les vaches

Publié le par trainefeuille

Les vaches de Casson

 

Leurs oreilles bougent quand la patronne cause, de sa voix pointue

Allongées alanguies dans l’étable

Elles ont l’œil humide

noir comme leur peau ,leur cuir

mais vif

 

Le fils du patron va de l’une à l’autre,

Affairé avec son gros bidon de métal

Entre elles se comprennent, les bêtes

 

Elle rentre la tête quand il arrive, hésite

Il y en a une, qui secoue lentement la sienne, pour dire oui d’accord , et tend le fil, enfin le cou, râcle des pieds,

Mais celle ci

Regarde l’autre sa proche voisine, noire désir

Rapproche la tête, tangue un peu d’un sabot sur l’autre

Voudrait à n’en pas douter

Une lichette

L’autre attrape des bouts de paille restants, méticuleuse

Tranquillement , pour elle c’est bien ainsi

Puis lui tend le fil enfin le cou

Lui tire une longue langue

lui lèchant le museau

et moi je caresse la prochaine

celle qui a un faible pour le patron

là bas une autre me regarde, s’étire et crotte.

Lamentablement,

Et ça écoeure le patron, qui s’en ouvre à moi,

N’ont rien pigé, après tout ce qu’on fait pour elles.

 

 

 

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Publié dans poésie berry

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