comme du verre
Comme du verre
attention !
on saigne dans l'armoire !
Non on ne peut pas
attendre
que les choses soient sans résistance
sans ampleur
files
vides ton sac
le temps d'un éclair contre la viorne rouge ,
sur les bords détrempés de l' étang
te mouvant dans des feuilles grandes comme des pages vertes
Lumières (marcher parmi les blancs) qui éclaboussent parmi les belles masures ( marcher parmi les bancs) le soleil te dit ,chaud sur la peau
continues
Bafouilles parmi elles ,ces toitures assoupies ,écailles de tortue.
si tu passes entre marteau et enclume c'est bien . Feuille d'air
à côté du rio toujours présent, inaudible dans la vallée sèche,
brin d'orfèvrerie.
serais je perdant ? Faites quelque chose pour moi
j'en tombe comme du verre.
Dingue, je reconnais
le langage coloré et doux de ce lieu, des habitants de ces terres élues
Quitter le bas de gamme et entrer dans un sentier à droite,
un sentier de feuilles jonchées et odorantes
là, anciens enclos de culture et de travail , tu marches
moins vite du coup et rêves dans ton lit,
aux côtés des ronciers tes orteils se rappellent, les herbes
folles dans les sillons au milieu des vignes et quelques raisins noirs et coriaces
tu t'immerges dans le grand magasin de la campagne aux perdreaux.
Oubli du saccage pour une fois,
tu es sec, à côté des grandes herbes ployées sous la rosée, vois tu
le soleil chauffe les silex du coteau, la saveur est là
Alors tu passes en souterrain avec le ruisseau sous les vieilles maisons d'Eguzon, sombre jus
loin très loin des berceaux de brume des bords de l'Arnon, et d' arriver à la chapelle des charmilles
elle se lève devant toi, tu la vois, toute en chair et souriante, qui éternue dans son parfum de bruyère, c'est un univers tout près !
Aller, tombes, tombes comme du verre
j'en suis au 4è café alors stop !
Raideur, quand ploieras tu sous la rosée, -sous la risée, car je cours encore dans les diables de vignes - et je le sais ,il y a quelque chose qui y circule mais quelle tentation ?
Un petit train moutonnier passe. Il fait le bruit du patois et des insectes et des anges, se prend
au jeu de cache cache, ou du chat et de la souris.
Attention ça vient ! des folles ? des pierres ! Entassées de soleil, j'en ai les cheveux blancs, qui s'accrochent parmi les raisins ,ça tchatche, tchatche, dirait-on et quoi ? Ça vire et respire,
s'efface ,affable, avec des libertés mutines, cousines
des chevaux galopent, étouffés de liberté dans les grandes pâtures éternelles
des indiens.
Je dois faire un truc
avec un marteau, je crois.
Routinier, tu résistes , manges dehors, sous le pont il y a une litière.
Ampleur de la chute dans l'immense livre
tu travailles en sous main, mais parmi des cathédrales de racines, des ravins célestes, et des bancs de poissons, qui t'anoblissent, parmi chuchotements et rires. Et éternuements de joie, vingt fois.
Oui,
ça faisait « gling » , un instant.