la gabrière

Publié le par trainefeuille

Restaurant de la Gabrière, midi. On est beaucoup de monde affairé autour de la mangeaille. Beaucoup sur la terrasse, à regarder la vaste étendue d’eau.  Des grisonnants à souhait.

14h. Non touriste, va falloir que je me remette à trimer, pendant qu’ils trinquent encore au champagne, ces englishes.

Terré ,pourtant je suis rempli d’aérien  ici. Car la fée secrète te garde dans tes flots calmes.

Tous ces brins d’éclats de lumière  ,cachés dans les roselières ,ciel  par-dessus tête au dessus des mille étangs . Mille ciels cachés au plus profond des landes et des bois .

Quoi ? pas de chatoyance sur cet immense étang qu’est la Mer Rouge ?

 

Ce soir je revis cette tournée de Brenne, ce jour ouvert sur les eaux calmes et ces nichées de canards

Maintenant attendre la nuit pour se laisser gagner par l’apparition ; rester là sous la nue abandonné à regarder entre les ondes aériennes et aquatiques, campé en quête de cette lueur . Oui les englishes attablés trinquent encore, tranquillement.

 

Il batifole, cabriole, capte je ne sais quoi, ce colvert avec son œil qui prend une teinte à peine rosée,

Il joue de la métamorphose, au milieu du limpide brillant et du clapotis omniprésent, prend le temps de célébrer ce nectar pétillant.

La nuit, c’est connu,  les englishes cachés dans les mouvements des roselières et des carex coupants, avec leur costume se mélangent avec ces foules de canards sauvages  et grotesques.

Sur le brillant liquide une rouquine sable le champagne , me tient la bonne fibre et je m’endors à cœur joie, sous un ciel de marcel duchamp, nos âmes jouent un chant aux 4 coins de cette densité rare de roseaux jaunis.

Cette route de Brenne ,cabossée, est porte ouverte sur de multiples choses. Un poteau électrique s’est fait rosi pour faire couleur locale avec le grès affleurant ici. Grands échalas noirs et maladroits, Ces ruines d’arbres, cette corneille perchée, et ces familles qui piaillent dans la maternelle végétation des fourrés fauves.

Bosser près de l’étang de la Gabrière : c’est coul.  Ce grand vide caché et rempli au milieu de cette lande est une lucarne offerte.

(Même à 8h en hiver, sur cette petite route bordée d’eau calme, savoir essayer  près du grand escogriffe sans lumière, je ne sais quoi surprendre, de si près ténu, entrer en poésie qui ne trompe pas, faire arrêt sur image et trinquer.)

Par les dieux ! pas de deux ! je capte le regard de 2 animaux aquatiques ,

 

Qui rêvent de trottiner avec des palmes académiques.

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Publié dans Indre

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