in cro yable

Publié le par trainefeuille

Incroyable

Quand on y pense

Que

Depuis ces infames masses noires lugubres rugueuses issues de l’hiver ,des plus sombres taillis, des plus obscures haies les plus banales, quasi invisibles au regard, voilà que une fois dans l’année, pour quelques jours durant il y a une explosion générale,

de la joie vient s’emparer des rameaux piquants, des friches sombres, sous formes de petits points blancs, de petites structures très légères, rondes et finement détaillées, sculptées,

au début à peine visibles, oui juste ces points blancs,ou roses, qui grossissent petit à petit puis ce sera un écarquillement, un ravissement avec de la lumière qui se lance ingénument, effrontément ; il y une inflammation, un enflammement de froufrou, des cotillonnements de soubrettes si souriantes . Car ces fleurs sauvages sourient , en vagues de lumière irrépressible en vagissements blancs crémeux,

Et c’est le sombre l’enterré, qui a donné lieu à cela 

Mais cela demeure fragile face aux froids à venir ; quelle naïveté, quelle incongruïté manifeste, quelle incohérence, on y perd son latin,

Au sein des branches les plus piquantes, cette douceur tendre, mais attention !elles se défendent ! elles le croient 

Ces riches éclatances, ces voiles de mariée, ces exubérances ancrées de façon si manifeste

du côté de la joie, de l’espoir, ces milliards de milliards de collerettes magiques,

non mais, quel art ! ce moussonnement de feux pointus et immobiles, ces volutes de points blancs qui grandissent d’heure en heure ,ces feux d’artifices statiques, qui pointillent l’espace, -venez la nuit les admirer !- bouleversent le noir absolu, le noir intergalactique et glacial, ainsi le verrait le visiteur venu du ciel

L’inattendu total, à chaque fin d’hiver chaque année, c’est ce qui rivalise avec les étoiles,

qui de là haut font tant la lumière

Et c’est alors le signal pour tous, oiseaux et compagnie, volants et rampants, debout !

le repos éternel est fini !

C’est Le signal . Que tôt ou tard, après quelque désastre que ce soit, surgira le bonheur, même éphémère. Soyez prêts ! et écoutez ! ce sont peut être des notes de musique

de jazz qui vont l’annoncer…

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