préoccupation
Je m'en préoccupais ,quand je partais bosser, ému les cherchant partout
j'attendais de pouvoir à nouveau les regarder faire, spectacle gratuit, ici chez nous, avec leur mère
qui m'a laissé me dépatouiller , avec eux, avec moi même, elle, elle s'en occupait à fond, très compétente, très intimidante pour moi, la voir faire ainsi avec sa nichée de famille, était ce la mienne ?
Se méfiait elle de moi ?? je me méfiais moi aussi ,restant distant, que se passait il dans nos têtes ? Enfin suis resté, voilà ! Alors je les regardais, prenant des notes ,bêtement au lieu de jouer avec eux. J'aurais du , tenter
Elle se comportait si bien avec eux, à l'écoute, respectueuse, pleine d'idées, forte, inspirée...et moi, voyant cela, derrière une vitre ! Pas touche !! inconsciemment je me disais ça.
Pourtant, je rajeunissais, comprenant pas se qui se passait.
Oui c'était plein de joie de tendresse, pourquoi pour moi tout ça ?? est ce que ce n'est pas trop pour moi ?? que fais je là ? C'était violemment tendre
j'ai tout découvert, de l'enfance ,de l'imaginaire,
Eduquer, passer du temps, la patience, respecter leur rythme, la présence mise, j'étais confronté à une sacrée expérience,
là ce soir le vieux papa sanglote
dur ,par où c'est passé, il soupèse ces vieilles photos de 20 ans, souriantes et colorées mais que c'est il passé, là ils jouaient à se déguiser ensemble, avec de vieux vêtements trop grands, ils se marraient
cette brochette de fratrie sincère, ça a été, vécu, et bien vécu.
j'étais c'est vrai en retrait,je me répète, intimidé, par eux, par elle, scotché, sidéré, pris dans quoi ?amour familial, ribambelle de gaminos rigolos, qu'est ce qu'il s'en passe des choses ,quand on est gamin...je les trouvais pleins ! de possibilités...te glissent entre les doigts Libres Amoureux de cela J'avais connu une enfance, moi un peu à me morfondre Là c'est crise sur crise, de rigolade.
Ce chahut me laissait pantois, réjoui quelque part et gonflé. Prendre la farandole au sérieux.
Elle, elle se rappelle tout ça, les détails, enthousiaste encore, me dit que je faisais la tête,
pendant les grandes vacances je mettais une semaine à m'adapter
trop intense pour moi, je me demandais souvent si j'étais un père normal J'étais dans un climat ,dans un rythme qui m'échappait.
Ils étaient toujours heureux ,elle au milieu d'eux, et moi alors ! Émoi ! L'apprentissage du papa avait commencé. Là où se terre le cœur. En suis resté sur le cul.
Les courses en porteur autour de la pièce, plus tard les courses en vélo (j'ai pas eu beaucoup de mal à leur apprendre à faire du vélo sans roulette!) … Ai changé en meilleur sans doute, mais c'est loin
Baigner dans la tendresse ? j'ai longtemps résisté c'est ainsi, on est formaté de longue date ; peur, glu...je prenais une distance ;
20 ans ça m'a pris ! Et ça c'est aiguisé, Mes grands enfants ! Devenus adultes comme moi ! Où est ce passé ?Les ai pas vus grandir. Tournis !
J'avais regardé se jouer la tendresse. Regardé passé les heures, les années- anniversaires , les voir se positionner, chercher en jouant la vie,devenir eux même, chacun,ne savais pas la vie si généreuse, n'y croyais pas, si simple
Adelin m'a aidé à sa façon
(les autres aussi)
Adelin, remontant ses lunettes sur son nez,à 6 ans, à me voir d'en bas, montant dans ma voiture, m'a montré ce que je ne suis pas : méchant, insensible, égoïste, à regarder et poser plein de questions touchantes, c'est pas moi qui l'emmenait, c'est lui qui me menait. Avec finesse et enthousiasme.
Que je les ai croqués sur mes carnets ! Suis re-né en famille