les cellules
Les cellules de mon corps se frôlent se contactent font circuler les infos ,nettoient tout , évacuent, veillent au grain, ne se mélangent pas , démultiplient la vie, autant qu’elles le peuvent, répondant aux commandes, se nourrissent s’oxygènent, avec le sang les poumons, Idem les tissus biologiques…
Les gouttes d’eau les lames d’eau et courants du fleuve se frôlent se touchent s’informent peut être, sans doute, se nettoient des particules des saletés dissoutes autant qu’elles le peuvent , poussent les sédiments vers le fond, pour que le passage soit sauvegardé, elles s’oxygènent le plus possible, se choquant, tapant sur les pierres et les obstacles, ou se chargeant d’algues ou plantes chlorophylliennes , elles vont dans le courant aval dans un avenir renouvelé, vers plus d’accomplissement peut être,
Les cellules de mon corps vont aussi vers cet avenir, de vie persistante, et renouvelée, dans un mouvement où les vieilles cellules sont remplacées par des nouvelles, toutes pimpantes et efficaces, pareil pour les tissus et organes …tout ça pour soutenir la Vie, la conscience primordiale qui connait nos besoins, pour y répondre au mieux, dans un calme physique, émotionnel, mental , spirituel
Il faut alors lui faire confiance.
Les couches d’eau en mouvement se remplacent aussi…
Y a-t-il un « capitaine » dans le grand bateau Rivière ? oui les choses semblent s’organiser s’homogénéiser, sens d’écoulement couleurs, reflets…
Comme il y a un « capitaine « dans le corps humain…
Les « bateaux » rivière ont tous en commun beaucoup de choses, d’aspect superficiel ou plus profond, peut être transfert d’énergies, de vibrations…, idem pour les « bateaux » humains, qui de part toute la planète se ressemblent beaucoup au point de vue des organes, des fonctionnements, et des émotions , jusqu’aux plus subtiles, tout aussi bien,
Le peuple des humains peut sur toute la planète dire : nous ressentons le nous en commun, cela nous parle,
Comme dans une rivière sans doute le vivant se transmet des tas d’infos d’interrogations, de ressentis, de volontés ,de colères aussi…
Elle dit : « nous allons dire ce que nous pouvons faire, si nous nous nouons » :si comme les lames d’eau nous nous rapprochons, pour nous chuchoter, toutes ces choses là, peut être y aura-t-il une solution positive pour envisager un avenir formidable en commun, nous les uns les autres, nous et le reste de la nature,
Y aurait il une fuite vers le soi, vers l’égo sacralisé, exclusivement ! et la désintégration des ensembles ?
Elle dit encore « et même, il le faut :il faut déconstruire et reconstruire le collectif » ne pas rester dans le statique, le repli sur les semblables, sa zone de confort , l’entre soi, les connaissances de connivence, la bien-pensance… dur dur…le mouvement continue oui bien sûr mais…
Qu’il n’y ait plus de guerre de positions, de crispations de cristallisation des pensées des choses , des blocages, des absences, mais de la place à plein d’évolutions, de découvertes.. oui c’est bien beau tout ça… « quelque chose de déposé au-delà d’elle, de dilaté d’élargi » ,
Oui mais dur dur à réaliser
Sinon ce ne seront que des additions de je et puis c’est tout.
Mais sinon, toutes les solitudes contribueraient à faire du commun !
« le nous c’est être ouvert à ce qu’il (l’individualité) n’est pas «
Quelle exigence énorme mais quel défi passionnant !
Les belles histoires individualisées qui s’assemblent
Qu’est ce que ce CE à quoi je veux bien me relier, pour donner un sens à ma vie,
Car le but de l’être humain ou autre, du fleuve etc… est bien de se relier de se mettre en commun, se stimuler ? se mettre en mouvement ensemble, dans un élan, plutôt que de réfléchir seulement (car bien sûr il faut penser) ,
peut être faut il se réfléchir, et l’autre est là pour cela.