everest

Publié le par trainefeuille

sous le parasol

(à Jean Claude)

 

sous le parasol de l’Everest

 

Il tapote non il tape s’acharne,

désquame s’escrime,

darde ses rayons fulgurants.

Mais la crête blanche, sainte nitouche

cette calotte éternelle qui coiffe

ou surcharge la montagne

insolemment ne bouge pas d’un hyota.

Il en assène pourtant ,des millards et des milliards

de lances brûlantes,

distribue à qui le souhaite pas ses traits à gros débits.

 

Mais rien.

Je suis allongé,mon whisky à l’orange à la main,

je contemple la scène, incroyable.

Ce combat de titans!

Qui gagnera, qui cèdera? Imprévisible.

Entre elle et lui c’est la guerre de position,

terrible duel ,statique, yeux dans les yeux,

un de ces défis tel qu’aucun autre couple qu’eux ne connait.

Les heures passent,ou les jours, les mois...

 

L’Everest tient bon, les roches puissantes tiennent enserrées

la neige entre leurs cuisses;

le soleil fait pourtant tout ce qui est en son pouvoir, qui est illimité.

Il irradie copieusement, avec largesse

presque avec générosité.

La montagne expose crûment ses ciselures glacées

comme des nudités,

avec aplomb, impudique.

Elle ne s’usera donc jamais!

 

Qui donc s’usera le premier;

et qui sera le suzerain?

Et moi aux premières loges,

je suis usé, trempé jusqu’à la moelle;

les années ont passé maintenant,

et j’ai les yeux rouges ,la peau noire...

comme le premier habitant de l’Himalaya.

 

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Publié dans poésie

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