dis tu fais où je suis largué, je ne comprends pas, un monde autre, supérieur au mien ? Est ce que ce serait pareil avec une autre ? Tu as du cœur avec les autres ,le souci des autres, des plantes, de la vie, fabriquer les petites choses de la vie, broderies par exemple, tu as de cette motivation, et moi qui ait si peu de mémoire, non vraiment j' y reviens à cette douleur, que fais je là ,qui peut m'aider, cette viande rouge si saignante au cœur, pourquoi je me suis précipité il y a longtemps vers un sentiment de perte, vertigineux, un abîme qui me hantait, me rendait pas heureux, et que je ne comprenais pas,

suis allé vers toi en plein brouillard, poussé, vers un mal, j'ai reçu en échange pas de haine du tout, une interrogation plutôt, un dialogue, petite sœur qui m'épaulait, c'était pas le coup de foudre, pour durer quoi!je sais pas ce qui te faisais rêver en moi, ça devait pas être du joli, ce fatras ! Et autour je voyais d'autres filles plus jolies qui me faisaient calancher ! Autrement souriantes et faciles à vivre que nous, j'étais sidéré scotché en face de toi, et toi tu étais sidérée scotchée envers moi !! c'est à n'en rien comprendre !! tant d'années lumière à me poser ce pourquoi grand dieu, quel karma ??

qu'y a t il de on dans ce miroir, l'un en face de l'autre, qui peut rattraper qui ? Tendresse, tu restes sur ta distance. Tu ne sors pas de cette faille en ton sein, toi, moi, mes mains courent sur cette plaie et maintenant désoeuvré tu restes indifférent, démissionné tu laisses fuir de précieuse choses

tu restes fermée à toi même

je reste fermé à moi même, ça ne vas plus. Quelle est la fille rêvée ? Celle qui est faite depuis toujours pour moi ?

Je me suis jeté vers une fille n'importe laquelle, tu me regardais avec tes billes rondes, sotte, et moi sot, y avait rien ? Je m'accrochais à tes branches, hagard, pourquoi ne suis je pas parti :? après j'ai été fasciné, que tu savais parler, écrire, calculer, et faire plein de choses jolies,simples, douée pour une famille, prête à te donner entière,à la vie, ça m'a ému. Trop « compétente »  ,sûrement.

Mais tu me voulais pas me cajoler, m'attendrir plus que ça, je restais sur ma faim.

Anti fusion. Je suis parti très loin, proche de décrocher mon wagon.

J'ai l'impression qu'on est tout le temps à crans serrés, froids, cherche ailleurs où me raccrocher.

Parfois je passe un peu de temps à côté de toi, te regarder vivre, respirer, c'est pas mal. Tu m'intrigues.

 

Pas marrant ça bourdonne aux oreilles tu es flasque tu lâches prise, ne fais plus rien que manger dormir, les yeux la tempe lourde, tu ne suis plus rien,de ce qui se dit autour de toi, c'est harassant ce précipice, rien de ce que j'avais souhaité, suis de plus en plus loin, dans la nuit, raréfaction.

Pourquoi je ris pas avec les enfants, terriblement sérieux. Pourquoi sans vrai ami ?

J'ai peur de tout de moi de toi de faire un pas, de faire un mot, suis rassuré par mon ennui, galvanisé par le temps qui passe : ah ! Est elle enfin passée celle là, cette heure ? Cette matinée, cet après midi?ouf ! Au suivant ! Je remplis ainsi méticuleusement des journées ardument sans jouissance sans plaisir. Plein de choses à faire à penser (boulot) alors je compile

j'ai tout raté, toute ma vie suis mal parti mal continué voire lâcheté, ça va à vau l'eau ce que je fais ou commence avec n'importe qui, je fais n'importe comment, , déraillé, j'abdique, opération vérité enfin.

Avec tous les enfants me sens loin d'eux, ça fait mal, elle n'a aucune intention envers moi, et moi non plus, je m'en sens pas, que fous je là ? Je vais m'enlever m'arracher, suis pas partie prenante,

ça fait rire, me passe au dessus, largement, suis ici invasif, pas d'avenir, suis invisible, ils s'en rendent bien compte. Raté rétamé je tire un fardeau de 500 kg, vide, chiffe molle. Sans mémoire.

Je repousse mon ombre.

Je suis bouché  de vie, empêché de vie, envahi de glace ; l'inconscient c'est le néant, suis mal formé, morceau d'étoffe et c'est tout, ne ressent que de l'obscur de sentiment, c'est sidéral, anesthésié,où aller ? Suis dans le vide le vide non humain, ne suis pas. Pas grand chose à recycler, pas grand chose à en attendre, suis déjà de l'arrière vie, je n'ai pas envie de construire, reste derrière les grilles, à côté de tout, j'accroche pas, ma fille me le dit, je suis moins qu'un gamin, pas fait, et je suis castré côté sentiment, rien ne me marque, suis étanche. Exorcisé depuis si longtemps, est ce qu'elle m'aidera...

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Publié dans poésie

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