bataille
je ne me bats pas que pour une Bretagne institutionnelle, bientôt j’espère redevenue à 5, administrative, économique, compétitive, consumériste, voire insipide, ou totalement interchangeable, mais pour un parfum rémanent de Bretagne, issus des légendes, ou bien de souvenirs personnels, de la famille qui m’a transmis des choses sur l’histoire ou des questions voire des révoltes même couvées, ou un parfum provenant du vécu, dans les couleurs des jours, basé sur les lieux, les pierres ,les eaux, les collines, la nature quand elle reste un peu préservée, les chemins creux, la côte sauvage, les vents, les ports de pêche...
Pour une Bretagne de poésie, de reconquête du réel par le rêve, de l’ invisible par le visible, avec le jour présent à embellir, avec le vertige de l’incommensurable des vécus des prédécesseurs, des villes ou des campagnes, pêcheurs , bardes, goëmoniers, ouvriers, prêtres, paysans…la Bretagne ainsi n’est elle pas à reconstruire ,à refaire selon sa propre expérience ?
Ici, comme dans toutes les régions , tous les peuples du monde ! comment rester vrai , authentique dans le fond, malgré le modernisme, l’évolution, « normale » et inéluctable, malgré les « apports »des gens extérieurs, étrangers, retraités, citadins (malgré ou…avec) , malgré plus de matérialisme , dans tous les aspects de la vie et des pensées. Le passé n’est pas à ignorer ,à rejeter. C’est un appui. Il n’ y a pas que les valeurs du jour ,modernes, qui soient à prendre en compte, il ne faut pas faire l’impasse sur une certaine…profondeur.
ZI, ZAC…ou plutôt nom de lieux dits, chargés d’évocation ; soleil, pluie, cheval, ruralité…Vivre toutes ces « sources », celtiques bien sûr, qui nous sont restées ici, et nous parlent encore…