écrits zozotants

Publié le par trainefeuille

Miettes intimes ?
Mes écrits en cut up ? est ce de l’écriture ? et puis est ce que j’y tiens mordicus ?
Une écriture du temps ,du mien, un peu inconnue, un peu fracassée, décousue, disjointe, sans suite, ma vie étant un peu ainsi , comment écrire de façon posée, homogène , alors ?
« Chute brutale de la bonne formule, la pensée qui se disperse, perte soudaine du fil, pas assez creusé ? »  lecteur bien désemparé…sans doute… 
Un peu handicapée, bégayeuse, zozotante, errante, elle est sans doute un moteur d’essai , d’essai de rupture, de découverte d’autre chose, de rattrapage aux branches, de défrichage , un à côté des bonnes valeurs sociétales, qui ne bougent guère, pour moi 
Est elle en miette, galvaudée, sans fondement, insignifiante ? Allez !! arrêtes toi d’écrire, ça te sers à quoi, tu as du plaisir à la faire, cette écriture hasardeuse, OK mais quoi de plus ? quoi d’essentiel ? chevillé au corps, à l’âme !
entrecoupée, reconditionnée, foutraque, qui bazarde tout, 
et besoin d’effleurer , après les avoir lancées, des idées, oui j’arrête aussitôt- au lecteur de trouver- et puis je suspends l’émotion, suis un peu court là-dessus, 
Oui toujours crainte de la tendresse, d’y répondre, le couperet ! la méfiance envers et dans l’émotion qui nait, ça vient de l’enfance, solitaire un peu tordue, j’ai crains le trop chaud, le 
passionnel, 
mais écrire ,ainsi,  ça ressort du bien, génère du bon,  pour moi, 
des tressautements d’humour, d’humeur, naturellement presque, alors 
tordus des écrits de tous pays unissons nous ! 
mon écrit celui d’un colon ? éternel  qui recommence, c’est un sillon de terre qui s’ouvre, un bout de trésor, qui se recouvre aussitôt,  je retrouve toujours les mêmes préliminaires, les mêmes amorces, étant toujours comme empêché…comme les ormes qui à un certain niveau d’évolution, stoppent… 
Je lance le moteur, embraye et puis stop plus rien, c’est enrayé, manque de bol, 
panne de jus, ou de volonté ?

et puis est ce un jeu, un loisir et pas plus que ça, insipide, superflu, alors ça va bien, tu peux tout arrêter, 
oui mais… j’ai toujours su que toutes ces miettes que j’ai écrites, y a des micro perles pour moi, modestement, ces veuves sont la clé de quelque chose autour duquel je tourne, 
miettes d’inconscient , d’intime, tout y est mélangé, 
moi qui ai été un distant des cours de français jadis, j’ai néanmoins trouvé une stabilité, autour de ces petits plots intimes et frais, ces miettes de mots articulés, qui eux se parlent (j’en ai surpris qui le faisaient) mais qui sont peut être entourés de déserts, de vides, 
écriture pulvérisée comme par un agriculteur distrait qui oublie des emplacements, ou
jetés là comme des petits bouts de déchets fermentescibles,  arrosables, vivifiables, 
le vivant va continuer son œuvre, de déconstruction pour pouvoir mieux repartir, quand les conditions seront de nouveau rétablies, 
ces mots : des petits spots qui s’amènent, brillent vite fait et se défont comme des bulles de savon, ou de vin mousseux on ne sait, 
j’en ai bien pris au piège quelques uns dans mes découpages, mais bon la majorité s’est échappée, sont repartis dans la nature d’où ils venaient ; 
c’est assurément décousu impromptu, incomplet, brinquebalant, y a comme des trous d’air, 
comme dans l’être humain, mais bon, je ne désespère pas de l’envol de quelques uns , de ces miettes de mots !!

 

 

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