bricolages

Publié le par trainefeuille

Bricolage dans la salle de bain je vois les 2 profils des 2 bricoleurs experts que sont melaine et dorian cote à côte, même œil même vision, c’est spectaculaire c’est sublime je les vois d’autant plus que c’est moi qui les éclaire avec ma lampe ,ils sont calmes et présents ils ont le même nez ! non pas le même nez !

Noémie essaie d’attraper avec ses petites mains la fumée, elle répète « la fumée ? »

On va avec ses parents le soir chercher le lait à la ferme, voir les vaches ;

Le petit père, à montipouret est perclus d’arthrose, il marche à grand peine ;doucement à 55 ans, à la step du village on échange qq paroles amicales il me tutoie

Je picnique dans l’abribus de mers sur indre ‘(j’ai acheté ce qu’il faut à l’épicerie) que de graffitis sur les parois en bois !ce sont des musiques (groupes) des mots anglais, des je t’aime,

Mais rien d’obscène ! des prénoms , des formules, des phrases ou courts poèmes ; bravo les mecs et les nanas ! j’entends midi sonner en 2 endroits, les 2 villages dont les clochers se parlent ! l’indre en bas de briantes vu du petit pont a des gris flots tumultueux, on voit que tout en amont, au loin ça rue ! à hue et à dia ça brille comme de l’argent ou du mercure, non pas de flots bleus, c’est un train dont les wagons se précipitent, veulent passer l’un au dessus de l’autre ,ça déboulonne, à gauche à droite au dessus au dessous ça veut passer !surpasser la vaguelette qui se trouve devant ; ça rouffle quand ça me passe dessous .Lame de fond et pont.

Ça ne suit que le rail de la berge.

Chemin en forêt ,de grands arbres bien droits et on entend que tout là haut joliment ça chante, c’est gai, ça se fait des câlineries, ça se caresse les peaux, les troncs , quand le vent force un peu ,les uns les autres comme j’aimerai bien être un arbre pour passer tout mon temps à se faire du bien entre nous, avoir à mes côtés des gentilles femmes comme ça à s faire des amours

L’âme c’est l’écho au ciel de toutes les joies que nous éprouvons, les femmes regardent les mots d’amour et elles y trouvent leur âme. C. Bobin :

Le soir je me régale je vais chercher le lait à travers la campagne à pied ,dans la foret, à l’aller je vois Robin et sa maison aux volets mauves, et au bourg Danièle, la femme à la forte carrure qui a déménagé dans le bourg, que j’aide à fermer ses volets « faudra dire bonjour à Joëlle » au retour par la route avec le gilet fluo car la nuit gagne, attention aux voitures

La danse nous les vieux on se marre on se trompe parfois elle me dit et bien tu ne me vois pas ? à la danse de l’étoile jean accusé de ne pas vouloir lacher la main d’une femme, elle se fiche de lui , lui qui tout rose de dit rien, ne bronche pas,immobile ,on est bien, complices

Qu’est ce que la vie profonde si ce n’est ce qui court en surface de nos yeux

On ne l’entend pas la gitane elle vient d’entrer ,elle fait de notre âme un panier d’osier

 

Livre sur les groupes folkloriques les gens emplumés oiseaux déguisés plantés empruntés épouvantails surplumés désaccordés ça rend mal ça fait mal et pourtant de l’intérieur on peut se regardant du cœur, se sentir bien, sentiment de groupe, d’éternité avec ces parures

Qui ont été portées durant si longtemps, anciens vécus au niveau robes et tissus et châles chapeaux pourquoi pas ? mais des coiffes plus belles que d’autres, mais on peut être fier

De sa prestance, sourire au visage qui change tout ; je me sens quand même d’eux, proche d’eux comme c’est bizarre, comme c’est ainsi ! s’ils rient , se désengoncent, s’ils bougent enfin, alors rions comme au cirque car ça ressemble alors à quelquechose c’est le ciné du bord du monde, il sent que les belles robes les belles coiffes lui filent entre les doigts il veut les retenir enfin, avant la trappe, ces dentelles avant le mourroir l’abîme, vertige de l’oubli, entre ses doigts retenir les beaux sourires, les caresser, les respirer, les beaux tissus, les

 

 

 

 

 

vieilles danses les vieilles harmonies, les vieilles humeurs au son du violon, de la vielle, de l’accordéon, les anciennes humanités endimanchées, où chaque sexe flattait l’autre sexe,

Les femmes confiantes entre nos bras ! les retenir, comme l’eau c’est insensé, ces enlevées villageoises lyriques, fêtes des humains au bel ouvrage, ça va aller à la poussière, retourner au néant, au non créé, y a plus ! y en aura d’autres mais c’est celle là qu’il veut ! il est comme l’enfant qui appelle sa mère ,où sont les airs de bourrée et de mazurka,

On peut être désespéré de tant d’années, de tant damné, où écarlate on ne rit pas ! on ne se rit pas, que de travail à faire ! on s’emmerde ensemble ! quand je vis la vie me manque, je la vois passer dehors derrière la fenêtre, quelle pudeur ! je n’entend pas ce qu’elle dit, passe trop vite, et j’écris pour l’entendre, on est perdus y a que les fleurs et les nuages qui ne sont pas perdus, son sourire est le sillage d’une comète, dans l’atmosphère irrespirable du monde,

Elle ne s’arrêtait pas de souffrir, de sourire, la loi inexorable de la chute des cœurs !

Fausse gaieté reliée à la pure vérité, le mensonge. Amour fou et plainte absolue, pourquoi je te rend si triste, pourquoi toi tu me rend si triste ? rechercher la splendeur incorruptible ! nous avons dans la poitrine un rideau rouge derrière lequel sommeille un animal divin. Imprévisible monte du cœur réjouit les yeux brûle même quand il n’y a plus rien à brûler

Le midi à mérigny avec l’épicière du rocher de la dube et de la grotte de la roche noire

Enfin tranquille les pieds dans le plat ,dans l’eau

Il y a des lumières qui chutent qui sauvent le tableau, et ces espaces noirs inquiètants

Et je m’arrete à la stèle du camp de la guérinière camp chouan, je rêve

A la campagne retrouvée, elles et ils herborisent écoutent regardent la faune la flore , écrivent ou peignent dessinent conversent méditent font du vtt du cheval du vélo ,course à pied font l’amour rient s’engueulent gentiment font du volley, jouent au tarot, consultent un osthéo font des IBGN ,de la pêche à la ligne, de la chasse ,entretiennent des chemins, des haies, plantent

Signent une pétition font à manger, leur toilette, du camping, font des concours de massage,

De rires et de grimaces, d’histoires droles ou de mythes, de lectures et de poêmes, se font des chatouilles, des vêtements avec n’importe quoi, des claques, qui déclament leur rage et désespoir, qui font du nudisme, qui se lèvent et qui se couchent, qui dansent toute la nuit, qui construisent avec des pierres, qui dialoguent avec des inuites, avec des morts ,qui font de l’échasse, s’échangent des affaires, des occases, construisent leur maison en bois, leur mini station d’épuration, courent après les libellules, font du MHZ,

Allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts, le naufrage prochain, le passer pour voir le point jaune de la confiance, embrasser la peur aux yeux fous furieux, l’aimer comme du bon pain, continuer la traversée ,perdre pied perdre cœur, voir le ciel passé à la limaille de fer, les étoiles tomber comme de la sale poussière d’or, perfection accomplie du désastre, entendre la bonne voix paisible et proche qui te dit comment ramener au port la bateau, entendre la sinistre déchirement du tissu de l’invisible de l’impensé, vivre à crêne ouvert, dans mes yeux des tonnes d’eau noire, explosant dans la cale du cerveau, fin des projets des rêves, arc bouté à la mort d’un coup la renverser…

Vous avez pas peur de parler à une creusoise ?

Ici fini le désert plus rien, grande liesse, ça danse sous la ramée, au son des musiques trad même lorsqu’il pleut à seau, y a des hommes y a des femmes y a beaucoup de jeunes, des plus vieux, des enfants, la buvette est pleine ça cause ils sont venus de partout pour retrouver la pluie et la promiscuité il pleut à seau et ils sont encore plus heureux à chanter taper dans les mains, et là ils sautent sur le parquet et dansent à 2 à 4 à 8 ils sont montés sur les tables et jouent, à 2 ils se regardent se jaugent et ça y va fort les enfants sur le parquet dansent parmi les adultes ils rient

 

 

 

 

 

Ici plus de désert ce printemps, tout est tiré bellement vers le haut chaque m2 chaque cm2 est occupé de belles graines qui ont toutes éclos, tout est décoré de fleurs de guirlandes bourgeons gorgés verdurés de couleur chaque pelouse de marguerites chaque volume de myosotis tout veut irradier de beauté veut aller vers l’azur, les pieds dans la terre , vers le vaste l’immense bonheur !

Faisons comme eux comme elles sortons la tête du sable de chaque cm2 de notre corps de notre vie faisons un faisceau d’étoiles filantes, d’esprits qui exultent de joie

Nous vivons ici dans l’Indre au cœur de l’univers humain éternellement jeunes et pulsés superbement de volonté étonnés de redécouvrir de ces choses sans filtrage, même pas peur de la folie, on appartient à l’infini du jaillissement, ne pas être très petit consentir à l’inconnue espérance mettre mort en branche,

Vers la joie impénétrable, aller sur la lune, mystère à la place du dieu danser, et à cause de lui

Soyons des géants de la joie du délire du bonheur partagé

De retour à la saison des vagues drossé les joues refroidies par le vent océanique vagues brillantes et puis sombres y a les principales vives et après les stries vagueuses secondaires petites entre 2 régimes de vagues que les clochers au loin, partout autour dans ces extrêmes

Km en 44 et en 85 cadrent et surveillent y a que les arbres rares et penchés qui ne bougent guère ces tordus impression d’entrer dans ce ciel proche grandes vagues de graminées géantes et d’herbes qui ondoient et font des averses, les pluies vives donnent la tête à l’envers

Goélands et mouettes à tête noire s’en donnent à plein et planent caquètant la haie de pins ronfle te remplit de bruit leurs bras s’agitent mollement dans les directions comme s’ils marchaient contre les vents souquant ferme les orchis jaunes font du sur place ces 3 là font du sur place en vol, au diapason

Guerre de vendée le bois des chèvres une colline avec pierres et chataigners les villageois n’ont pas voulu baisser la garde la dernière fois en 1793 ce peuple fier et son bocage face aux troupes , les fleurs au printemps ont pour habitude les arbres aussi de se souvenir alors ils laissent tomber sur ce lieu et ces tombes ces croix leurs beaux légers duvet blanc, chaudement se déploient par milliards ils commémorent l’événement chaque printemps et ils en sont heureux surtout la nuit car ça se voit mieux surtout pour la nuit des temps oui il y a plein de petites fleurs blanches là bas brillant sur une petite mare abritée ils et elles sont là, avec Mélusine

Le vent est dur les nuages de pluie aussi et on en est pour ses frais : l’orage de grêle silencieusement est arrivé !tu es trempé gueuné totalement ça tape contre le crâne je ne crâne pas ,bien écopé, ça cravache, je vois le spectacle de l’extérieur la route à pied est longue, et puis le soleil

Je rapporte des marais de ces petites fleurs coupées qui subissent à la longue, de jour comme de nuit, les leçons de la nature terrible, tourments sphériques de ce lieu cosmique ,quelle leçon !! bravo !

Mais…elles sont déjà se sitôt fanées !!

Je vois aux MOUTIERS les hautes vagues musculeuses et grises qui déferlent argentées et moqueuses , mauvaises comme les sorcières les cavaleries infernales successives inlassables

Harcelantes ,le sable fin malmené oblige à fermer les yeux, abandon.Rideau.

Marées de grandes carottes sauvages penchées, au bord de la route ça secoue sec.

 

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Publié dans atmosphere

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