je me demande
Je me demande si les agriculteurs du système de l’agro-industrie, (qui parle de guerre économique, à tout prix) n’ont pas une relation bizarre, voire toxique vis à vis de la nature
me baladant à vélo partout dans le sud du 36, je vois les modifications depuis 10 à 20 ans
il y a maintenant des quantités de haies haies, dans le paysage, voire souvent très basses, ou rachitiques, en voie d’anéantissement. Rien dedans, pas d’oiseaux, peu de vie, alors qu’avant c’étaient des haies arbustives, de 2 ou 3 m de haut, bruissantes d’oiseaux en tout genre
c’est vrai que à l’intérieur des tracteurs ça fait un moment qu’on n’entend plus les chants des petits compagnons à plumes, dommage, C’était aussi un corridor biologique pour la propagation des espèces, pour le nourriture et pour des raisons génétiques
n’y aura plus de baies sauvages pour l’hiver pour nourrir ces petits êtres.
Sont mal barrés car les scientifiques n’arrêtent pas de dire qu’il y a extinction massive des espèces
Mais nous regardons ailleurs
cette volonté de nier la nature m’en bouche toujours un coin, ou plutôt celle de ne rien vouloir entendre sur la question de : la nature doit elle être stérilisée, ou contrôlée énormément, , ou vivante ?
mais ça ne concerne pas que les agriculteurs bien sûr, mais la puissance publique, qui ne veut pas trop se poser de questions qui dérangent les habitudes, c’est incohérent, car ceux qui ont des enfants savent bien qu’en primaire ils apprennent et donc aiment, les petits animaux des haies et des herbes
a table les conversations ne doivent pas être simples entre l’homme qui parle de haies à décaper et leurs enfants qui veulent qu’il reste de la nature en campagne, donc des haies et zones herbeuses en bon état,
ça va donner un paysage ouvert partout, et sans poésie, et moins d’insectes, moins d’oiseaux, oui c’est relation négative, malsaine avec le vivant, et même dangereuse pour la survie de notre espèce de la part de ceux qui veulent raser, et bétonner, ou verser de la chimie dans les parcelles, (même pour désherber) ,( et tant pis pour les dégâts collatéraux) et la petite voix de la nature devient inaudible hélas, devant des tracteurs sans foi ni loi,
Ambiance toxique, dialogue de sourds...alors pourquoi ne pas donner un statut public aux haies des bords des routes et chemins communaux ? pour ne plus avoir l’argument de : trop de charge pour les agriculteurs, et pour que la puissance publique assume enfin qu’il s’agit d’un bien commun, d’un bien public : la nature, c’est à elle d’entretenir, correctement des bords des voies d’accès, de sauvegarder la biodiversité là où elle peut l’être encore...
ça soulagerait peut être un peu l’ambiance, non ?