les vaches
Les vaches de Casson
Leurs oreilles bougent quand la patronne cause, de sa voix pointue
Allongées alanguies dans l’étable
Elles ont l’œil humide
noir comme leur peau ,leur cuir
mais vif
Le fils du patron va de l’une à l’autre,
Affairé avec son gros bidon de métal
Entre elles se comprennent, les bêtes
Elle rentre la tête quand il arrive, hésite
Il y en a une, qui secoue lentement la sienne, pour dire oui d’accord , et tend le fil, enfin le cou, râcle des pieds,
Mais celle ci
Regarde l’autre sa proche voisine, noire désir
Rapproche la tête, tangue un peu d’un sabot sur l’autre
Voudrait à n’en pas douter
Une lichette
L’autre attrape des bouts de paille restants, méticuleuse
Tranquillement , pour elle c’est bien ainsi
Puis lui tend le fil enfin le cou
Lui tire une longue langue
lui lèchant le museau
et moi je caresse la prochaine
celle qui a un faible pour le patron
là bas une autre me regarde, s’étire et crotte.
Lamentablement,
Et ça écoeure le patron, qui s’en ouvre à moi,
N’ont rien pigé, après tout ce qu’on fait pour elles.