terre aride

Publié le par trainefeuille

Il y a parfois une terre aride, sans supplément d’âme, froide et glauque, qui repasse plusieurs fois le même chemin, bête et méchant

La mer est démontée, éhontée, il faut désamorcer ces bretons, qu’ ils soient à la ramasse ! ils veulent le haut de gamme ,ils disent qu’il faut respecter la Bretagne ,qu’il faut

respecter la volonté des habitants qui disent qu’elle doit vivre, que tous les gens doivent accepter que la Bretagne entière existe, et ne pas crier indépendantisme !

c’est fini ça ! on va leur donner la région tronquée, maitrisée, la croupion, la fausse ,non mais il n’y a pas que cette région en France !

bon, il y a l’Alsace, l’Occitanie, le Pays Basque…et il y en a encore qui y voient l’élan mystérieux de la beauté, et des traces qui s’y déploieraient dans ces ombres chinoises,

tout le charme de la différence !

Le charme…où est il, entre les deux mondes, le tien et le mien,

Non, il faut la déguster, aimer la déguster, et la plus libre Bretagne, elle existe déjà et depuis longtemps, celle des insurgés poétiques !

Elle est ouverte au monde…

Je repasse plusieurs fois sur la même route, et chaque jour la beauté passe son chemin ,discrète, les étoiles brillent toujours de la même façon,

Il faut assembler, difficilement, ces bribes, dans ces parkings déserts, ces ombres claires il faut les regonfler

 

 

 

 

 

 

Accompagné de lystères à 2 feuilles le long de l’étang de la Mer Rouge, je repasse plusieurs fois devant les même carex, et je vis deux jeunes amoureux qui se tiennent par la main,

vont se perdre devant moi, ils suivent leur loi , ces cœurs de pigeon, passant près de la sabline des montagnes ; je coupe le tout ; clapotis , sables rouges légers, et vent doux

Ecrire avec la garance voyageuse, dans la lumière des eaux, irréprochable, et des accidents de terrain, suivre les belles odeurs, le beau jeûne ensoleillé,

ces amoureux sortis des jours perdus, ces deux racines, main dans la main, seuls au pied de la fauvette à tête noire, ou de la linotte mélodieuse ,ils s’affûtent : comment centrer cette belle richesse

leur amour n’efface pas le chaos , qui veut mordre, qui veut le pouvoir

Elastique, dans la vie on se rêve souvent près d’un l’étang de la Mer Rouge,

Ah me perdre dans ce luxe, finie la terre austère, l’atmosphère s’y déploie bien avant la mer, la sargasse des pirates,

Ah, shootés de fièvre, ça jouerait de l’accordéon pour un peu!

Dors, mon ange, sous les musiques du monde,

la nature sourd de partout, vive le céphalentère à longues feuilles,

 

Le vacarme des hallebardes-problèmes est terminé, il faut transmettre autre chose, se jeter dedans,

que les rats sortent, ainsi de la carcasse de la terre, notre crasse

Sentir en soi monter la matière cachée de l’univers, la balayer devant soi,

paralysé, écoute !

ces rats milliardaires qui se livrent à tous les excès, à tous les dangers ,se battent à tour de bras, ou au J.T. de 20 H !

 

la Marie se bat, elle respire le sol chaud, les succulentes baies invisibles,

elle joue, et au fond des yeux, entre dans le noir danger ; attention, elle pourrait rester bloquée sur le passé, aïe tu as mal partout, tentacules par dessus tête

Tu as le visage comme boursoufflé,

la gigue est elle pour nous ?-et cette belle rivière, qui me dégoutte dessus !-

Ah !se perdre dans les armoires, les bras autour du gros tronc, échappant la bondrée …

 

Ah crever ce luxe, cette cause perdue, ne pas en faire les frais,

ta façon de vivre à toi, elle veille,

et nos pauvres yeux égotiques traquant le restant des fruits généreux …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans poésie berry

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article