Entre les roseaux blancs

Publié le par trainefeuille

Entre les roseaux blancs se garer, converser avec un chemin herbeux

Découvrir les secrets de sa race, dans les eaux de la beauté : réel vu

par l’artiste que chacun est , révélé comme peint sur toile

Laissant voir la vie bouger, crachoter, couler des yeux comme des étoiles

Reste à l’empoigner cette vie, où la trouver on la cherche ! la quotidienne qui s’écroule ? au milieu de la curée des calculateurs et théoriciens , pour eux :

« Tirer plus de jus » , de la nature surexploitée, démolie : alors s’emporter comme torrent de montagne ! secouer l’accordéon déjà vieillissant ! avec un penchant vers la mort … ?

 

Le jeune homme cancéreux très diminué qui me regarde dit pourquoi ne m’a t on rien dit ?

Avec tellement de particules de poésies de tendresses inéluctables. Il plonge le regard dans ses mains, vers une légèreté, son poids en arrière le cœur se soutient,

Dérèglement des postures par la force de l’union, crue qui se met à fabriquer le bonheur ! ce dont les gens ont la trouille,

Ondulation drapée nous sommes deux à présent ! à peindre nos rêves sur la toile de notre peau ; en nage infinie révélée

dans le détroit entre homme et femme,

rendez vous pris on se dit adieu, au-delà de l’angoisse, de n’importe quel mot,

laissez moi le bouffon souffler, le corps désirant dérivant tout entier s’y engouffre, loin de la mort imminente, au bord du réel pour s’éclairer,

 

Canal du monde, se faufiler, immaitrisable, et même la nature endolorie se redresse ,

De ses rayons ses fontaines tu approches ta langue, qui se manifeste, et ce petit train de lettres qui se glisse sous tes doigts

 

Patient il lisse le fil de la vierge, franchit les lignes de l’écrit, ne voit rien

la résurgence passe inaperçue, on dirait un cumulus tout cru,

 

Ta nature elle se reconstruit ici par la paume , peau si donnée, œuvre d’art plus que tous les écrans médiatiques, ces lueurs de tempête à venir,

Cette nudité est enchanteresse, peau salée de la mer ,lieu qui a été perdu,

des formes se hérissent derrière les lettres de l’écriture, allégée, 3 eaux qui se rejoignent, l’une éteinte l’autre vive la dernière profonde, « eau mystérieuse jaillissant dans une eau qui s’écoule. »

Désir d’un avenir de valses, recherche sur tout le corps…

Il effleure une femme de si près, lutte contre le courant, antique déluge,

flamme soufflée, dissoute,

colère noire de la mer, cachée, qui dévoile la peau , noire la beauté qui renait dans le rêve,

Serrer sa taille et ce qui déborde des apparences,

 

Où ton rêve de chambre ? et quelle vie jolie avec tout ce bazar ? les caprices des prix et les choses calcifiées, la force d’érosion des valeurs,

ils n’ont pas beaucoup aimé leur propres savoirs, dépliant trop lourdement le sens , pas clair du tout, ont ils cherché à y trouver ? et la secousse de la conscience reste cachée,

et ils sont partis sans être aimés davantage ; traversant le soi, amer ou vide,

n’accueillant pas le vent terrible qui sévit et séduit sans aucune discussion,

ne lui tirant pas la langue…

 

 

 

 

 

 

Terre entière que détraquent les plus grosses machines, mais les tunnels lumineux la touchent,

l’étoffe caresse la douleur, frayant les étoiles,

reste le souvenir ténu de l’amour, quasi mourant, impossible d’y entrer ,

le parfum ,la bulle qui veille, que le fait de savoir que l’amour est en renouveau, qui pousse toute chose

se levant sur courant de sympathie, et… le visage de celui qui vient…

l’énergie-amour ne vieillit pas, ne s’avilit pas,

 

Alors il y a chasse à « l’amour » ,le tirer l’enfermer, le tuer dans la démence du cerveau

plastique, percé le langage glisse partout, celui de la peur, trop commerçant, sous contrôle…

 

Ils pleurent sur le sein de leur mère, ne sont jamais allés à l’école maternelle, ni joué au petit train, ni rêvé de chanter ? humour passé au fil de la lame, dressé à l’efficace froid, avec au cerveau une trouille des gens. Du manque, des trous, avec désaccords en tout genre,

de ne pas gagner au jeu d’argent de puissance jouissante, absents de la nature,

de nature absente

 

Il faut construire au-delà du pont -non mitraillé-

Le vieux monsieur pointé par le vent avec son étiquette pleure

comme vieux sanglier

Il n’a plus rien à s’imprégner, rien à trouver refuge c’est la fin, séparé, digéré dans un placard,

il pleut pour de bon, il perd ses eaux, la rigole à plein,

Désir triste et paupières poussiéreuses, cédant à la singerie, et… le museau de la mort

 

Pourtant son sang, son énergie afflue, ses actes s’accordent ,en beauté intime il absorbe la terre, étoffe en majesté, il s’écroule et ses doigts se déverrouillent dans cette force, cette mémoire ces liens,

Tous sont évaporés, n’y a plus de passage en force, c’est le bain dans le subtil rayon primordial cosmique , subtil c’est hallucinant toutes les odeurs les formes et vibrations

en vie de croissance et abondance

Si bien ensemble, la vie s’insère dans la sécheresse , oubliée la poésie gourmande peut être atteinte

 

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