nantes arthon 36 à vélo

Publié le par trainefeuille

Nantes Arthon ,un nouveau vélo bleu, en été 90 !

Extrait !

Lieu dit La Pénissière, ça doit donner !

Un petit gamin à vélo : écho avec moi quand j’y étais, je lui dis bonjour.

L’église de St Hilaire aux flancs si généreux

La noce au hameau. J’assiste à la fête, de loin.

Je vais au café ;petit grand père aux yeux bleus.

 

Il y a de la pluie d’orage, assez souvent.

Je couche dans une ferme tenue par des jeunes, dans le foin de la grange, aux vieux murs de pierre, avec la grande lucarne dans la toiture, ouverte sur la nuit.

Je roule, sans présence au paysage ,mes enfants je vous étreins et vous adore.

Chantier routier, mais quels arbres vénérables !

Tiens la tête de bonhomme a disparu des nuages.

Mégalithes dans les champs, et les routes sont mauvaises à rouler.Je change d’époque.

France aux si nombreux petits villages.

 

Vers midi les femmes viennent à vélo au bourg faire quelques courses.

Vergers par monts et merveilles.

Odeurs ! de châtaigniers et de pailles, et subtiles et sucrées et chaudes .

Belles poitevines maisons. Je dépasse les bornes (…)et me repose à côté  du cimetière de Réfannes. A Ménigouttes, non il ne pleut pas ! mais je stoppe au café. Le plein s’il vous plait !

Menu glace jus de fruit café épinard pain au chocolat melon tourte au fromage bref dans le désordre une partie des choses mangées le midi et le soir à l’hôtel à Chateau Garnier. Car on ne voulait pas de moi dans les fermes visitées, des petits vieux inquiets m’ouvraient, et avec ma gueule de métèque…ma foi c’est bien agréable.

 

Availles limouzine,à 15km de là je l’aperçois d’en haut. Sympa ce nom.

Je sens déjà l’odeur du croissant de 10h. Ca descend sur la D100 (…)

Chouette je tombe en plein sur le grand déballage, le grand marché, ça grouille ; il y a plein de stands surtout agricoles. Plein de gens qui marchent, plein de bétail.

« salut » : ce sont de ces retrouvailles ; ces hommes se serrent la main en montant les marches monumentales du « grand  café ». Là dans un coin 2 individus attablés, à casquette vêtus de brun causent plus ou moins intelligiblement de la qualité de la terre, qui est vraiment meilleure à tel endroit. Mais je suis peut être de mauvaise foi car ils parlent plus ou moins patois.

Dehors tous ces étals colorés et odorants par ce beau temps ça fait plaisir, ça m’attire magiquement.J’ai eu bien du mal à partir.

 

Ca y est ! je viens d’atterrir en pleine zone granitique, et radioactive ! ,je lis « non aux déchets… » A Bussières Bofy grand bien pour le postérieur qui à 11h se repose sur les marches de l’église. Sur la place je sens les cafés voisins bien accueillants.

Ca vallonne sec ,je tente d’arriver là haut à peu près en état, et c’est le plus lentement possible.

 

Vive les petites routes qui sont ombragées !

Le Chêne Pinier, ouf déjà !

Chemins creux ancestraux. Source sèche à côté. Jusqu’au lavoir discret et terreux rempli de plantes. A côté du pont gallo romain fleuri. Sais plus où donner des yeux, rivière en bas village en haut…

forêt de chênes et de chataigniers sans arrêt, sans s’en lasser.

J’entends le meuglement des voitures sur la départementale, mais ils ne me voient pas.

Puis celui des vaches, que je préfère.

 

Qu’est ce qui va y aller, me chercher à boire ?!

Petit nuage bleu qui tel une pelote, se désagrège doucement, fil après fil. Et plus rien.

Me réveille , rendu moitié comateux (colmateux ?) par le soleil. Je pense à vous les amours de ma vie. N’ai guère envie d’écrire en fait.

Quand je marche j’ai les fesses qui jouent les cimbales.

 

Je suis en train de profiter des meilleures heures. Belles descentes mis à l’air frais.

Dans les bas fonds, au milieu des douces cuvettes et marécages avec joncs et saules, c’est silencieux. A perte de vue belles combes à l’herbe rase.

Une Pierre branlante, au milieu des sapins.

Sureaux pendants.

Mariage de la fougère, la bruyère et du genet.

Je descends à toute volée dans les fraiches profondeurs, remplis à les éclater mes poumons.

Descends dans la fraicheur obscure.

Oui jamais un sac à dos n’a été aussi vite que le mien.

 

Les autres je veux bien les faire, mais celle là je ne la recommencerai pas ! (de côte).

Stop auberge. Tiens pas un seul client.

Petit hameau charmant, avec une voiture ouverte et la musique disco à plein régime.

 

Croix cachée dans le mur.

Soirée. Je commence à me reposer, je mangerai après. Houille courbatures ! Me sens davantage dans le coup qu’hier, et j’ai le parti de prendre mon temps.

La rivière est plutôt presque noire, et profonde et brillante comme un miroir.

 

Que de voitures parisiennes dans tous ces hameaux !

Parfois j’ai envie de tout arrêter, de ne plus rien faire, même pas de marcher.

Y en a qui ont la fleur au fusil, moi c’est au derrière que je l’ai !

 

Très envie de retrouver le giron chaud de ma petite famille, d’être collé ! avec eux !

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Publié dans atmosphere

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